Fondjede
Petit blog d'un coureur ordinaire
France26/04/2020Marathon de Nantes... et de 11 !
Vendredi 13 Décembre 2019Bas de page
  451 article(s)
Vidéos
Idx N°61805/12/2019 à 14:27 - TNT 2019 : la vidéo Fait marquant N°618
Partager
imprimer
Allez, après le récit, la preuve en images !


LienLe lien YoutubeLien
Page 1 - Article N°451

Récits compétitions
Idx N°61702/12/2019 à 11:35 - TNT 2019 : le bain de boue !
Partager
imprimer
Je n'oublierai pas ma quatrième participation au TNT, ce trail nocturne organisé par Les Touches Running pour la 5ème année consécutive.

Avec la pluie, omniprésente depuis quelques semaines, les sols sont saturés, les cours d'eau sortent de leur lit, les marais ressemblent à d'immenses lacs.

En ce samedi 17h30, lorsque je monte dans ma voiture pour rejoindre le complexe sportif des Touches à 45 bornes de chez moi, c'est le déluge.
Non seulement, il pleut à verses mais il ne fait pas plus de 7°C SH
Motivé, il faut l'être... et je ne le suis qu'à moitié !

Sur place, je récupère mon dossard rapido (le N°2147) et, comme les autres, ... je reste au chaud et au sec. Le maillot technique manches longues traditionnellement remis en récompense est rouge cette année. Jaune, Orange, Bleu et Vert, j'ai toute la collec !

Le feu d'artifice qui devait être tiré 15 minutes avant le départ de notre course est différé à cause de la météo.
Donc, un petit quart d'heure avant le départ, je retire mon blouson et dépose mon sac à la consigne.
Casquette vissée sur le crâne, lampe pectorale allumée, je pars pour 10 minutes d'échauffement : j'ai absolument besoin de monter en température pour éviter toute forme de blessure.
J'appréhende un peu les 24 kilomètres qui m'attendent. Je m'attends à un terrain difficile et, à cet instant, je suis loin d'imaginer la réalité.

19h30, AC-DC éructe son T...N... T...
La pluie fait une pause.
Les fulmigènes rouges annoncent le départ.
Bang, c'est parti.
Quelques spectateurs courageux nous applaudissent.
Quelques centaines de mètres de bitume et nous affrontons le noir quasi absolu... et les première flaques d'eau... et de boue.

Pas d'objectif de chrono pour moi ce soir. D'autant que, comme l'année dernière, je compte bien m’arrêter faire un petite pause solo musical RK quitte à bazarder quelques places au classement.

La galère ne va pas se faire attendre.
Dés le 3ème kilo, déviation : on passe par un champ de maïs, terre meuble, gorgée d'eau, premier bourbier.
Difficile de courir tellement c'est boueux. A deux reprises, je m'enfonce jusqu'à mi-mollet dans des trous d'eau et de boue mêlées. Ces quelques centaines de mètre vont me demander un effort important.
Plus loin, de l'eau jusqu'au genou pour traverser un cours d'eau en crue.
Des bénévoles présent là pour nous prévenir du "danger" et une voiture, phares allumés, nous rendent la difficulté moins dangereuse.
Le TNT est bien organisé et nous retrouverons plusieurs fois cette configuration à des passages délicats ou à des bifurcations à ne pas rater GH

Km 4, dans un champ labouré, mon pied d'appui décroche.
Glissade et gamelle... dans une immense flaque d'eau et de boue.
Heureusement, dans un ultime réflexe, je réussis à ne tomber que sur mes coude et genou gauche donc à ne pas trop m'enfoncer. Seul ce côté sera maculé de boue... mais je suis trempé.
J'essuie l'écran de ma Garmin avec ma manche propre, m'essuie tant bien que mal les mains sur mon cuissard.
Et, grâce à la pluie qui s'est remise à tomber, je peux rincer tout ça.
Au niveau du terrain de cross, on entend les pétards du feu d'artifice qui, ajoutant à ma frustration, précédera finalement le départ des coureurs du 12 km. Nous, on ne verra rien CR

