Fondjede
Petit blog d'un coureur ordinaire
Mercredi 13 Décembre 2017Bas de page
  424 article(s)
Récits compétitions
Idx N°38806/04/2014 à 19:01 - Les Sentiers des Vignes : à la peine
Partager
imprimer
Il y a des jours où on est au top de sa forme, d'autres où il faut s'accrocher.Hier, j'étais dans la deuxième configuration.
Un gros rhume chopé dans la semaine, repos forcé car trop fatigué, je suis arrivé à St Julien de Concelles en petite forme ce samedi.

Nous avions covoituré avec Erwan pour retrouver sur place mes amis OVS, Marie, Jean-Phi et Romain (Qui n'est pas sur la photo car arrivé à la bourre).

Récup du dossard, le N°1199, beaucoup de tchatche et seulement 5 petites minutes d'échauffement, juste pour me confirmer que les jambes sont lourdes et que la partie va être difficile.
D'autant plus que je ne suis pas un adepte des courses en après-midi.

Le ciel est très nuageux. Il crachote par moment mais la température est douce.
Le départ et l'arrivée sont situés au bord du plan d'eau du Chêne. Le parcours est 100% nature, tout juste quelques routes à traverser.
Le vignoble sera notre horizon.
Annoncés 19 km.

16h00, c'est parti pour une première boucle de 10 km.
Les premiers kilomètres sont plutôt plats : heureusement car mon démarrage est poussif. Je me traîne des guibolles en béton, le souffle est court, le nez bouché, résidu de mon rhume de la semaine.

Mais voilà, je ne suis pas venu pour tricoter donc j'ai envie de faire de mon mieux. Alors, même si je suis à la peine, je force et me dis que, même si je craque, ce sera mieux que d'avoir des regrets.

Un peu de côtes à partir du 4ème, mes moyennes oscillent entre 4'12" et 4'47". Sans être terrible, ça reste correct.
La première boucle sera au final de 11 kms : alors que les concurrents du 10 (enfin 11) en terminent, nous, nous attaquons une boucle de 9 km différente de la première... mais des vignes partout quand même SM

C'est finalement vers le 11ème, à la faveur d'une petite descente que je vais retrouver un peu plus d'allant.
Mais bien vite, un début de point de côté va commencer à me faire souffrir.
Quelques montées un peu plus sévères et ma moyenne chute un peu.
Au 16ème, mon diaphragme me fait trop mal : je suis obligé de m'arrêter quelques instants pour m'étirer et laisser passer la douleur.
Une flopée de coureurs me grille, les boules EV

Je repartirai doucement. Ce petit break forcé m'aura été salutaire.
Sans vraiment accélérer, j'arrive à hausser un peu l'allure et rattraper, chacun leur tour, trois coureurs qui ne pourront s'accrocher. Bon pour le moral.
Mais je suis en surrégime, ça c'est sûr.
Et quand ma Garmin m'annonce 19 km, j'attaque seulement le tour final du plan d'eau...
L'arrivée, ce n'est que 1,5 km plus loin que je la franchirai sous les acclamations du public présent, vraiment chouette. D'ailleurs, du public, même s'il n'y en avait pas dans les chemins de vigne, il y en avait un peu à chaque passage habité : plutôt chaleureux tout comme les bénévoles répartis un peu partout sur le tracé de la course.

Le chrono est stoppé à 1h36'25".
j'ai fait ce que j'ai pu avec le moyens du jour. J'ai tout donné. Je suis HS CF
60ème, il y a deux semaines au trail AtlantiSport, cette fois-ci, je suis 61ème, 9ème V2. 12,7 km/h de moyenne sur ces 20,5 km, pas si mal au final.

Je retrouverai plus tard mes amis, le temps de déguster une crête et de boire une petite bière bien méritée.
Marie, deuxième senior féminine, est appelée pour le podium. Comme elle est déjà partie , c'est Erwan qui récupérera sa récompense.
En résumé, une course bien sympa et bien organisée. En récompense, une serviette qui ira rejoindre ma collection.

