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Marathon de Funchal 2017
Jeudi 27 Avril 2017Bas de page
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Idx N°52608/02/2017 à 10:58 - Funchal : à la merci d'un virus ! Fait marquant N°526
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Ce marathon qui s'annonçait comme un petit rayon de soleil en ce début 2017 plutôt froid, c'est transformé en longue et difficile croisade.
Ce 46ème Graal aura été rude à conquérir.

Tout commence le jeudi précédent le départ pour Madère.
Un méchant virus décide de s'en prendre à mes bronches et mes sinus : mes deux derniers jours de boulot se transforment en enfer : éternuements, toux grasse, tête dans le pâté, fatigue générale, la totale CR

La journée de samedi, jour du voyage, sera très pénible physiquement tant je suis en mauvais état.
Debout à 3h30, taxi pour l'aéroport de Nantes une heure après, décolage à 6h00, atterrisage à l'aéroport de Funchal 4 heures plus tard.
Rien de bien méchant mais quand on est patraque tout devient une épreuve.

PhotoAu volant de notre C1 de location, la tête dans les choux, je ferai de gros efforts pour trouver l'Hôtel Porto Santa Maria situé en plein centre de la ville.
Là, un modeste panneau nous guidera vers une petite salle où sont remis les dossards.
Quatres tables placées en L, autant de bénévoles pour nous accueillir : ça sent la petite course locale.
Malgré tout aucun souci avec mon inscription. Je récupère mon dossard, le N° 171, un T-shirt technique blanc à l'éffigie de l'événement ainsi qu'un petit sac contenant un Bolo de Mel (gâteau local aux épices, excellent), une mignonette de Blandy's, quelques consignes au dos du plan de la course.
Un bénévole très sympa (que je retrouverais d'ailleurs le lendemain à l'arrivée) parle français et me donnera toutes les infos dont j'ai besoin.

Avec ce lot, un coupon me permettra de profiter gratuitement d'une "pasta party"... dans un restaurant partenaire du centre ville (le Restaurante FX à côté du Palacio do Sao Lourenço)... entre 14h et 16h ST
Un peu tôt pour une pasta mais nous en profiterons pour en faire notre déjeuner.
Une assiette de spaghettis bolo et une boisson, suffisant pour moi qui n'ai pas faim du tout.

Arrivé à notre appartement, je n'aurai qu'une envie : me coucher !
HS, je ferai un somme de 2 heures.
Le soir au restau, pas faim, je mangerai peu.
Mes affaires quand même prêtes pour le lendemain, je me coucherai sans certitude d'aller courir tant je suis épuisé et mal en point.
Je me gave de paracétamol et prend un somnifère pour au moins m'assurer une bonne nuit.

Soyons positif, bien shooté, la nuit fût bonne.
Je me reveille avec toujours les sinus pris et les bronches en feu mais moins fatigué.
Pas de fièvre, je décide de tenter le coup, déjeune et me prépare.
Comme notre appartement est proche du départ, je me permet de partir à 7h45 pour un départ à 8h30.

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PhotoLorsque j'arrive sur l'Estrada Monumental, longue portion de route support des premiers kilos du marathon, rien !
Pas une banderole, pas un cône de signalisation, pas une rubalise, pas un bénévole à un carrefour, pas un coureur, rien.
J'en arrive à me demander si c'est le bon jour au bon endroit.
Ce sera seulement quelques centaines de mètres plus loin que je verrai les premiers signes de l'aire de départ.
Enfin, aire de départ, faut le savoir.
A 30 minutes du départ, la circulation n'est pas coupée.
Le portique de départ est en cours de montage.
Seule une poignée de coureurs et un groupe de musique 'alternative' donne un peu de couleur au quartier.
Le ciel est assez nuageux.
Il fait très doux.

Je discute avec un groupe de parisiens puis fait la connaissance d'un québéquois, d'un africain du sud puis de deux autres français de Dax et Saint-Topez (l'un cartonnera, l'autre abandonnera). Ce denier, que je reverrai avec sa compagne au petit déj tous les matins, partira pieds nus !
Trop bien ces petits marathons pour faire des connaissances. Je ne m'en prive pas et tchatche à souhait.

Photo10 minutes avant le coup de feu libérateur, je retire mon sweat et file donner mon sac à la voiture vestiaire. Vu le peu de monde, pas besoin d'un camion ni d'une logistique de folie.
Je poserai pour une petite photo souvenir devant un portique de départ pas totalement monté.

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Quelques minutes avant le coup de feu, un petit peloton se masse derrière la ligne.
150, c'est le nombre d'aspirants marathoniens du jour.
Quelques accompagnateurs font office de public.
Un speaker s'adresse à nous et nous souhaite bonne route.
Un peu de musique et hop !