Je ne compte plus le nombre de fois où je manque de m'étaler à nouveau. Ça glisse de partout. La moindre petite côte est un défi tellement ça patine.
Il faut faire gaffe dans les virages. Impossible de récupérer dans les descentes tant il faut rester vigilent.
Je traverse d'immenses flaques d'eau... de long passages dans des champs ultra boueux.
Je crame une énergie folle pour garder un peu de rythme.
Les quelques passages sur du bitume sont de véritables bénédictions CH.
Je ne suis pas à l'aise. Je me fais dépasser par pas mal de monde.

Petite pause boisson au ravitaillement du 7ème kilo.
J'en ai déjà marre.
Km 10, je passe une première fois devant les deux furieux qui, guitare et batterie en main en plein milieu d'une portion boisée, jouent du métal à l'abri sous un préau.
Là, je me dis qu'au prochain tour, je ne m’arrêtai pas.
Je n'ai qu'une envie : en finir au plus vite.
J'en arrive même à me dire que je vais lâcher l'affaire et ne pas attaquer le deuxième tour.

Les lueurs du stade apparaissent.
Une longue côte bien éprouvante nous y mène.
Je ne peux malgré tout me résigner à abandonner.
Les années passées, il y avait un ravito juste avant d'attaquer la deuxième boucle;
Pas cette année.

Un peu plus de 12 kilomètres en 1h07' : on dirait que les déviations ont un peu rallongé le parcours.
Je repars à l'assaut des mêmes difficultés.
Enfin, quand je dis les "mêmes", c'est sur le papier.
Imaginez, après le passage des 200 concurrents du 24 km, se sont ajoutés les 300 du 12 km partis 30 minutes après nous, plus la centaine qui me précède et a déjà attaqué cette deuxième itération.

Les champs de boue se sont transformés en véritables bourbiers.
Labourés par des milliers de chaussures, ces passages à peu près praticables au premier tours sont devenus, eux aussi, d'immondes surface boueuses.
Mes forces déclinent à vue d’½il. Mes cuisses sont en surchauffe. Mes adducteurs grincent. Je ne sais pas comment je fais pour ne mas me gauffer une deuxième fois tant, je glisse et manque de perdre l'équilibre.
Le comble, trempé, je commence à avoir froid.

Vers le 15ème, lumières de gyrophare, je vois un concurrent partir sur une civière. J'apprendrai plus tard que c'est une fille qui c'est abîmée la cheville en tombant (fracture supposée). Je verrai en direct livre une autre chute sans gravité.

Je n'avance plus très vite mais, chose rassurante, je ne suis pas le seul.
Je rattrape quelques coureurs et en dépasse quelques uns qui marchent. Tout le monde est à la peine.

Peu avant le 20ème, Je rattrape Martial, pote OVS, et cours un peu avec lui.
Mais je le laisserai prendre les devants car j'ai mieux à faire.
On approche du bois où nos deux métalleux font du bruit.
Oui, je suis cramé et je me dis que, si je m'arrête, j'aurai un mal de chien à repartir.
Oui, j'ai hâte d'en finir.
Oui, j'ai froid et mes doigts sont engourdis.
Oui, je suis trempé, maculé de boue et dans un triste état.
Mais, voilà, passer sans m'arrêter serait sûrement source de regrets.
Alors, je m'arrête, éteins ma lampe pectorale, file ma GoPro au guitariste en échange de sa six cordes diabolique.
Le batteur se déchaîne et moi, avec mes doigts pétrifiés, je fais ce que je peux pour improviser un petit solo de gratte. Mais, p'tain, jouer de la guitare quand vos doigts ne répondent que partiellement aux ordres de votre cerveau, c'est di...ffi...ci... leeeee!
Ça ne fait rien, je fais ce que je peux pendant un bon bout de temps. Je ne joue vraiment pas terrible mais ça me fait du bien.
Je me décide à rendre son instrument à son propriétaire.
un petit check au guitariste et au batteur et me voilà reparti pour les derniers kilos.