Maintenant, je regarde du côté du marathon de Nantes.
Ce sera dans 3 semaines .... à condition que j'y sois inscrit.
Le dossier que j'ai renvoyé à Ouest-France suite à l'annonce de mon gain n'a toujours pas donné lieu à inscription.
Je commence à me poser des questions GR

LienLe site du RCNLien
Page 10 - Article N°327

Récits compétitions
Idx N°38729/03/2014 à 08:44 - AtlantiSport : une petite photo
Partager
imprimer
6 jours après cette belle course sur mes terres herblinoises sont parues quelques photos.
En voici une prise dans le 5ème kilomètre sur le nouveau passage aménagé l'année dernière qui permet de traverser les marais pour rejoindre le site de Tougas.

Les efforts consentis pour ce joli chrono ont laissé des traces : grosses courbatures et belle fatigue cette semaine.

Prochaine étapes (et dernière compétition avant le marathon de Nantes), les Sentiers des Vignes à Saint-Julien de Concelles.
Encore un trial et 19 kms cette fois-ci...

Page 10 - Article N°326

Récits compétitions
Idx N°38623/03/2014 à 17:41 - AtlantiSport : un trail au bout du weekend
Partager
imprimer
J'aurai pu intituler ce récit "un trail à l'arrache" mais j'ai préféré mettre en avant la cause et non la conséquence.
Explication.

Ce trail n'a aucune surprise pour moi même si, cette année, le parcours empreinte une nouvelle voie dans les marais ouverte il y peu.
Saint-Herblain, c'est chez moi. J'en connais tous les chemins.
Côté logistique, c'est pratique.
Départ de la course à 11h30, un peu tard à mon goût, mais ça me permet de partir tranquillement de la maison un petite heure avant.

Ce matin, les jambes étaient un peu lourdes. Pas d'excès sportif cette semaine, non.
Juste deux soirées enchaînées les vendredi et samedi soir : pas d'excès non plus côté boisson et nourriture. Juste des soirées sympa à jouer de la musique et fêter une "dé-pendaison de crémaillère" avec des amis.
Sympa mais, manque de sommeil et station debout jusque tard dans la nuit m'auront un peu usés.

Fait rien, il fait beau ce matin et, comme à Orvault il y a deux semaines, j'ai envie d'en découdre.
Par contre, un vent fort et glacial refroidi un peu mes ardeurs.
Comme d'hab, beaucoup de parlotte avec des amis : tant et si bien que je ne m'échaufferai pas et serai surpris par le coup de feu du départ.

Je sais que les chemins ne sont pas gras. Le soleil des dernières semaines a bien asséché le parcours que je suis allé reconnaître jeudi dernier.

Départ canon s'il en est : premier kilo bouclé en 4'00" pile, n'importe quoi EV

La suite est plus moins régulière, la faute aux relances du parcours. Il n'y aura que deux kilos que j'aurai bouclé en plus de 5 minutes.
Globalement, je tire beaucoup sur la machine car j'ai envie de faire mieux que l'année dernière où j'avais bouclé les 18 kms en 1h33'.

Donc je fonce quand le dénivelé est favorable et fait chauffer les cuisses quand ça grimpe. Je suis toujours en limite mais trouve toujours le moyen de récupérer après un effort un peu trop brutal.

La carrière, ses côtes et marches, le site de Tougas, la remontée vers le Bois Jo, tout défile assez vite.
Le peloton est très étiré et, à chaque fois que le fort vent froid du jour nous prend de face, je n'ai aucun coureur à qui m’accrocher.
Globalement, à partir de la mi-course, j'aurai couru de manière assez solitaire. Faut dire que je suis parti devant, comme un taré et que , une fois doublé par les plus rapides, les écarts se sont creusés.

C'est vers le 12ème que je vais vraiment commencer à en ch... dans les côtes.
La remontée accidentée du Bois Jo va me faire souffrir et je vais y laisser un peu de temps.
Mais, les coups d'oeil au chrono m'indiquent que je suis largement en avance sur mon objectif du jour alors je gère.
De toute façon, j'arrive à relancer dès que c'est moins pentu donc je continue à forcer, forcer, forcer.
J'arrive à gratter deux concurrents qui pourtant étaient bien loin devant.
Et, à l'arrivé sur le site final d'Atlantis, j'ai en point de mire un petit gars que j'ai à coeur de griller avant la ligne d'arrivée.
Ca va bien m'aider non seulement à ne pas relâcher mais à forcer comme un bourrin pour atteindre ma cible quelques dizains de mètres avant la ligne.
Après un premier kilo en 4'00", je boucle le dernier en 4'08", pas mal!

