Fondjede

La préparation


  •   Une idée Ovésienne...

    ... premier marathon à l'initiative de mes amis du site OVS Nantes.
    Un peu avant les vacances, à l'occasion de la traditionnelle after de fin de sortie au parc de Procé, Erwan me proposait d'accompagner et de conseiller un petit groupe d'aspirants marathoniens et marathoniennes. Idée plutôt attrayante pour ajouter de l'intérêt à une destination dans mes projets mais pas encore planifiée.
    Berlin, un des six 'majors', les plus grands marathons au monde. Deux sont déjà dans mon escarcelle : New-York et Londres, resteront, si je boucle ce périple, Tokyo, Boston et Chicago.
    Pas de souci avec Isabelle qui a de suite validé le projet.
    Sans projet depuis Prague, sans même pouvoir envisager un petit quelquechose pour cette fin 2013 et le début 2014 à cause de petit problème familial, penser à Berlin, me fait entrevoir la fin d'un tunnel dont j'aimerai bien reduire la longueur pour retrouver les joies du marathon et des voyages qui vont avec.


  • 03/10 : se pré-inscrire pour commencer.
    Tout juste sorti de ma répétition de guitare classique à Bouguenais, je filais ce jeudi soir chez Stéphane pour notre soirée pré-inscription au marathon de Berlin. Erwan, Anne-Claire, Alexandra, Marie, Magali, Cyril, Philippe, tout le groupe est réuni.
    Vous avez bien lu "pré-inscription" sous entendu "inscription à un tirage au sort". Car pour éviter de voir partir en 3h30 les 40 000 dossards disponibles et donner des chances à tout le monde, cette année, innovation (?), deux semaines seront réservées à une phase de pré-inscription. Les dossards seront attribués le 30 octobre suite à une loterie.
    Celà pose un problème pour les inscriptions collectives comme la notre : que faire si tout le monde n'est pas tiré au sort ?
    La décision s'est imposée d'elle-même : si tout le monde n'a pas son dossard, nous choisirons une autre destination.
  • 31/10 : la bonne nouvelle... mais pas pour tous.
    Comme il fallait s'y attendre, tout le monde n'a pas eu la chance d'être retenu.
    Moi, pour une fois, je faisais partie des heureux élus.
    J'ai donc décidé de profiter, en solo, de cet heureux coup du hasard.
    Prague, Edimbourg, Amsterdam se retrouvent sur les rangs des nouvelles destinations envisagées par notre petit groupe : nouvelle réunion le 14 novembre.
  • 05/11 : s'inscrire pour... commencer pour de vrai.
    933
    Même si c'est dans 11 mois, je n'avais qu'une semaine pour ne pas perdre le bénéfice du tirage au sort, du 4 au 11 novembre.
    Si je ne cours aucun marathon d'ici là, celà fera un an et demi sans marathon... du jamais vu depuis mes débuts :(
  • 11/11 : en attendant...
    Pour combler ce manque de marathon et me fixer un objectif motivant, je me suis inscrit au Trail du Vignoble Nantais des 22 et 23 février 2014.
    21 kms en nocturne le samedi soir (19h00) et 54 kms le dimanche matin (7h30), de l'ultra, ça me va :)
  • 17/11 : CLM et pas OVS
    Finalement, le groupe OVS a choisi Prague. Ne souhaitant pas refaire le même marathon deux années de suite, j'ai donc, un peu déçu quand même, abandonné le projet.
    Mais, pour rester positif, la communauté CLM à destination de Berlin me propose une belle brochettes d'amis que je me suis empressé de rejoindre.

  •   J'y vais, je n'y vais pas...

    ... rien dans ce journal depuis un bail : quelques soucis familiaux ont remis en cause ma participation à cette épreuve.
    De long mois d'incertitude et de tergiversation.
    Au final, j'ai décidé de tenter le coup. Trop envie d'y croire.
    Donc, c'est reparti.


  • Rétrospective :

    2013, c'est terminée difficilement. Une blessure au trail urbain nantais en octobre, une gastro sévère et un désistement pour la corrida de la Beaujoire fin décembre : ajoutés à mes inquiétudes, l'arrêt brutal de mon groupe de Rock (sur un coup de tête incompréhensible de mon ami), le moral en a pris un gros coup.
    2014, va me remettre un peu de beaume au coeur. Tout commence par une épreuve terriblement difficile, 2 étapes en deux jours, les 22 et 23 février, le Défi des Fondus : une volonté de fer pour un trail de 78 km réalisé dans des conditions dantesques et j'ai retrouvé un peu de confiance.
    Sur un coup de blues, un coup de tête, je ferai deux semaines plus tard le semi-marathon d'Orvault et là, divine surprise, le coeur y est, les jambes aussi.
    Encore deux chrono corrects à 15 jours d'intervalle sur le trail Atlantisport (18km) et la course nature des Sentiers des Vignes (20,5 km), c'est ce qu'il me fallait pour retrouver de la verve.
    Si on ajoute à celà, l'inscription au marathon de Nantes gagnée par mon Isabelle, ne pas aller à Berlin aurait été un crève-coeur.