Inutile de vous dire qu'une fois mes résidus de muscles refroidis... c'est encore plus dur de relancer la mécanique.
Mais, je rattrape quand même des concurrents dont beaucoup marchent.
La côte qui mène au stade me parait encore plus longue.
La vue de la lumière qui filtre de la porte du gymnase me comble de soulagement.
Je foule le tapis rouge pour ces derniers mètres au chaud et au sec, coupe le chrono.
Je donne mes impressions au micro d'un animateur et file récupérer ma soupe chaude.
Soupe, qui vu son succès ce soir-là, sera distribuée en petite quantité pour partager.
Argh, j'en aurai bien accepté un grand bol.
Hop, une petite photo pour l'organisation.
Pas de tchatche ce soir, je récupère mon sac à la consigne et fonce direct au vestiaire pour prendre une bonne douche.
Même avec de l'eau pas chaude, le simple plaisir de se décrasser et d'enfiler des affaires propres et sèches remonte le bigrement moral.

Je ne traîne pas pour rejoindre ma voiture et rentrer sur Saint-Herblain.
il est 22h30. La nuit est bien noire.
Mais la pluie a cessé pour quelques instants.

Ah, j'oubliais, un peu plus de 25 bornes, oui, le parcours était bien un peu plus long.
2h30', 25 minutes de plus que l'année dernière, bien, oui, j'en ai bavé !
Mais ça me place en milieu de classement, alors, finalement, je n'ai été trop mauvais.
Maintenant place aux courbatures car, c'est certain, demain, ça va tirer de partout.


LienLes Touches Running, club organisateur du TNTLien
Page 1 - Article N°450
Jack le 02/12/2019 à 17:38
Bien courageux le JC, bravo à toi vu les conditions et je veux bien te croire !
J'étais mercredi dernier du côté de COUERON pour le cross départemental UGSEL 44, je n'ai jamais vu depuis que j'enseigne (1988) les élèves aussi maculés de boue.
Bonne récupération et bonne gratte WKWKWK
Et,le programme du Hellfest 2020 te branche ?
URéponse de fondjede le 04/12/2019 à 11:48
Hey Jack,
Ben, non, pas de Hellfest pour moi cette année. Pas réussi à avoir un pass.
@+ mon ami


Récits compétitions
Idx N°61628/10/2019 à 12:29 - TUN 2019 : pas si mal que ça !
Partager
imprimer
Qui dit changement d'heure, dit Trail Urbain nantais.
Cette année encore, je n'aurai pas dérogé à la règle.

Pour cause de festival Rock à La Bruffière (en Vendée), 6 heures non-stop debout à bouger au son de groupes bien déjantés, à 3 heures du matin, je pouvais en direct reculer d'une heure ma montre. Tout ça pour souligner que la nuit fût courte, très courte.

Donc, malgré une météo frisquette (13°C) et humide (un beau crachin breton), je n'étais pas bien frais en ce dimanche matin 9h00, lorsque je me garais à proximité de la mairie de Chantenay à Nantes pour aller récupérer mon dossard (le N°354).

Côté physique, pas de surprise, 4 semaines après mon 100 bornes à Millau, je traîne toujours une petite fatigue. Ces derniers temps, je me suis contenté de courir lentement sans faire ni fractionnés, ni renforcement musculaire pour donner de l'air à la machine.
Donc, pas d'objectif de chrono pour cette course exigeante de 15 kilomètres.
Juste courir aux sensations pour voir ce que je peux donner.

Je sors de la voiture 30 minutes avant le départ pour faire un court échauffement. La pluie n'est pas trop intense. Je peine un peu à monter en température.
Course locale, donc plein de blabla avec des tas de gens que je connais, Denis, Luc, Chantal, Dédé, Romain (ouvreur vélo cette année), Olivier et j'en oublie.