1h24'48" à mon chrono, super au vu de ma condition physique du jour.
Une moyenne de 12,7 km/h qui me satisfait si l'on tient compte des difficultés du tracé.
60ème / 252
6ème V2 / 36

Je ne traînerai pas trop car le vent me refroidi vite.
La pluie s'invitera alors que je quitte le site...

Maintenant, en route vers le marathon de Nantes.
Pas de prépa spécifique, pas d'objectif BE
LienLe site AtlantiSport EnvironnementLien
Page 10 - Article N°325
jack le 28/03/2014 à 16:40
Et bien JC, tu tiens la grande forme.
A croire que le bain de boue du Landreau t'a fait un bien fou ! TG
Bonne continuation à toi et bonne chance pour Nantes.

Récits compétitions
Idx N°38509/03/2014 à 18:32 - Orvault : un semi de printemps !
Partager
imprimer
Décontracté, c'est le moins qu'on puisse dire. Je suis arrivé décontracté à Orvault ce matin.
Température printanière, content d'être là, pas d'objectif. Juste profiter.

C'est l'avantage de se faire une compétition non planifiée, comme ça, décidé à l'arrache la veille au soir.

Côté physique, je n'avais pas mis tous les atouts de mon côtés. 4 séances d'entrainement cette semaine et des fractionnés vendredi, tout ça avec les jambes en plombs résultant de mon défi des Fondus et de ses 78 kms de flotte et de boue.

Mais, fait rien, j'avais envie d'y être. J'y étais.
Je n'avais pas couru ce semi-marathon d'Orvault depuis des années mais dans mon souvenir le parcours était assez pentu avec beaucoup de côtes, de relances et de faux-plat.

Je retrouve donc mes amis Ovésiens sur le parking du centre Leclerc Grand Val vers 9h30, fais la connaissance de nouvelles têtes.
Tout juste un petit échauffement pour ne pas partir à froid tout en conservant un maximum d'énergie.
Energie dont j'ai peur de manquer vu la forme affichée durant la semaine.

10h15, c'est parti. Avec le pacer des 2h00, je suis englué dans la foule ce qui m'oblige à partir lentement.

Mais, dès le deuxième kilo, je m'aperçois que je suis déjà à un rythme élevé : 4'21" !
Que faire, c'est un peu tôt pour y croire et puis un long faux-plat nous attends.
Et voilà, les kilos défilent sans forcer et même avec les côtes, je reste largement sous la barre des 5 minutes au kilo.

Les côtes, là je sens bien que mes cuisses sont encore sous le coup de mon Défi d'il y a quinze jours. Je peine à garder la cadence.
Mais dès que le dénivelé m'est plus favorable, je vole : 4'18", 4'16", je n'en reviens pas.

La deuxième moitié du semi est bien plus accidentée. Je vais laisser pas mal de secondes dans les montées.
Les jambes sont un peu fatiguées.
Mais, si je ne peux plus accélérer, je ne ralentis pas beaucoup non plus.
Mon objectif se précise à 1h45', se transforme au fil de la route en objectif de 1h40' puis je me dis que moins de 1h40', c'est jouable... à condition de tenir quand ça grimpe.

J'oscille entre 4'30" et 4'50" selon les aspérités : la machine souffre un peu (mais à peine), tient bon.
Le 20ème est en descente : je le boucle en 4'25".
Là, j'ajuste mon objectif à moins de 1h38' car je sais que le final est terrible avec son mur suivi de plusieurs long faux-plats.

La descente sur le parking du centre commercial et les derniers hectomètres, je les boucle à plus de 15 km/h avec une pointe à 17 !

Quel bonheur de franchir la ligne avec une telle facilité.
1'37'40" à mon chrono : inespéré.

