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Petit blog d'un coureur ordinaire
France29/10/2017Trail Urbain Nantais (14,9 km)Pour me remettre de mon 50ème marathon..
France05/11/2017Trail de l'Hyrôme (27 km)Et de deux !
Lundi 23 Octobre 2017Bas de page
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Récits compétitions
Idx N°44604/10/2015 à 18:10 - Course nature de la Vallée du Cens : pas si mal !
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Lundi dernier, en RTT, je prenais un peu de temps devant mon PC à la recherche de quelques courses à mettre à mon agenda.
Plus moyen de s'inscrire au trail de Mauve en vert, dommage.
J'optais donc pour cette course nature de 18 kms à Orvault.

La vallée du Cens, je la connais pour y avoir pas mal traîné mes running mais cette course je ne l'avais encore jamais courue.
L'occasion était donc rêvée.

14h15, je retirais mon dossard, le N°204, et retrouvais sur place le groupe OVS du jour emmené par Marlène.
Météo plus ensoleillée et chaude que prévue, heureusement que le parcours s'annonçait ombragé.

Côté forme, pas l'extase. Deux semaines seulement après mon marathon de Tours, mes jambes étaient ces derniers jours un peu réticentes à la reprise de l'entraînement. Je ne m'attendais donc pas à péter les scores.
Connaissant les aspérités du parcours, le mot d'ordre était : sagesse.

15h15, après un modeste échauffement, nous prenions le départ.
Les 2 premiers kilos totalement plats, idéal pour ma mise en jambe, me permirent de me placer en "début" de peloton en prévision des monotraces annoncés et de leurs fatales et chronophages queues leu-leu.

Il fait chaud et j'ai très vite soif, terriblement soif.
Mes jambes ne sont pas encore au top quand nous attaquons les premiers sentiers : escarpés, sinueux, obligeant à de constantes relances, je peine un peu.

Quelques coureurs me doublent mais ça je m'y attendais.
Je les laisses me décrocher sans accélérer car je n'ai pas les moyens nécessaires pour trop donner en ce début de course.

Au 7ème kilo, nous rejoignons le site de départ et, enfin, le premier ravitaillement.
Je m'arrête et bois goulûment un grand verre d'eau.
Difficile redémarrage CF
Heureusement c'est une partie de plat et, pas le choix, je gère.
Me fais encore dépasser par quelques coureurs.

S'en suit un long, très long faux-plat qui me fait terriblement ralentir.
Ce qui me rassure, c'est que mes poursuivants restent derrière et semblent autant souffrir que moi.

Vers le 9ème kilo, je suis annoncé à la 53ème place.
Plutôt surprenant car je ne pensais pas être autant "devant".
Doublé dans la foulées par 3 coureurs, puis par 3 autres peu après, je sais que je ne tiendrais pas le rythme jusqu'au bout mais je me fixe comme objectif de rester dans les 100 premiers.

"Le métronomique Jean-Claude", c'est que que j'entends derrière moi avant de me faire rattraper par un de mes lecteurs.
Discuter un peu me fait du bien. Je me résigne à le laisser partir devant.

Résigné à ne pas faire d'exploit mais pas pour autant à la dérive, en vieux briscard, je gère bien mon allure et les constantes relances du parcours me sont plutôt favorables.
Plus personne ne me double et, mieux, je rattrape et double quelques concurrents.

Le parcours est vraiment très agréable : beaucoup de sous-bois, de sentiers verdoyants, vraiment un coin superbe.
Les montées et descentes, parfois abruptes, sont techniques et nécessitent une grande vigilance.
Mes cuisses souffrent mais ne me lâchent pas.

Les kilomètres passent au final assez bien même si ce n'est pas un jour de grande aisance.
Je m'arrêterai brièvement pour boire au deuxième ravito vers le 13ème.
Peu avant le 14ème, la première féminine est annoncée juste derrière moi.
Je pense qu'elle ne va faire qu'une bouchée de moi.
Mais non, dans les montées, je grimpe un peu mieux.
Dans les descentes, je descends un peu mieux.
Sur les parties plus roulantes, c'est elle qui roule mieux RP

Un vrai mur dans le dernier kilomètre que je monte main sur les cuisses.
J'ai un petit avantage sur ma poursuivante : je connais bien la fin du parcours... de la descente principalement.

Je donne alors tout ce qui me reste mais ne prends pas le large.
Je termine au max de ce que je peux donner, quelques secondes à peine devant cette première féminine qui était à deux doigts de me croquer sur le fil.