  • 07/04 : premier point, le vol pour Berlin.
    933
    Transavia propose des vols au départ de Nantes. Départ le vendredi, retour le lundi. C'est parfait.
    Même si je ne suis pas un adepte des séjours trop court, sur ce coup là, ça m'arrange.
    Le projet est bel et bien relancé.
  • 07/04 : dans la foulée, un hôtel.
    933
    Un vol le matin, un hôtel l'après-midi.
    Plein centre, à deux pas du métro et 2 km du site départ et d'arrivée du marathon, wifi, petit déjeuner compris.
    Vite trouvé et vite réservé avec booking.com.
  • 27/04 : en passant par Nantes...
    Nantes 2014 Mon premier marathon de l'année, mon premier marathon gratuit. C'est sans pression que j'ai initialisé le compteur 2014. Moi qui craignais de ne pas m'aligner sur la distance cette année...
    Le détail est dans le journal de l'événement.
    Dans la dynamique de ce premier semestre, j'ai ajouté à mon agenda la course nature de Bouguenais, un 9,5 km en couple (Elle & Lui) et la première édition d'un trail côtier de 36 kms à Locmariaquer (Morbihan).
    Et d'autres projets à concrétiser comme le semi-marathon des Sables d'Olonnes en Vendée le 8 juin ou encore le marathon de Florence le 30 Novembre...
  • 09/06 : tout juste de retour d'un long weekend aux Sables d'Olonnes où j'ai couru sous une chaleur torride un difficile semi-marathon, j'ai posé la première pierre à l'édifice florentin.
    J'aurai donc le dossard N°7021. Ce nouveau périple est à suivre dans le journal qui va bien.
  • 24/07 : avant la pause estivale...
    Avant de lever le pied, j'aurai quand même réussi à m'aligner avec des fortunes diverses sur le trail de Pornichet et les 10 kms de Saint-herblain.
    Une première partie de saison bien remplie avec 12 compétitions et globalement de bons résultats.
    Le retour à la compétition se fera fin août à Savenay pour ma 3ème participation au trail du Sillon : 30 rudes kilomètres de sentiers....
  • 03/09 : une belle rentrée...
    J'ai reçu par mail ma lettre de retrait de dossard : je pourrais donc retirer le N°10609.
    Côté course, deux belles réalisations à mon palmarès. Le trail du Sillon où j'ai amélioré de 15 bonnes minutes mon chrono de l'année passée sur ces rugueux 30 kms. Et la course nature Entre Erdre et Gesvres, tout juste une semaine après, pour confirmer une bonne forme avec un chrono très honorable.
  •   Organisation

  • Vol Nantes - Berlin : 2 billets A/R au départ de Nantes avec Transavia : 355 €.
  • Hébergement : hôtel Lebens Quelle, 3 nuits petit-déjeuner inclus pour 330 €.
  •   Infos marathon
  • Inscription : en ligne, 98 € + 6 € de frais de location pour la puce.
  • Départ : Place du 17 juin à 9 h 00.
  • Arrivée : à proximité de la porte de Brandebourg (6h maximum).
Berlin    
Le dossard

Mon 3ème major.


Ma 36ème aventure.
Mon 1er marathon allemand.
La médaille
Le bracelet

Le récit

Berlin Berlin Presque une année et demie sans sortir de France pour m'adonner à ma discipline favorite. Quelle longue et frustrante attente. Rien depuis Prague en mai 2013.
Berlin, ce 36ème marathon auquel je me suis inscrit il y a presque un sans trop y croire... Berlin, mon 3ème major, est dans la poche.
  •  Un séjour court, on ne sait jamais...