Je récupère mon T-shirt technique et un sac de victuailles.
Avec les amis qui sont déjà arrivés et ceux en terminent, nous referons longuement la course sous un magnifique soleil.

Je me félicité d'avoir eu la bonne idée de m'inscrire à cette course hier soir.
Maintenant, dans deux semaines, le trail AtlantiSport : 18 kms sur mes terres et des côtes, je vais encore en manger ER

LienLe site du semi-marathonLien
Page 11 - Article N°324

News
Idx N°38408/03/2014 à 19:21 - Orvault : sur un coup de tête !
Partager
imprimer
5 bonnes heures de guitare aujourd'hui pour commencer à apprendre le solo de Stairway to Heaven de Led Zep RK
J'ai fini par avoir mal aux doigts BN

Un petit tour sur mon PC pour reposer mes phalanges meurtries et voir si je pouvais aller courir demain matin avec des amis ovésiens.

Demain, un temps superbe est annoncé et je n'avais pas envie d'aller courir seul.

Un RdV à Procé, classique mais tous mes compagnons de route habituels sont en lice pour faire le semi d'Orvault.
Un petit tour sur le site du semi et là, je vois ST je vois ST je vois ST... qu'il est encore possible de s'inscrire à condition de se rendre au centre commercial Grand Val... avant 19h00.

Bon, je n'ai pas encore complètement récupéré de mon défi des fondus et de des 78 kms en deux jours d'il y a deux semaines à peine.
Que faire...
Il est 18h00.
Ni une, ni deux. Je chausse mes baskets, sort la Scénic du garage et zou !

Il est 18h27 et je ressors du Leclerc Grand Val avec le dossard N°438 ER

Bon, maintenant, côté stratégie de course, ben , ce sera au feeling...enfin fonction de ce que mes gambettes voudront bien donner sur ces 21,1 kms.

LienLe site officielLien
Page 11 - Article N°323

News
Idx N°38304/03/2014 à 09:32 - Marathon de Nantes : j'voulais pas...
Partager
imprimer
L'année dernière, je ne voulais pas faire le marathon de Nantes : c'est pour coacher un copain sur son premier challenge que j'ai finalement signé. Bon, je ne regrette pas car c'était un belle expérience.

Du coup, cette année, j'avais dit EL EL EL

Et c'était sans compter sur... mon Isabelle LO

Oui, je l'affirme haut et fort : c'est de sa faute!

Elle n'a pas trouvé mieux que de participer à un concours OUEST-FRANCE pour gagner une inscription au marathon de Nantes DD
... et elle a gagné la bougresse.

OUI, elle a gagné le droit de me faire courir 42 bornes.

Comment refuser, hein, comment GR

Ce sera mon 5ème Nantes, mon 35ème marathon.

LienLe site officiel du marathonLien
Page 11 - Article N°322

Récits compétitions
Idx N°38201/03/2014 à 18:07 - Défi des Fondus : en images
Partager
imprimer
Ce matin, les photos de l'édition 2014 du Trail du Vignoble Nantais ont été mises en ligne sur le site de fondus du Vignoble.

Je vous ai concocté un petit patchwork des images du weekend.
Cette épreuve restera un beau souvenir même si elle a été synonyme de grosse galère.

Voilà, jeudi, petit footing de reprise : 8 kms sans grosse fatigue, juste les mollets encore un peu durs.
Ce matin, 12 km et une belle foulée.

Il va falloir penser à la suite du calendrier...

LienLe site du TVNLien
Page 11 - Article N°321

Récits compétitions
Idx N°38124/02/2014 à 10:01 - Défi des Fondus : la gadoue !
Partager
imprimer
Défi n'est pas un vain mot.
Fondu... non plus !

Pour mon premier rendez-vous avec la compétition cette année, je n'avais pas fait dans la demi-mesure.
Pour la première fois, j'allais m'aligner au départ de deux courses sur le même weekend : deux trails, un nocturne de 21 kms et un diurne de 57.
Je n'imaginais pas en baver autant.