Je m'arrête tout juste la ligne franchie pour l'applaudir et la féliciter.
Un coup d'oeil à mon chrono : 18 kms en 1h40'30", inespéré.
Je suis vraiment content de ma gestion de course du jour.
Malgré tout, je suis trempé de sueur et complètement explosé.

Peu après arrivent mes amis ovésiens : tout le monde est satisfait de sa course et c'est bien là encore une fois l'essentiel.
Les classements sont déjà affichés au sortir du site et là, deuxième bonne surprise, je suis classé 58ème BL
Pas à dire, j'ai bien tenu le choc et quand je vois que le premier n'a tenu qu'un 13,5 km/h de moyenne, je me dis que cette course n'était vraiment pas facile.

Voilà, je donnerai une très bonne note à cette course : belle organisation ,bénévoles généreux, parcours magnifique.
A faire si vous passez dans le coin.

Ah, je ne vous ai pas tout dit.
Devant mon PC ce lundi là, je me suis également inscrit au trail urbain nantais du 25 octobre : celle-là, je la fais tous les ans. Terriblement dure mais géniale côté parcours et ambiance.
Et j'ai signé pour l'Ecotrail de Paris du 19 mars 2016 : 80 kms dans la vallée de Chevreuse avec un final au premier étage de la Tour Eiffel...

Quelques jours avant, j'avais rempilé pour le marathon de La Rochelle du 29 Novembre. Pourquoi, tout simplement parce que mon fils y poursuit ses études et que j'y ai, pour deux ans au moins, un pied à terre ER

Allez, par pure sagesse, je ferai l'impasse cette année sur les Foulées du Tram, histoire de ménager la mécanique.
Voyez, des fois, je suis raisonnable MD

LienLe site Web de la courseLien
Page 6 - Article N°370

Marathon
Idx N°44221/09/2015 à 18:56 - Marathon de Tours : dure la quarantaine !
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Hier, j'ai franchi le cap des 40 marathons.
Mais ce marathon de Tours n'a pas été des plus simples.
La météo était parfaite quoique un peu chaud sur la fin.
Les jambes, pas au top, on subit la loi de mon estomac qui, au 20ème kilo, a décidé de refuser de continuer.

Sans plus pouvoir adsorber le moindre liquide, j'ai tenu un rythme correct jusqu'au 36ème où, tour à tour (humour), point de côté puis crampes à répétitions m'ont scotché au bitume.

J'ai réussi de justesse à finir sous les 4 heures mais dans la douleur.
Pas grave, c'est le jeu.

J'ai passé un bon weekend avec Didier, Frédérique et Jean-Pascal.
Tout celà sera détaillé dans mon futur récit.

PS : ce soir, j'ai signé pour le marathon de La Rochelle du 29 novembre ER
LienLe journal du marathon de ToursLien
Page 6 - Article N°369

Récits compétitions
Idx N°44003/09/2015 à 12:46 - Trail du Sillon : Happy (mais) Cash !
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Il était temps de boucler ce mois d'août où j'étais censé me reposer et entamer une reprise en vue du prochain marathon de Tours (20 septembre).

Pour la 3ème fois ce mois-ci, je me retrouvais donc à attendre le coup de feu libérateur dans un peloton massé derrière une ligne de départ.

Après St-Michel-Chef-Chef et ses 10,2 kms ER...
Après La Pommeraye et ses 33 kms avec 1 000 mètres de dénivelé positif ER...
... c'est à Savenay, en compagnie de Frédérique, Didier et Serge, que je m'attaquais pour la 4ème année consécutive à ce trail du Sillon.

Pas question de battre des records cette année : même avec une semaine de repos, un trail comme celui de La Pommeraye laisse des traces et je ne devais pas hypothéquer la suite de ma saison - bien chargée - en prenant trop de risques.
Le but était donc de faire une belle sortie longue en résistance.

La journée s'annonçait chaude et, en cette belle matinée, la température me laissait présager une fin de course difficile : j'ai horreur de la chaleur CR

8h30, je partais donc sur une base de 2h45', un petit 11 km/h de moyenne : ce qui au vu des 600 mètres de dénivelé annoncés me paraissait raisonnable.