Il est vite 10h00 et, pan, c'est parti.
Premier kilo en partie en descente, 4'12", ouch, trop vite !
Ensuite, il faut remonter, puis redescendre quelques marches glissantes pour remonter le parc de Oblates : ça calme.

Ne sachant pas trop ce que je peux donner sur cette distance, j'essaye malgré les multiples faux-plats et montées qui suivent de garder un bon 12 km/h. Je me fait doubler par pas mal de monde mais j'essaye de garder ma lucidité pour ne pas m'emballer.

Premier passage dans le parc de la Boucardière, avec mes chaussures de trail, j'accroche bien dans l'herbe humide.
Ces premières côtes et marches ne me font pas mal et je les montes en cadence. Je récupère bien.
Par contre, dans la longue partie roulante qui précède la remontée vers le parc des Oblates ou sur les bords de Loire juste avant la Butte Sainte-Anne (seule partie de plat), je constate que je suis incapable d'accélérer ou d'allonger la foulée.

La Butte Sainte Anne est cette année le support d'un challenge à celui qui montera les 120 marches le plus rapidement possible.
Le record, 22 secondes.
Moi, premier tour 54 secondes. Second tour 52 !
Pas super rapide mais pas super à la ramasse non plus. J'ai encore suffisamment de puissance dans les cuisses pour ne pas souffrir dans les marches.
Même dans le long faux-plat qui suit et nous mène au parc Maurice Schwob, je m'en sors bien.
On redescend ensuite jusqu'au boulevard de la Liberté pour attaquer la seconde boucle.

Cette seconde partie va vraiment bien passer. J'ai trouvé mon rythme de croisière aux alentours de 12 km/h. Je gère très bien les aspérités du tracé et récupère vite dans les descentes.
Je double un peu et me fait doubler un peu aussi.
Arrive vite le 14ème kilomètres et la longue montée vers le portique final.
Comme d'hab, je me tire la bourre avec un petit jeune venu de derrière et qui veux me griller. Mais il est parti un peu tôt et craque à une bonne centaine de mètres de la ligne. Dans mon élan, j'en arrive même à double un dernier concurrent juste avant de couper le chrono.

1h12'25", un bon 12,35 km/h de moyenne, parfait.
Je suis fatigué certes mais pas exténué.
J'aurai signé avant de partir.
Par contre, je suis trempé et je me refroidis vite.
Je discute un peu avec Denis et Pascal puis file à la voiture pour me mettre au sec.

Le bilan est plutôt bon pour cette course de reprise post 100 kilomètres.
Pas capable d'aller vite, j'ai bien encaissé les difficultés du jour et suis resté régulier dans l’effort sans connaitre le moindre coup de mou.
Prochain rendez-vous, en nocturne avec les 24 km du Trail Nocturne Touchois fin novembre.

LienLe site du MS Chantenay NantesLien
Page 1 - Article N°449

Vidéos
Idx N°61517/10/2019 à 16:00 - 100km en vidéo ! Fait marquant N°615
Partager
imprimer


Voilà, elle est en ligne.
Cette vidéo vient compléter récit et album photos.
Encore une grande et belle épopée qui vient s'ajouter à la longue liste de mes bons souvenirs de petit coureur ordinaire.

LienRécit, photos et vidéo, tout est là !Lien
Page 1 - Article N°448

News
Idx N°61404/10/2019 à 18:29 - 100 km Millau : sagesse
Partager
imprimer
C'est le plus vieux 100 km français.
Il fait désormais partie de mon palmarès!

L'équation au départ n'était pas simple.
Une préparation stoppée trois semaines trop tôt du fait d'une contracture tenace.
Un muscle pas complètement guéri au départ de la course malgré trois séances de kiné.
Comment tenir 100 bornes dans ces conditions ?
La réponse sera dans le compte-rendu de cette belle aventure.

J'ai dû composer et trouver les ressources morales et physiques pour y arriver mais le résultat est là.
Je suis à nouveau cent-bornard sur la plus prestigieuse des épreuves.