Premier acte, samedi soir, 19h00 :
Arrivés au Landreau en mode co-voiturage avec Didier et Frédérique, nous commencions par récupérer nos lots, récompenses avant l'heure : un T-shirt technique et une bouteille de Muscadet.
Eh oui, nous sommes bien au coeur du vignoble TG

Je retrouve sur place, Thierry, François, Cyrille, Jean-Pascal, Rodolphe, Lydie,... tous mes amis OVS et CLM.

Nous savons déjà que les sols, gorgés d'eau depuis des semaines d'intempéries (il a plu toute la matinées encore), vont être boueux et que ce ne sera pas facile. Mais l'envie d'en découdre est bien là : quatre mois sans compétition, c'est long.

19h00, nuit tombante, frontale allumée, météo fraîche mais sans pluie, le départ est donné. Sur fond musical, un couloir de fumigènes rouges et de spectateurs borde nos premières foulées, super GH

Mon deuxième trail nocturne après Ecuillé en 2009 : je retrouve cette ambiance feutrée, le silence de la nuit uniquement troublé par le bruit de nos pas et de nos conversations. Les colonies de lucioles, nos frontales, qui ornent la nuit. Une ambiance très joyeuse et décontractée.

Et de la bonne humeur, il en faudra pour affronter les difficultés de ce parcours de 22 kms au final.

Pas de gros dénivelés, non.
De véritables bourbiers géants, des passages à gué, de l'eau jusqu'aux genoux, des glissades, des chutes, des chaussures perdues dans la gadoue...
La boue fait ventouse et s'en extraire demande de gros efforts. les descentes et remontées de talus nécessitent de la confiance en son fessier et des compétences de cascadeur.
Encouragé par Clément et Valérie, je retrouve Thierry pour la dernière boucle. François, lui, a dû abandonner sur entorse.
Nous aidons les féminines qui nous accompagnent à franchir certaines portions vraiment difficiles.
Un peu de barbelés à franchir également, électrifiés pour le fun ST

Au final, même en aillant couru lentement en prévision du lendemain, j'ai l'impression d'avoir forcé plus que prévu.

Retour à la maison vers 23h30. Impossible de m'endormir.
Debout 4h30, nuit blanche, cuisse fatiguées, l'épreuve qui m'attends me fait peur... le spectre de l'abandon est bel et bien présent.

Deuxième acte, dimanche 7h30 :
Pas de compagnon de route ce matin, je prends seul le chemin du Landreau.
Avantage, moins de monde en cette heure matinale, je peux me garer à deux pas du point de départ et d'arrivée, sur le parking même du lycée.

Nous sommes 380 à nous aligner sur les 57 kilomètres annoncés : 96 sur le défi des fondus, reconnaissables à nos dossards verts.

Départ plus confidentiel que la veille : il n'est que 7h30.

La boue de la veille est toujours là. La fatigue musculaire présente dès les premiers kilos.
Je pars donc en queue de peloton, accompagné par les vélos balai.
Vitesse minimale, doutes sur ma capacité à boucler l'épreuve à leur maximum.

Heureusement, même si un vent froid nous saisi par moment, une journée ensoleillée s'annonce et c'est tant mieux. S'il avait plu, je crois que j'aurai capitulé très tôt.

Les kilos s'enchaînent doucement : une moyenne légèrement supérieure à 8 km/h pour ne pas être hors délai au premier contrôle.
Pour économiser mes forces, j'ai décidé de franchir les champs de boue en marchant dès que le niveau dépasse la chaussure.
Et je vais marcher...
Je vais finir par haïr la boue.
Je profite de chaque passage en terrain dur pour reprendre du rythme.
De nombreux passages dans l'eau, dont un de plusieurs centaines de mètres où le niveau efface mes rotules, nous permettent de laver nos chaussures, de nous geler les orteils... et les mollets!

Mais passé le 25ème, à ce régime, je commence à en avoir marre. Une forte envie d'abandonner s'installe.
Le pied qui butte sur une racine, chute sans gravité.
Crampe au mollet.
Crampes dans les cuisses aux montées de marches.
Monter, descendre, courir, marcher... ne pas abandonner.
Je discute dès que je peux mais ceux avec qui je converse sont dans le même état d'esprit : raz le bol CH
A un poste de contrôle, un concurrent abandonne devant moi : il s'entend dire "Il faudra attendre. Les deux ambulances sont déjà prise pour rapatrier des coureurs".