Toujours ce même parcours bucolique en sous-bois, à travers champs, sentiers et chemins caillouteux, toujours ce même plaisir.
Le trail, c'est l'éclate totale ER
Pas trop compliqués, les 12 premiers kilos, pas plats pour autant, se contentent d'onduler sans trop grosse difficulté.
J'ai donc tenu mon rythme sans trop forcer.

C'est après que les choses se sont durcies.
J'ai donc payé cash !
L'enchainement de côtes et descentes m'a ramené à la dure vérité : je n'avais pas totalement récupéré des efforts du dimanche précédant.

Et mes muscles me l'ont fait comprendre à leur façon en rechignant à l'effort dans les grimpettes.
Heureusement, sur le plat et dans les descentes, ces derniers me laissèrent en paix et je reprenais à chaque fois une bonne cadence.

C'est aux alentours du 17ème, que nous avons dû porter assistance à un coureur qui venait de se faire piquer par des frelons. Couvert de boursoufflures rouges, il souffrait énormément. Nous l'avons aidé à rejoindre le chemin à travers champ en franchissant une clôture en barbelés. Un concurrent ayant un téléphone portable à appelé les secours et à pris sur lui de rester avec le blessé.
Nous, nous franchissions les barbelés pour couper à travers champs et éviter le nid fatal.

Quelques petites minutes lâchées pour la bonne cause... mais quelques minutes de refroidissement... le redémarrage fût donc un peu laborieux.
Un peu plus tard, j'étais rejoint pas un coureur, tout de rouge drapé. Un lecteur de ce blog, qui m'a reconnu et auquel je n'ai pas demandé son prénom (damned !) mais avec qui j'ai conversé avec un grand plaisir.
Nous ferons le yoyo quasiment jusqu'au bout.

Les kilos se sont donc enchainés, sans pression, au rythme de côtes de plus en plus difficiles à grimper et de ces reprises de rythme qui me permettaient de ne pas trop décrocher côté chrono.

24ème, nous retrouvions les coureurs du 18 kms, partis un peu plus tard, pour une fin de parcours commune.

Le lac de Savenay, c'est vite profilé.
J'avais bien en mémoire les deux dernières difficultés que j'ai franchies avec ce qu'il me restait d'énergie.

L'arrivée sur le stade... en sprint, juste histoire de gratter une place... "pas dans l'esprit trail" ai-je lu dans un article phylosophico-pourri quelque part sur le Net.
Oui, peut-être... ou peut-être pas : ce qui compte pour moi, c'est de participer, de donner le meilleur et de me faire plaisir.
Et, dimanche dernier, j'ai pleinement atteint cet objectif.

Et le chrono m'interrogerez-vous ? dans l'esprit trail ou pas ? demandez-lui.
Pour moi, il indiquera 2h42'58" et m'offrira une 85ème place sur les 296 arrivants.

Frédérique, Didier et Serge boucleront fièrement la distance : Fred, prendra la 4ème place au général féminin RP

J'aurai à nouveau l'occasion de discuter avec un autre lecteur de ces modestes pages. Avec Denis, nous deviserons test à l'effort et plaisir de partager notre passion.

Mon 3ème trail du Chalenge Nature Loire-Atlantique pour cette année, me verra récompensé par un cadeau supplémentaire : un bonnet et des gants Raidlight.

Maintenant la sagesse, la vraie, s'impose : je vais tranquillement m'entrainer jusqu'au prochain grand rendez-vous à Tours, mon 40ème défi marathon.


LienSite de l'UACSLien
Page 6 - Article N°368
Denis le 03/09/2015 à 22:56
Bonjour Jean-Claude,

Je suis la personne qui t'a impoliment interpellé à la fin du trail. Encore un article passionnant à lire, drôle et joliment écrit. Allez, j'arrête la pommade.

Voilà ce que j'ai écrit sur ma page facebook.

Beaucoup de souffrances pour rallier mon premier 30 km, un trail très exigeant entre Savenay et Saint-Etienne-de-Montluc, avec 600 mètres de dénivelé et des sentiers peu roulants encombrés de pierres et de racines. La course était également agrémentée de fossés boueux et de barbelés à franchir. Rien à voir avec mon 27 km de juin dernier. Heureusement, le parcours très ombragé nous a permis de ne pas trop ressentir la moiteur ambiante.