8h35, je fais mes premières foulées camescope à la main.
8h36, mes jambes sont totalement inopérantes et là, je sais déjà que le calvaire ne fait que commencer.
Tant pis, je suis là et il va falloir trouver la solution pour essayer d'aller au bout.

Très vite le peloton s'étire.
La première boucle de 7,5 kms, nous devrons la faire 3 fois.
Le marathon était annoncé plat... cette boucle comporte une belle et longue côte, pas vraiment fait pour me faciliter la tâche. La boucle finale elle aussi sera agrémentée d'un long faut-plat montant à subir 4 fois.

PhotoCes trois première boucles ne vont pas être trop trop pénibles.
Je suis certes fatigué mais, en courant doucement, je tiens un petit rythme et j'avance.
Alors que je termine la deuxième, les premiers me dépassent comme des flèches. Parmi eux, un de mes voisins dans l'avion à l'aller. Je l'encourage.

Parti pour le troisième tour, lorsque je repasse en face du Madeira Forum, centre commercial en bas de la rue de notre hôtel, c'est le départ du semi-marathon qui est donné.
Peu de temps après, je vais me retrouver mêlé à un flot de coureurs plus rapides que moi qui m'éviteront une trop grande solitude.

PhotoUne fois ces 3 premières boucles courues, une transition de quelques kilomètres va nous mener jusqu'à la zone portuaire où une nouvelle boucle de 4 kilomètres nous attend pour 4 passages.
Mes forces déclinent à vue d'oeil. Mon estomac commence à se plaindre. Je tousse, crache, me mouche. Je sais que la vraie galère commence.

Il y a tellement de monde sur cette courte boucle qu'on ne sait plus qui court quoi et ce qu'il lui reste à faire. Dans les classements finaux, on notera un certains nombre de disqualifés : tout le monde n'a pas dû compter correctement le nombre de boucle courues.
Moi, je me fie à mon GPS.
Et les kilomètres y défilent de moins en moins vite.
Je commence à alterner marche et trottinement.
28 kms seulement et je n'en peux plus.
Une petite voix commence à me parler d'abandon.
Surtout que cette boucle contient une belle montée, bien longue et une belle partie pavée.

Le moral est en berne.
Dans le deuxième tour, je fais un arrêt pour essayer de soulager mon estomac mais n'y arrive pas, repars avec mon mal de ventre.
J'en ai vraiment marre.
Mais voilà, abandonner me parait être le pire des échecs et, même si j'ai des circonstances atténuantes, je ne suis pas prêt à capituler.
Alors, je prends mon mal en patience.
Mais alors, quelle souffrance.

PhotoTroisième tour, je retrouve ma solitude car la plupart des concurents du semi-marathon et les premiers du marathon en ont terminé.
Il sera long ce troisième tour. Je suis carbonisé.
Heureusement avec les quelques courageux encore en course, nous nous soutenons, nous tapons dans les mains, nous encourageons.
Peu avant d'aborder le dernier tour, je croise mon compagnon de vol portugais : il tient le trophée de vainqueur dans les mains. Il vient vers moi. Le temps d'une accolade, je le félicite et repars content pour lui.

PhotoLa dernière boucle sera un peu moins dure.
Peut-être un peu soulagé d'avoir tenu jusque-là, conscient que je tenais le bon bout, je ne sais pas.
Avec mes potes du jour, Andrew (irlandais), Robert (canadien), nous nous soutiendrons jusqu'au bout.
Et ce bout du bout, nous y arriverons tous.
Sur ces derniers hectomètres, je vois la barrière des 5 heures se profiler.
Dernier sursaut d'orgueil, j'accélère : pas de quoi décoller le bitume, non, juste assez pour avoir la satisfaction de 'sprinter'.
Je franchis la ligne dans l'indiférence générale : normal, plus personne n'est là à part quelques officiels.

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Le chrono est figé à 4h59" et 44 secondes.
J'ai tenu.
Je file récupérer ma 46ème récompense : médaille et T-shirt de finisher.
Je retrouve Andrew et sa compagne avec lesquels j'échangerai quelques impressions de courses et autre projets d'avenir sportif.

Je récupère ma consigne.
Un bénévole (celui qui parlait français à la remise des dossards) m'indique comment retrouver un bus pour rentrer à l'hôtel.
Dans ce même bus, je sympathiserai avec un groupe de portugais venus de Porto.
Nous deviserons jusqu'à l'hôtel avant de nous séparer.
A défaut de prendre du plaisir à courir, j'aurai rencontré énormément de gens sympa sur cette petite course.