A bientôt pour le récit en images et vidéo de cette nouvelle aventure.

LienLe journal de l'événementLien
Page 1 - Article N°447

Récits compétitions
Idx N°61103/06/2019 à 08:53 - Trail du Pont Noyé... sous la chaleur !
Partager
imprimer
Quand on aime la chaleur, on aime.
Quand on aime pas la chaleur, ...

Dans la série des "j'aime pas courir quand il fait trop chaud", je vous présente le récit de ma participation au trail du Pont Noyé à Ancenis hier matin.
Ce trail de 46 bornes s’inscrivait dans mon souhait de faire des bornes en prévision de mon 100 km du mois de septembre à Millau.

Lever 5h30, petit dèj, préparation et départ une heure plus tard.
40 minutes de trajet pour rejoindre la salle du Charbonnier.
Le soleil dans les yeux durant tout le trajet et déjà 16°C à cette heure matinale.
Déjà, je savais que j'allais en baver.
Peu de monde sur site.
Normal, le 46 km, première course de la journée, débute à 8h00 et le nombre d'inscrits est de 58 !
Ça présageait de grands moments de solitude.

Dossard N°2524 sur le torse, 1,5 litres d'eau en réserve sur le dos, soleil dans le pif, le groupe de fadas du jour se concentre en regardant de jeunes pom-pom girls nous faire un petit show.

8h00, c'est parti.
Une petite boucle en bord de Loire et un kilomètre et demi plus tard, nous repassons par le Théatre de Verdure, site de départ (et d'arrivée).

Km 3, première aspérité.
Et les aspérités, on va les enchaîner quasiment jusqu'au bout.
Un petit chemin en sous bois caillouteux à souhait.
Malgré quelques passages en plein cagnard, on aura couru assez souvent protégé des rayons du soleil.
Des cailloux et des racines, de simples traces forestières escarpées et pentues, le parcours était à de nombreux endroits très, très technique donc éprouvant.

Côté course, une constante.
Avec la chaleur, je perds vite mes moyens.
Dés les premiers kilos, j'ai compris que mon corps n'était pas en phase avec le défi du jour.
Pas de grandes sensations du début à la fin.
Et pourtant, j'ai bien géré mon allure et suis parti prudemment.
Soif du début à la fin.
Et pourtant, j'ai bu.
Les ravitaillements étaient en nombre et bien pourvus. Les quelques ravitos improvisés furent les bienvenus.

La première moitié de course, s'est plutôt bien passée.
Je profite d'un beau parcours, très vert avec quelques portions bitumées mais pas trop.
Les chemins sont secs et poussiéreux. Il fait à peine frais en sous-bois.
Au km 14, le premier de la course de 34 km, parti 30 minutes après nous, me double.
Jusqu'au km 19, où nos parcours se séparent, une autre petite poignée de coureurs me dépassera.
Un joli passage vers le 15ème par Oudon et sa fameuse tour.

Un peu plus loin, je rejoins une concurrente en pleurs.
Partie en chaussure de route, elle en est à sa deuxième chute. Des égratignures, rien de grave. Elle repartira et me dépassera un peu plus tard.
Il faut dire que du début à la fin, la vigilance était de mise et certains passages vraiment casse-gueule. Ajoutez-y la fatigue et la perte de lucidité...

Si jusque-là, je tenais un petit 9 km à l'heure, mon rythme va chuter.
A cause de cette chaleur qui ne fait que s'intensifier et des difficultés qui ne font que s'enchaîner.
Avec des pentes à 15% à certains endroits, je ne pouvais que marcher.

Je vis de grands moments de solitude.
Trop content de croiser un bénévole au détour d'un ravitaillement sauvage ou d'une bifurcation ne serait-ce que pour échanger un bonjour et un sourire.

Je compte les kilomètres et je gère ma fatigue.
Un chouette moment que le passage par le site verdoyant du château de Vieille-Cour.
Petite erreur de navigation un peu plus loin sans grande conséquence : face à une prairie aux herbes hautes sans la moindre trace de coureur, je comprendrais vite mon erreur et retrouverais mon chemin.
J'avance, pas vite mais j'avance.