Le premier souci est arrivé avant la course. Dix minutes avant le départ, gros coup de stress, je me rends compte que si j'ai bien pris ma poche d'eau (le camelbak pour les initiés), le petit sac à dos attitré est resté à la maison. Je n'ai pas d'autre solution que d'utiliser un vieux et grand sac de randonnée pour y mettre ma réserve d'eau. Finalement, cela n'a pas été un grand handicap pendant la course même si j'ai passé les premiers km à me battre avec les lanières qui me gênaient.

Alors que j'étais pourtant parti très lentement, le premier coup de mou est arrivé dès le 9è km, juste après le premier ravitaillement. J'ai retrouvé un peu d'énergie par la suite, notamment à l'occasion d'un embouteillage de coureurs pour passer sous des barbelés qui m'a permis de souffler tout en m'alimentant correctement. Mais les mauvaises sensations initiales se sont amplifiées à l'entame des cinq derniers km avec l'apparition des premières crampes, d'abord à une cuisse puis aux mollets. La fin de course a été un chemin de croix, à slalomer entre les derniers coureurs du 18 km que nous avions rattrapé et à gérer tant bien que mal ces douleurs musculaires.

Au final, j'ai rallié l'arrivée en 3h01, soit une moyenne décevante de 9,9 km/heure. Je suis classé dans le ventre mou à la 179è place sur 296 coureurs et 331 inscrits, à mi-chemin entre le vainqueur (2h00) et le dernier concurrent classé (4h08). Maintenant, place à la récupération tout en buvant une bonne bière devant Bordeaux / Nantes.

PS : le passage de barbelés serait dû à un détournement du parcours pour éviter un nid de frelons qui ont piqué vingt coureurs.
URéponse de fondjede le 04/09/2015 à 18:08
Sympa Denis de nous faire partager "ton" trail du Sillon.
Au plaisir de te retrouver ici ou là.


Récits compétitions
Idx N°43926/08/2015 à 10:59 - Trail des Moulins : montées difficiles et descentes délicates
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L'image est parlante.
Dimanche dernier, avec Didier et Romain, nous nous sommes offert une belle ballade en Maine et Loire, un grand moment sportif et un bon bol de rigolade.

Ce trail n'était pas prévu à notre calendrier.
Il aura fallu 5 minutes à déconner sur Facebook à la recherche d'une idée de sortie, pour nous décider... et nous inscrire.
32 kms et 1 000 mètres de dénivelé positif annoncés, ça ne nous a pas fait peur : à seulement une semaine des 30 kms de Savenay et de leurs 500 mètres de D+, était-ce bien prudent GR

6h45, pluie battante depuis la veille, nous avions rendez-vous chez Didier pour le départ direction La Pommeraye et la 10ème édition de son trail des Moulins.
70 kms plus tard, nous nous présentions au complexe sportif local pour retirer nos dossards : le N°261 pour cette fois.
Avec le dossard, nous était également remis un t-shirt technique noir à effigie de l'événement.

Les cieux se révèleront clément avec nous car la pluie cessera quelques minutes avant le départ à 8h30.
Vu la distance et les difficultés annoncées, nous avons évité la phase d'échauffement.
Mon objectif du jour était simplement de ne pas trop puiser dans mes réserves en prévision de mes prochaines échéances (30 kms de Savenay et marathon de Tours).

Donc, au coup de feu libérateur, nous fermions la marche et sortions du stade sous les acclamations d'une petite foule... mais en queue de peloton.

Dés la sortie de La Pommeraye, le paysage vallonné (c'est le moins qu'on puisse dire) de la campagne environnante nous a séduit. Et, c'est sans surprise que nous attaquions nos premières grimpettes et descentes au milieu de vieilles pierres et autres vignobles.

Romain, bien en jambes, nous lâchera vite. Moi et Didier, en mode diesel, il nous faudra une bonne heure pour commencer à trouver des sensations.

Pas de grandes difficultés annoncées sur les 15 premiers kilomètres, plutôt plats en bordure de fleuve et très agréables. Du sable (eh oui!), des cailloux, de la boue, de l'eau, de la prairie, nous courrons sur tous les types de terrains possibles.

Malgré tout au 12ème kilo, nous faisions halte à cause d'un énorme bouchon.
La faute à une ressource unique mais nécessaire : une corde.
Car, pour franchir la première grosse patate du jour, sur ce terrain rendu glissant par la pluie, il fallait l'aide d'une corde.
Dur pour les bras, car l’ascension fût longue et lente.
Ce kilomètre nous coûtera 18 minutes ST

Reprendre la course après s'être complètement refroidi et enchainer avec notre première "descente délicate", fût quand même un peu dur.