J'aurai aimé prendre plus de plaisir sur ce marathon, c'est sûr.
Les conditions étaient réunies pour que cet événement soit réussi, bonne organisation, météo idéale.
Cette santé défaillante aura un peu plombé mes projets sans toutefois les annihiler.
La semaine de tourisme qui a suivi, bien que très active, a été un peu laborieuse pour moi, me demandant beaucoup d'effort pour tenir le rythme.
En voiture, en randonnée, nous aurons parcouru les quatres coins de l'île et su apprécier ces trésors naturels.

Pas la gloire ce 46ème marathon mais un bon souvenir quand même.
Pas de quoi me dégoûter.
Cap sur le prochain, Saumur et sa première édition le 16 avril.
Je terminerai avec cette petite carte postale de Madère, une île bien attrayante que je vous invite à aller découvrir, avec ou sans son marathon.

Madère

Page 1 - Article N°4

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Idx N°52506/02/2017 à 15:52 - Funchal : mon parcours Fait marquant N°525
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Voici le relevé de ma Garmin 310XT pour mon 3ème marathon portugais...

Un tracé un peu spécial.
Une première boucle de 7,5 kms parcourrue 3 fois.
Une petite transition vers une boucle de 4 kms réalisée 4 fois.
Le tout en bordure d'océan et intégralement dans la ville de Funchal.

Page 1 - Article N°3

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Idx N°52405/02/2017 à 19:26 - Funchal : le mal portugais ! Fait marquant N°524
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Décidément les marathons portugais ne m'auront pas porté chance.
Epuisé à Porto.
Tombé malade le mardi précédant le marathon de Lisbonne.
Pour ce marathon de Madère, c'est le jeudi , 3 jours seulement avant la course à Funchal, que ce p**** de virus s'est abattu sur moi.
Gavé au paracétamol, j'ai pris le départ de la course mais, c'en était trop : j'ai souffert du début à la fin.

Ma seule satisfaction aura été de ne pas abandonner et d'aller au bout de ma misère.

En attendant le récit, voici la médaille hautement méritée de mon 46ème marathon : le 3ème d'affilée que je cours malade CR
Espérons que la malédiction va me lâcher !
Page 1 - Article N°2

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Idx N°52029/12/2016 à 16:17 - Funchal : Madère surprise ! Fait marquant N°520
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2016 prend fin.
L'heure est bien sûr au bilan, certes assez chouette cette année encore.
Mais il faut aussi penser à peupler le calendrier 2017.
Bien qu'ayant déjà signé pour les 1ères éditions du Cormaris trail en février (30 kms à Cordemais), du marathon de Saumur en Avril et de celui de Rio de Janeiro en juin, il me manquait quelque chose WO

Pas de voyage avant le mois de juin... trop longue attente !

Alors, en ce mercredi d'entre deux fêtes, je suis parti à l'assaut du Web pour me trouver un petit marathon européen de début d'année.
Entre ceux qui me paraissaient un peu trop au nord pour cette période de l'année et ceux que j'avais déjà courus, plus beaucoup de choix.

Alors je suis tombé sur le site du marathon de Funchal.
C'est où Funchal ?
Sur l'île de Madère territoire portugais.
Ca tombe bien, cette destination est proposée par Transavia au départ direct de Nantes : un seul aller/retour par semaine, le samedi.
Qu'est-ce qu'on peut bien faire pendant une semaine sur cet archipel ?
Le patrimoine culturel y à l'air assez léger.
Mais les paysages semblent y être à couper le souffle et nous, la randonnée, ça nous plaît.
Quant au marathon, c'est un "petit" marathon : peu de participants et peu d'étrangers, un peu comme à Terni cette année, ça me plait.
Un parcours un peu bizarre avec trois boucles puis une transition et encore deux autres boucles (différentes des premières), c'est sûr, je vais me faire dépasser par les premiers.
Fait rien, ça me fait trop envie BL

Alors le soir même, j'étais inscrit au marathon (30 ¤ à régler par virement bancaire).
Le vol était réservé dans la foulée.
Enfin, un hôtel pas très onéreux (289 ¤ pour 7 nuits) nous offrait une chambre avec petit déjeuner à deux pas du départ de l'épreuve.



Voilà, c'est parti pour un 3ème marathon portugais...
Ce sera fin janvier et... en plein milieu de l'Atlantique.
Mission accomplie.

LienLe site du marathon de FunchalLien
Page 1 - Article N°1
fondjede le 03/01/2017 à 18:21
Formulaire d'inscription rempli et virement de 30 euros faits le... 31 décembre.
Et voilà, petit mail reçu aujourd'hui :
"
Good afternoon,

We confirm payment and registration

Greetings,
Cíntia Faria - AARAM
"

En route vers mon 46ème marathon TF