Au km 43, je rejoins au ravitaillement les derniers de la course de 34 km : Sébastien, un ami des "Traileurs du 44" est accompagné par le serre-file de la distance. Pas prêt à affronter un tel défi, il en bave.

Un peu plus loin, un dernier mur que je gravis les mains sur les cuisses.
Au sommet, deux bénévoles me font partager leur bière... le bonheur.

Ça me "booste" pour affronter les derniers kilos.
44, 45, le Théatre de Verdure réapparaît pour mon plus grand plaisir.
Le speaker salue mon arrivée et je réponds de bonne grâce à son interview.
Je fais part de ma totale satisfaction : beau parcours, belle organisation, des bénévoles très sympas, rien à reprocher, rien.
Plus loin, je retrouve le sourire de Béatrice (OnVaSortir Nantes) qui a patiemment attendu mon arrivée. Nous parlons quelques instants course à pied et rock'n'roll puis je file me ravitailler (j'ai soif), collecter mes récompenses (un sac à chaussures et un buff) et, surtout, prendre un bonne douche.

L’objectif du jour était de faire des bornes à une allure proche de mon défi du mois de septembre à Millau. C'était un peu sans compter sur les difficultés du parcours et cette chaleur étouffante.
Même si ce fût très, très dur, j'ai tenu.
5h33'25" quand même pour un rythme de 8,3 km/h.
j'ai encore du boulot pour progresser en endurance.

Maintenant place à la musique avec le prochain concert de The JAXS à La Scène Michelet vendredi RK
Page 1 - Article N°446
Jack le 03/06/2019 à 18:56
BRAVO à toi JC, encore un beau défi surtout dans ces conditions !!!
Je vois que tu as toujours autant de beaux projets, bon plaisir à toi.WKWKWK
A +

Récits compétitions
Idx N°60325/03/2019 à 12:11 - AtlantiSport : 18 km en rythme
Partager
imprimer
Parmi mes courses habituelles pour ne pas dire systématiques, le trail AtlantiSport est en bonne place.
Comme d'hab, inscrit sur le 18 km quelques jours auparavant, j'étais allé chercher mon dossard la veille au centre commercial Atlantis.
Comme l'année dernière, beau temps oblige, je partais en tenue de course de chez moi.
3,5 km pour arriver sur site et un petit kilomètre supplémentaire firent office d’échauffement.

Un peu de blabla avec quelques connaissances trouvées ici ou là, et 11h00 tapantes, le départ est donné sous un soleil à peine voilé.

En ce début de saison, je n'ai absolument pas travaillé ma vitesse et ce trail n'est que ma deuxième compétition de l'année : la première où je vais devoir un peu taper dedans.
Connaissant bien le tracé et ses aspérités, je place le curseur à 1h30 maxi.

Le peloton de 450 coureurs d'étire doucement.
Je fais gaffe de ne pas partir trop vite et, surtout, de ne pas me laisser entraîner par le rythme de ceux qui ne feront que 9 kilomètres.

4'16" sur le premier kilo, c'est un peu speed mais je sais que les grimpettes qui vont suivre vont me faire baisser de rythme.

Cette année le sens du tracé est inversé.
Nous quittons le parking Atlantis pour longer le tram quelques hectomètres puis filons vers le Bois Jo.
Et là, naturellement, les grimpettes qui se succèdent font tomber la moyenne.
En abordant le bourg de Saint-Herblain, les coureurs du 9 km nous quittent.

Les amis de mon ancien club, l'UFCPH, sont un peu partout sur le parcours en temps que bénévoles. Quelques mots et sourires échangés, quelques encouragements, ça fait toujours du bien.