A partir du 16ème kilo, et du premier ravitaillement, la course va changer de braquet : quasiment jusqu'au bout, nous enchaîneront "montées difficiles" et "descentes délicates", à chaque fois annoncées par des petit panneaux préventifs.
Les "montées difficiles" sont de véritables murs quelques fois infranchissables sans l'aide de cordes.
Les "descentes délicates" sont de véritables murs quelques fois infranchissables sans l'aide de cordes DD

A deux reprises, mon postérieur atterrira dans la boue, la faute à des crampons inopérants TG

Des 7 ruisseaux annoncés, seul deux nous obligerons à courir dans l'eau : à mi-cuisse pour le plus profond. Les autres, étroits et pourvus de pierres affleurantes, ne nous obligeront pas à faire trempette.

Partis derniers certes, nous ne le resterons pas bien longtemps.
Notre début de course très prudent va nous permettre de doubler beaucoup de concurrents partis trop vite et arrivés un peu émoussés au pieds de ces véritables défis physiques.
Moi, c'est tout l'inverse : ma forme croît avec les kilomètres. Didier peine à rester avec moi.
Jusqu'au 20ème kilo, je ferai tout pour rester avec lui. Nous discuterons sans relâche. Mais, ensuite, pour ne pas me laisser user par un tempo devenu trop lent, je le laisserai lâchement tomber pour filer.

Au dernier ravito vers le 28ème, je retrouvais Romain. Pas de Didier en vue.
Les coteaux de la Vache et le rocher de la Tête d'aigle (en encart sur la photo), jusqu'au 30ème kilo, ne seront qu'un enchainement de dénivelés terribles, positifs comme négatifs. Mais, pour moi, pas de gros problème : la moindre portion un peu plus plate me permettait de relancer et de doubler, doubler, doubler.

Au 31ème, la voix du speaker, se faisait entendre et les éclairages du stade affleuraient à la cime des arbres au loin.
Bien qu'un commissaire nous ait annoncé encore 3,3 kms à parcourir, en forme, je me permettais une petite accélération et distançais Romain à la faveur de la traversée d'une portion de vignoble.

A l'arrivée dans le stade, je piquais un gros sprint final.
Un mug me fût remis en récompense dès la ligne franchie.
Romain se présenta une minute et demi plus tard.
Nous attendrons ensuite Didier pour aller nous ravitailler puis débriefer assis sur la pelouse du stade. Je me taperai quand même une petite crampe en me relevant un peu promptement SM

Mes 3h55'20", face aux aspérités du jour, m'ont rassuré sur mes capacités à encaisser une distance longue et exigeante.
Ce trail quoique très difficile me laissera une superbe impression de par l'attrait du parcours, sa très bonne organisation et la gentillesse des bénévoles qui, tout le long, n'auront pas été avares d'encouragements.

De retour à La Chapelle, une petite bière à la main, tous les trois satisfaits de notre performance, nous parodierons Usain Bolt (brillant vainqueur du 100 M aux mondiaux de Pékin) pour une photo comme je les aime : du sport, des amis, de la bonne humeur... pas belle la vie ?

Allez, rendez-vous dimanche à Savenay.

LienSite de L'ASECLien
Page 6 - Article N°367

Récits compétitions
Idx N°43811/08/2015 à 10:41 - Foulées Micheloises : un 10 km plutôt plaisant
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Le début août est généralement une période sans compétition.
Cette année, pour rompre avec cette habitude, avec Didier et Lydie, nous prenions ce dimanche matin la route de Saint-Michel-Chef-Chef, petite commune côtière en dessous de Saint-Nazaire à 45 minutes de Nantes.
10 km, ce n'est pas ma distance préférée. Je dirai même que je déteste cette distance trop courte pour mon organisme qui à besoin de quelques kilomètres pour monter en température.

Mais, l'envie y était donc, c'est avec le dossard N°195 et à peine vingt minutes d'échauffement que je partais à l'assaut d'une première petite boucle d'un kilomètres autour du stade de la Viauderie.
Un peu de bitume en faux-plat montant, un peu de prairie, un peu de chemin : c'est cette alternance de sols qui fera l'intérêt du parcours.