Mes trois compagnons de galère du 30ème ont décidé d'arrêter au ravitaillement du 43ème. Moi, même si le soulagement me parait être la meilleure solution, je me dis que ce ravito me donnera un peu de répit et que je déciderai le moment venu.

Et, elle m'aura fait du bien cette pause. Comme pour les précédents, aux 15 et 24ème, je me baffre tellement j'ai faim et soif. Je discute beaucoup, fait quelques étirements... et décide de repartir. L'abandon serait la pire des souffrance : alors, souffrons.

Ce qui ne sera pas le cas. J'ai retrouvé le moral et l'énergie de courir. Le kilos défilent bien plus vite. Je me fais d'autres compagnons de route qui, comme moi, ont la volonté d'aller au bout malgré la fatigue et la lassitude.
Et, à discuter, le temps passe plus vite, la boue est moins omniprésente, le vent devient une simple gêne.
On se retrouve très vite au 50ème, point dégustation muscadet, que nous ne mettrons pas à profit : de l'eau, rien que de l'eau, le viticulteur qui nous a ouvert sont entrepôt pour l'animation ne s'en offusquera pas.

Encore un passage à gué, avec corde de franchissement, et le lycée de Briacé réapparait.
C'est avec une belle petite foulée que nous franchissons le portique final. Un responsable nous félicite et nous serre chaleureusement la main.

Pas à dire, je suis fier d'avoir eu la volonté d'aller jusqu'au bout.
Un dernier ravitaillement, une bonne douche et un bon repas offert par l'organisation aux 'Fondus' que nous sommes.

78 kms en deux jours, 10h30 de course, cette épreuve restera pour moi parmi mes plus belles galères de coureur.

Deux mots (quand même) pour souligner une très, très bonne organisation, remercier des bénévoles chaleureux.
Une belle épreuve, certes mais à ne pas sous estimer... 15% de taux d'abandon, ça résume bien ce qu'est ce trail du Vignoble.



LienLe site du TVNLien
Page 11 - Article N°320
symphorien le 24/02/2014 à 18:59
BRAVO mon JC tu n'as rien lâché jusqu'au et rien que pour ça tu mérites le plus grand des respects ;-)
didjeb le 24/02/2014 à 20:52
Bravo man !!!!!!!!!!!!!!!!!!
CM les jeunes se la racontent moins
jack le 26/02/2014 à 21:43
Un grand BRAVO à toi JC !
Quel bel exploit d'avoir enchaîner la nocturne et le 57 le lendemain. J'imagine ce que tu as pu ressentir le dimanche comme souffrance et ... comme bonheur. Chapeau JC GH
J'étais sur le parcours (vers le km 44) pour encourager des potes (Fred 6H05 et Hervé 6h25, ils n'avaient pas couru la veille et en ont C... eux aussi).
Bonne récupération car tu dois avoir des jambes de bois en ce moment WK
De mon côté, galère, toujours pas couru depuis près de 3 mois et dire que je suis pris pour l'UTMB (fin août) SH
A +
URéponse de bobosse44 le 27/02/2014 à 22:03
Respect JC. Tu en as chié sur ce 54 transformé en 57...et même moi, sur le 22 de dimanche, j'en avais raz la casquette de la boue !!! Conditions vraiment difficiles, ce n'était plus de la course à pied... mais quelle volonté d'aller au bout de ton défi. Alain MIMOUN disait : "il ne faut ne jamais abandonner" et tu as fait tienne cette devise. Un grand bravo RP et un grand palsir d'avoir couru une partie du 22 nocturne avec toi. Bonne suite de récupe à toi et à bientôt...mais sans la boue !!!


News
Idx N°38020/02/2014 à 18:01 - 2 jours, 2 courses, un dossard
Partager
imprimer
... ça c'est le Défi des Fondus.

Je viens tout juste de récupérer mon dossard. Mon premier dossard de l'année.