En arrivant sur le site de Tougas, nous attendent 5 bons kilomètres quasiment plats. Une boucle avec tantôt le vent dans le dos, tantôt le vent de face.
Je déroule à allure régulière sans me mettre dans le rouge. Je me fait doubler par quelques coureurs et par les deux première féminines.
Tout ce monde là ne va pas beaucoup plus vite que moi mais, aujourd'hui, je n'ai pas les moyen de les accrocher. Je préfère assurer sachant que la fin réserve quelques belles difficultés. Serai-je devenu sage GR

Le kilos défilent sans trop de peine. Je reste concentré sur ma cadence et mon objectif.
Comme prévu le retour sur la Carrière (km 14) de Saint-Herblain pique un peu les cuisses.
Quelques beaux raidillons et faux plats en abordant la Solvardière font chuter le peu d'avance que j'avais sur mon chrono cible.
Je finis par dépasser un coureur qui m'avait doublé sur le plat puis en rattrape un deuxième. Nous restons ensemble et nous motivons l'un l'autre.
Je ne sais pas trop où je me situe dans le classement à ce moment là de la course mais je n'ai pas grand monde en ligne de mire devant et, quand je me retourne, peu de coureurs derrière.
Depuis quelques kilos, nous doublons les derniers concurrents du run'n'bike de 18 km partis un peu avant nous.

Arrive le site d'Atlantis, moins de deux kilos à boucler.
Je hausse un peu la cadence pensant en avoir bientôt terminé.
Et là, surprise !
Nous faisons un 'presque' demi-tour pour nous engouffrer sous le parking Ikéa.
Nous allons nous grimper les 4 niveaux de parking en colimaçon : pas prévu, ça crame les cuissots.
J'en profite pour larguer mon compagnon du moment.
Nous traversons au final tout le site par le biais du parking souterrain pour ressortir à une petit centaine de mètres du portique final.
Je donne un dernier coup de collier et franchis la ligne en 1h28'55".
Objectif atteint.

Un sac à chaussures nous est donné à titre de récompense.
Je me désaltère et mange deux barres aux céréales en attendant la publication des résultats... qui ne viendra pas.
Les nuages ont pris la place du soleil et un petit vent frais balaye maintenant le parking.
J'ai froid alors, je n'attends pas plus longtemps et part en trottinant faire les 3,5 kilomètres qui me ramèneront à la maison.
Au final, 26 kilos parcourus en ce dimanche matin avec une belle séance de fractionnés long : c'est plutôt positif.

Je me classerai finalement 48ème sur 263 et 5ème V2M sur 31... plutôt pas mal pour cette première sortie cadencée de l'année, non ?

LienLe site AtlantiSport EnvironnementLien
Page 1 - Article N°445

Musique
Idx N°60213/03/2019 à 15:45 - Cachemire : simplement fan !
Partager
imprimer
Vous connaissez ma passion pour la musique, Alain Bashung et cette magique reprise de Cachemire...

Alors, voilà, à l'occasion d'un petit concours pour gagner des places à leur concert acoustique du 22 mars prochain, j'y suis allé de ma modeste contribution.

Résultat le 16 mars.
A suivre...




LienCachemire MusicLien
Page 1 - Article N°444
fondjede le 17/03/2019 à 11:10
Whaouuu, j'ai été sélectionné RKRKRK
Vendredi prochain, ce sera Cachemire à la brasserie Mélusine de Chambretaud !TF

Marathon
Idx N°60110/03/2019 à 19:13 - Tokyo : marathon pluvieux...
Partager
imprimer
Voilà, 4 ans que je tentai d'aller courir un marathon au Japon, maintenant c'est fait.

En plein jetlag, je tente de récupérer des 8 heures de décalage horaire qui, associées à la fatigue de la course et au rythme intense de ce séjour nippon, me plongent depuis quelques jours dans un état de fatigue avancé.

Pluvieux et froid fût ce 54ème marathon.
Mais point de galère tant l'ambiance sur le parcours fût du début à la fin survoltée : pas aussi intense que New-York certes mais quand même, c'était chaud !