Car les deux autres boucles de 5,5 kms seront à cette image : enchainant route, chemins, partie ensoleillées puis ombragées, en faux-plats montant ou descendant, le tracé n'était pas propice à battre des records mais restait agréable et la course s'est passée sans ennui.
Pour corser l'affaire, une portion de sable mou, précédait la descente sur la plage où, près quelques centaines de mètres, nous attendaient 84 marches : idéal pour casser le rythme DD

Physiquement, pour moi, ce n'était pas un grand jour mais pas non plus un jour de galère.
Avec une belle chaleur et des mollets durs comme de la pierre, je n'ai pas trouvé l'aisance, ni le rythme de croisière qui m'auraient permis de moins être dans le rouge.
La première grande boucle est bien passée avec des temps au kilo entre 4'02" et 4'30" selon les difficultés.
La deuxième passera beaucoup plus laborieusement : je m'accrocherai pour ne pas trop baisser de rythme. Mais le kilo avec sable et escaliers me coûtera 5 minutes pile.

Boosté par un concurrent qui, harangué par ses supporters, voulait me griller la politesse sur la ligne droite finale, je ferai un beau sprint au bénéfice duquel, je grillerai un autre coureur pour gratter une petite place au classement.

Le temps de retrouver Romain, Didier, Laure (à qui je dois ces clichés et des encouragements très appuyés) et Lydie pour un petit debriefing et nous repartirons tous satisfaits de nous et de ce que nous a proposé cette course.

10,2 kms, 44'19" au scratch et 156ème/746, ma foi, c'est toujours bon à prendre.
A l'issu de cette belle séance de fractionnés, j'irai collecter ma serviette commémorative accompagnée d'un paquet de galettes... Saint-Michel bien entendu.

Le prochain rendez-vous sera à Savenay en fin de mois pour mon 4ème trail du Sillon : un 30 kms plutôt difficile qui me servira de test pour le marathon de Tours trois semaines plus tard.

LienSite du CJACLien
Page 6 - Article N°366

Récits compétitions
Idx N°43712/07/2015 à 13:38 - Pornichet : orage et pataugeage !
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En 2014, en ce début juillet, il pleuvait !
2015, de la pluie encore mais puissance 10 !

A peine arrivé à Pornichet, l'orage éclatait et une pluie terrible dégringolait d'un ciel noir zébré d'éclairs.
Il était 8h20 en ce dimanche 5 juillet et je commençais par rester cloîtré dans ma voiture en espérant l'accalmie.

Elle n'est pas venue et je me suis forcé à mettre un pied dehors pour aller chercher mon dossard, le N°1170.
Quelques courageux s'échauffaient mais la plupart s'abritaient là où ils le pouvait CF

Retour à la voiture pour me mettre en tenue et échauffement sous une pluie battante.
Pluie qui, à 9h00, nous trempait sur la ligne de départ.

Pas vraiment motivé, pas vraiment en super forme, sur un nouveau parcours de 22 kms sans grand dénivelé, je me fixais un objectif de 1h50'.

Sable de plage sur les premières centaines de mètres, toujours difficile cette entame de course.
Ensuite, nous prenions la direction de l'hippodrome que nous traverserons pour nous retrouver sur une enfilade de chemins assez étroits.

Cette queue leu-leu imposée m'a bien arrangé car, parti à plus de 12km/h de moyenne, je sentais bien que ça n'allait pas le faire.
Doublé par pas mal de coureurs, j'ai donc fait comme d'habitude quand ce n'est pas mon jour : j'ai relativisé et aligné les kilomètres patiemment.

Le fait est que la pluie avait rendu les chemins boueux, les nombreuses passerelles ultra glissantes.
Beaucoup de flaques d'eau immenses où, pas le choix, il fallait faire trempette.
Des passages en sous-bois accidentés et tortueux où il fallait baisser la tête et garder les yeux rivés au sol pour éviter les racines et autres pièges humides.
Pas à dire, cette course fût technique.
Du coup, je ne me suis pas trop ennuyé.
Juste un peu à la peine pour tenir un rythme assez moyen.

L'avantage est que sur les portions de sable, la pluie avait fait son office. Courir sur du sable mouillé, c'est bien moins fatigant.

Jusqu'au bout, je me ferait beaucoup doubler... pas les moyens d'accrocher qui que ce soit.
Le seul homme à battre en ce jour, c'était moi-même.

Je ferai donc ce que je pouvais avec les ressources disponibles.
Je mettrai un point d'honneur à ne pas me faire griller par un concurrent qui voulait me faire la nique sur la ligne d'arrivée.
Ce sera mon seul fait d'arme du jour.