Ce qui m'attend ce weekend, c'est donc le Trail du Vignoble au Landreau pas bien loin de Nantes.
Le défi, c'est un trail nocturne de 21 kms samedi prochain à 19h00 et un trail diurne de 57 kms le dimanche à 7h30.

Les 54 kms initiaux se sont transformés en 57 car le parcours a dû être revu suite aux intempéries des semaines dernières qui ont rendues certaines portions impraticables.
Il faudra faire avec en espérant que la météo ne soit pas trop catastrophique SD

Mis à part deux interruptions dues à une belle gastro et une rhyno-pharyngite, j'ai fait une belle prépa et avalé beaucoup de kilomètres ces dernière semaines.

Pas d'objectif sinon celui de bien gérer ce qui est une première pour moi : deux courses en deux jours.

Là, je suis dans ma phase repos.... impatient d'être à samedi BE

LienSite du Trail du VignobleLien
Page 11 - Article N°319

Rétrospectives
Idx N°37906/01/2014 à 12:31 - 2013 : vaches maigres...
Partager
imprimer
Avant de jeter un oeil sur 2014, je m'adonne à mon traditionnel exercice du rétroviseur.

Il y a longtemps que je n'avais affiché un aussi maigre bilan sur le plan sportif.
Et pourtant, j'ai couru, couru, couru en cette année 2013.
Pour la deuxième fois depuis que je tiens mon carnet d'entraînement, j'ai dépassé les 3 000 kilomètres.
Avec mes amis d'OVS, j'ai sillonné la proche région nantaise pour mon plus grand plaisir.
Mais pour ce qui est des compétitions, marathons et autres réjouissantes de grande envergure, j'ai dû plier sous le poids des impondérables.
Seulement 2 marathons en début d'année : un seul rendez-vous CLM à Nantes, un seul déplacement à l'étranger, Prague.
Même en me limitant par la force des choses aux courses locales, grippe et gastro ont évincé de mon palmarès deux belle courses, le Trail nocturne du Vignoble et la Corrida de la Beaujoire.
A peine remis de ma grippe, j'ai fait ce que j'ai pu sur le semi de la Brière mais les jambes n'y étaient pas. Pas plus qu'elles n'y étaient pour ma dernière course de l'année où j'ai dû lever le pied pour ne pas aggraver une blessure naissante.

Au final, seulement 10 compétitions toutes catégories confondues :

Bon, ça fait un peu pleurnichard tout ça CF
Passons aux choses plus réjouissantes (quoi que...).
J'ai quand même eu la chance d’être tiré au sort pour participer au marathon de Berlin 2014, plaisir un peu gâché par le fait que les amis Ovésien avec lesquels j'avais planifié le déplacement n'ont pas tous eu cette chance et ne me suivront pas dans l'aventure.
En espérant que rien ne m'empêchera d'y participer...

RK Reste la musique qui m'aura beaucoup apporté en 2013... et beaucoup repris.

Avec l'école de musique de Bouguenais, j'ai réussi à intégrer mon premier groupe rock et réalisé mes premiers pas sur scène, de la belle et grande émotion.
Trois belles vidéos.
Malheureusement, en septembre, la direction de l'école à décidé de réserver ce groupe aux ados... exit les adultes, big déception CR

Fait rien, avec mon fils et des amis communs, nous avons décidé de monter un petit groupe.
Les premières répétitions ont été non seulement prometteuses mais associées à de super moments alternant travail et super ambiance.
Là encore, les vidéos attestent du plaisir pris à jouer ensemble.
Joie de courte durée, une fois encore, puisque le groupe c'est délité début décembre avec le forfait d'un de ces membres actifs...

Voilà le reflet un peu amer de cette année 2013... qui s'est terminée sur une sévère gastro, course ratée, réveillon à la diète CH

Pour ouvrir la porte à 2014, je me suis de nouveau inscrit au Trail du Vignoble en version 'Défi des Fondus' : 21 km de nuit le samedi et 54 le lendemain... pour rattraper 2013 GR
Nouveau défi musical, je fais un essai avec un nouveau groupe rock le 7 janvier... SD

Allez, on y croit BE
Page 11 - Article N°318