Couru en mode cent-bornard, en mode vidéaste amateur, je garderai de cette belle ballade un beau souvenir.
Récit, photo et vidéo viendront bientôt étayer mes propos.

LienLe journal de l'événementLien
Page 1 - Article N°443

Rétrospectives
Idx N°59704/01/2019 à 09:58 - Vivez, vibrez pour 2019 !
Partager
imprimer
Nous voilà partis pour un nouveau tour de soleil.

Je ne peux vous souhaiter pour cette année qui débute que du bonheur et du succès dans tous ce que vous entreprendrez en 2019.
Il ne tient qu'à vous de vivre, de bouger, de donner, d'aimer, de partager.
Alors ne perdez pas une seconde.

Nouvelle année, synonyme de feuille blanche à remplir.
Avant d'user de l'encre pour écrire la première ligne de ce nouveau chapitre, l'heure est au bilan de l'année 2018.

Que retenir ?
C'est assez simple, la musique a un peu pris le pas sur mes activités sportives.
J'ai bien couru, bien nagé, certes.
Mais seulement 10 compétitions au compteur, c'est assez peu et inhabituel.
J'ai débuté difficilement 2018 avec un souci au genou, terminé l'année avec un mollet agonisant qui réclamait des vacances.

Malgré tout, 3 marathons et deux trails de plus de 43 bornes se sont ajoutés à mon palmarès :

Cette dernière course, trait d'union entre mes deux passions me laissera un souvenir impérissable : faire une pause en pleine nuit au kilomètre 22, les pieds trempés, les doigts gelés, pour dégainer un petit solo de guitare accompagné par un batteur en furie, jamais je n'ai pris autant de plaisir running aux pieds et guitare à l'épaule.
Allez, on se la repasse !


Côté projets 2019 en courant, le marathon de Tokyo est sur les rails, les 100 km de Millau à l'étude avec mes copains du marathon de Québec. Un 10ème marathon de Nantes et un marathon à Amsterdam se profilent également.

Côté musique, avec The JAXS, nous sommes passés à la vitesse supérieure. Le groupe prend ses marques et nous avons semé nos décibels à l'occasion de 7 concerts entre février et novembre.
Toujours ce même plaisir partagé avec mes potes Sylvain, Stéphane, Sébastien et Ghislain que ce soit sur scène ou en répétition.
Comme en 2017, 3 fêtes de la musique dont une soirée de folie à Bourgneuf-en-Retz.
Au titre de nos belles satisfactions, en 2018, nos premières scènes sonorisées (Pianock'tail à Bouguenais, fête de la musique à Bourgneuf-en-Retz, Alter Café à Nantes) et nos premiers bars (B'Mousse à St-Philbert, Bistrot du Cheval Blanc à Couëron, Alter Café à nantes).
Tous ces événements ont donné naissance à de belles vidéos que nous avons partagé avec nos premiers fans.
Retrouvez-les sur ce site ou sur notre site officiel ou encore sur notre page Facebook !
Notre nouvelle année commencera le 19 janvier à Bières et Scènes (Cheix-en-Retz) et quelques dates sont déjà à l'étude pour 2019.

Souvenez-vous, en 2017, j'avais craqué pour un piano.
Depuis, je prends des cours (Merci Ethiliel) et je bosse, je bosse...
Ça aussi, c'est une activité chronophage mais, les progrès sont là et le plaisir avec.

La musique, encore et encore. Mon fils, désormais rochelais, bassiste de talent, oeuvre maintenant dans deux groupes (Télécab et Portal).
En 2018, nous avons multiplié les déplacements pour aller assister à ses concerts.

Que ce soit en courant ou en jouant de la musique, j'ai un emploi du temps qui sature.
Hyperactif, direz-vous... mouais... un peu peut-être.
Mais ce qui est sûr c'est que 2019 ne va pas être triste !

Je vais conclure cette traditionnelle rétrospective, en vous souhaitant à tous et toutes une bonne et heureuse année.
Vivez, vibrez en 2019 !
Page 1 - Article N°442