1h42'12" pour 21,58 km... bof, bof.
Pas très satisfait le JC. Juste soulagé d'en avoir fini.
La récompense, une horrible faïence de Pornic, ne rattrapera rien.

Une mini tchatche avec Jean-Pascal et Valérie et retour direct à la case maison.

J'aurai peut-être pu me passer de cette course.
Avec l'été, plus de compétition.
La reprise aura sans doute lieu fin août avec les foulées du Sillon : 30 kms assez rudes à Ancenis.

Page 6 - Article N°365

Musique
Idx N°43626/06/2015 à 19:04 - The JAXS is born !
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Depuis 1 an 1/2, je cherche à monter un groupe.
La route aura été longue et difficile : difficulté à trouver un local de répétition, à stabiliser un effectif, à trouver une voix.

Je ne voudrais pas être trop optimiste mais là, je le sens bien.
Notre formation est au complet.
La complicité s'installe.
L'ambiance est studieuse et décontractée.

The JAXS est né :
- Alexandra au chant,
- Stéphane à la guitare rythmique,
- Alain, à la basse,
- Sylvain à la batterie

.. il me reste la guitare solo, une première pour moi et un travail titanesque qui m'attend.
Notre objectif est de construire un set de 25 titres le plus vite possible.
Le ton sera résolument Rock'n Roll RK

J'espère que 2016 verra nos premiers pas sur scène SD
Page 6 - Article N°364

Musique
Idx N°43526/06/2015 à 18:52 - Souchon et Voulzy pour nous au Zénith !
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La musique a une part privilégiée dans mon quotidien.
Je cours en musique.
Je fais de la musique.

Hier soir, j'étais au zénith pour le concert de Laurent Voulzy et Alain Souchon au Zénith de Saint-Herblain.

2h40 d'un concert musicalement exceptionnel : complicité, émotion et ambiance incroyable.

Chapeau les artistes RP


Page 6 - Article N°363

Marathon
Idx N°43422/06/2015 à 09:49 - Great Wall Marathon : la vidéo Fait marquant N°434
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4 weekend, c'est ce qu'il m'aura fallu pour venir à bout de ce montage vidéo.
Des tonnes de séquences à visionner, sélectionner, couper, enchainer... CD
Une belle occasion de revivre ces précieux moments de pur bonheur dans un décor à couper le souffle avec un groupe de sportifs comme je les aime.

Ce marathon de la Grande Muraille de Chine et le séjour qui l'accompagnait resteront parmi mes plus beaux souvenirs.
Avec cette vidéo, une fois de plus, je tourne une belle page de ma vie de petit coureur ordinaire...
... vous savez, celui qui aime courir le monde.

puisqu'on en parle, Porto sera mon prochain.
Kyoto, s'est invité sur la liste des pressentis pour 2016... SD




LienLe journa l de cet événement : préparation, récit, photos, vidéosLien
Page 6 - Article N°362

Récits compétitions
Idx N°43313/06/2015 à 17:21 - Mare Trail : technique le sable, technique !
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Trois semaines après mon énormissime aventure Chinoise, l'heure était au retour à la compétition "locale".
Initialement, je comptais courir un trail de 32 kms à Ancenis.
En discutant avec Cyrille et Didier lors d'une de nos sorties dominicale, j'optais finalement pour ce trail en bord de mer à La Turballe.

Comme nous avions envisagé de pique-niquer suite à notre effort, Isabelle était des notres.
Une bonne heure de route nous amenait donc à La Turballe vers 7h45 en ce frisquet dimanche matin. En effet, un vent glacial balayait la côte et le soleil, à peine levé, ne nous faisait pas encore profiter de ses rayons.

Récupération rapide de nos dossards, le N°352 pour moi, nous constatons qu'une grosse centaine de coureurs sont inscrits sur la distance la plus longue de la journées, le 34 km.
Je décide de partir en manches courtes car je pressens, qu'une fois installé, le soleil va taper dur.
Camelbak sur le dos, car il n'y a que 3 ravitos sur le parcours.

Pas de cohue dans le sas de départ, l'ambiance est très décontractée.
Avec 5 bonnes minutes de retard, le départ est donné : il est 8h35.

Mon objectif du jour est très raisonnable. Comme je n'ai pas totalement récupéré de mon marathon sur la muraille de Chine, je mise sur un petit 10 km/h. 34 km, c'est quand même une longue distance.

Quelques centaines de mètres, à peine quitté le centre de La Turballe et rejoint le port, nous attaquons un sentier en bord de mer.
Sentier qui aurait pû être très chouette s'il n'avait été intégralement composé de sable mou DD
Et, 5 km de sable mou, à froid, ça maltraite les abducteurs. Ça sollicite fort un organisme pas encore réveillé.
Le parcours est annoncé comme "technique" mais sans grande difficulté côté dénivelé (150 m. de D+).

C'est au alentours de Pen Bron que nous repartirons dans les terres et retrouverons un sol plus dur.
Entre temps, à la faveur d'un arrêt technique au km 3, je me ferai larguer par Didier et Cyrille que je ne rejoindrai que vers le 7ème kilo.
Sur ce premier tiers de course, je gère. Les sensations ne sont pas terribles. Je tarde à me mettre en jambes.
Didier fera une chute, les pieds pris dans un fil de fer au sol. Cyrille s'y fera prendre également.
Lorsque je les rejoins mes deux compères se remettent de leurs émotions.
Et,se mettent à accélérer grave.
Je m'accroche un temps et décide finalement de décrocher car je n'ai pas les moyens de tenir encore 24 kms à cette allure.
il reviendront à la raison un peu plus loin et me laisseront les rejoindre.
Presque 10,5 kms parcourus en cette première heure : c'est plutôt bien. Reste à tenir.
13ème, premier ravitaillement : un petit verre de Coca pour le sucre et zou...

C'est après les marais salants de Guérande que nous attaquerons une portion de champs et chemins en terre non stabilisée. Dangereux pour les cheville car l'herbe haute masque les aspérités du sol. Il faut donc être vigilent.
Concentré mais assez tonique, je me débrouille bien sur ces sols irréguliers et casse pattes. Je finis par distancer Cyrille et Didier que je ne reverrai qu'à l'arrivée.

Car la suite, malgré quelques côtes et portions tout en relance en sous-bois et zones marécageuses, est assez roulante.
Mes jambes ont retrouvé du tonus et je galope aisément.
Du coup, je rattrape et double pas mal de concurrents.

Point faible du tracé, le balisage. A plusieurs reprises, j'hésiterai, me ferai rappeler par d'autres et remettrai sur le chemin des coureurs n'ayant pas vu des morceaux de rubalise trop discrets et bien trop espacés.
Vers le 17ème, avec un autre coureur, nous ferons quelques centaines de mètres en trop, n'ayant pas vu une bifurcation. Arrivés dans un cul de sac, nous ferons demi-tour pour retrouver l'entrée d'un chemin en sous-bois que nous n'avions pas vue.

Vers le 20ème, nous emprunterons les méandres et bosses abruptes d'un terrain de moto-cross : pas cool pour les coureurs cette piste marquée par de profondes ornières.

C'est aux alentours du 25ème kilo, aux abords de Piriac-Sur-Mer, que la fatigue commencera à se faire sentir.
Je tiens le rythme mais commence à puiser dans les cartouches.

Le retour sera des plus difficile avec de nombreuses portions de plages donc de sable mou.
Marcher, trottiner ou courir, je ne trouve pas la bonne solution. Je profite des portions rocheuses pour délasser mes muscles endoloris par ces débauches d'efforts pour pas grand chose.
La moyenne chute un peu mais je continue à doubler.
Alors le moral vient à la rescousse.

32ème kilo, j'accélère pour les deux derniers.
34ème, pas d'écho du speaker à l'arrivée... bizarre.
Et là, bad news : un commissaire de course nous annonce qu'il reste encore 2 kilomètres.
Je ralenti donc un peu dépité.
Les dernière portions de sable sont un vrai calvaire : entre trottinement et marche, je n'avance plus.
Manque de rubalise, j'hésite encore et encore, attends les suivants pour essayer de ne pas faire fausse route.

Je reconnais enfin les contours du port de La Turballe.
Je me pique une belle accélération sur les 300 derniers mètres de bitume, retrouve la place de départ et franchis la ligne d'arrivée.

3h26'55" pour une distance finale de 35,8 kms.
Un petit mais satisfaisant 10,4 km/h de moyenne.
Je me classerai 41ème sur 112, pas mal GH

Je suis satisfait car, au final, j'ai une fois encore bien géré la distance et réalisé un chrono correct.

Après une bonne douche, nous irons pique-niquer en bord de mer pour clore en douceur ce chapitre côtier.

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