  • Photo Photo Photo Photo Pour assurer, j'avais donc misé sur le séjour le plus court possible et ce en fonction des vols au départ de Nantes.
    Pour cause de site CourirLeMonde.org en panne, je n'avais pas pû organiser de rencontre avec le clan CLM, dommage.
    Arrivés avec mon Isabelle en fin de matinée sur Berlin, le premier objectif (après un petit repas of course) était de collecter mon sésame pour dimanche.
    Un peu de métro (3 stations) et nous arrivions au Zentral Flughafen Tempelhof, un ancien aéroport reconverti en lieu événementiel, où se tenait l'expo marathon.
    Une expo gigantesque avec plusieurs halls dédiés à la course à pied. Et, tout au fond, la remise des dossards.
    Pour la première fois, ma lettre de confirmation d'inscription et son QR code ont servi à imprimer mon dossard en live : pas de comptoir dédié, pas d'attente, génial.
    Par contre, le sac remis ne contenait pas grand chose : à Berlin, grande fête de la course à pied, tout est payant, tout est cher. Même Adidas, parrain de l'épreuve ne donnait aucun t-shirt !
    Nous avons ensuite beaucoup marché, pour découvrir, sous la grisaille et une légère bruine, une ville peu séduisante au premier abord. Direction Porte de Brandebourg où les préparatifs pour le weekend sportif étaint en cours.
  • Photo Photo Samedi, encore beaucoup de bus, de métro, de kilomètres à pied pour essayer de voir de Berlin un maximum de choses.
    Un beau soleil et une température douce, nous ont accompagnés toute la journée.
    Fernsehsturm, Charlottenburg Sloss, Kufürstendamm, Postdamer Platz, Tiergarten, Dom, Museum Insel : beaucoup de sites , certes jolis mais pas exceptionnels à notre goût.
    Nous assisterons à une compétition de roller en ligne dont l'arrivée était donnée, comme pour le marathon, aux abords de la porte de Brandebourg. Enorme participation, grosse ambiance, un avant goût du lendemain.
    Nous terminerons la journée bien fatigués avec cette impression de la veille confimée : Berlin n'est pas aussi chouette que ce que nous imaginions.
  •  Heureusement, il y avait le marathon...

  • Photo Photo 5h45, comme d'habitude, pas de souci pour me réveiller.
    Mes jambes sont terriblement raides ce matin et pourtant, hier soir, je me suis fait un long massage pour essayer de limiter les effets de nos longues heures de marche et de visite.
    Il faudra faire avec : c'est le problème avec ces marathons 'touristiques'.
    Petit déjeuner dans la chambre (yaourt, jus de pamplemousse, banane, gâteau énergétique), préparation et, à 7h00, à l'ouverture, je file à la salle de petit déjeuner juste pour avaler un petit café, drogue indispensable.
    Une bise à mon Isabelle, et je file vers le métro. Trois stations plus tard, je me retrouve mélé à un flux incroyablement dense de coureurs et coureuses de toutes nationalités (128 annoncera le speaker) qui marchent en direction du Bundestag, derrière lequel se situe le site de départ.
    Impeccable l'organisation du site de départ. Du coup, pas de stress que ce soit au vestiaire ou à l'accés au sas. Juste un peu à la bourre à cause de la longue file d'attente pour aller aux toilettes : une occasion de sympathiser avec des belges et une américaine.
    8h45, après une petite course pour arriver à mon sas, le F, j'arrive juste pour le départ des premiers, un quart d'heure avant nous.
    Le ciel est bleu, la température est un peu fraîche mais restera idéale pour la course. La tension qui précède tous les départs est palpable.
    9h00, c'est notre tour. Le chrono est lancé.
    Mon objectif du jour dépendra de mes jambes, avec un petit espoir quand même : celui de ne pas dépasser les 4h00.
  • Le parcours, globalement, ne sera pas très chouette.
    Ultra plat, je comprends mieux maintenant pourquoi tant de records tombent ici. Aucun dénivellé, aucun faux-plat, pas une ondulation, rien.
    Même si nous passons devant quelques rares jolis sites, cathédrale, tour de la télévision, Kufürstendam, Gendarmenmarkt, c'est essentiellement de larges boulevards sans grand intérêt qui verront un flot ininterrompu de près de 30 000 coureurs défiler pendant quelques heures.
    Mais alors, pourquoi un tel engouement pour Berlin ?
    La réponse est l'ambiance.
    42 kilomètres durant, les spectateurs seront omniprésents et, surtout, hyper démonstratifs, nous supportant comme les premiers.
    De nombreuses animations musicales jaloneront la course, la rendant joyeuse et festive.
    Oui, je peux le dire, je ne me serai pas ennuyé une seule seconde sur ce marathon.
  • Côté performance, plusieurs phases vont marquer ma course.
    Pour commencer, des jambes dures et fatiguées, un rythme assez lent pour économiser la machine : 10 kilomètres durant, je vais peiner et craindre un final difficile. Je me ferais doubler par beaucoup de monde mais ne m'inquièterais pas.
    Et puis, sûrement à mettre en rapport avec ma bonne forme générale cette année, avec le temps et la distance, mes jambes ont décidé de se mettre à mon service.
    J'ai pris du rythme régulièrement : toujours au dessus des 11 km/h parfois même près des 12 ! Je n'y croyais pas.
    La confiance est revenue avec les jambes même si une petite voix me criait prudence au creux de l'oreille.
    Je vais grignoter les secondes, doubler, doubler, doubler et passer le semi en 1h56'36", facile.
    Bien sûr, vers le 30ème, j'ai senti un relent de fatigue lécher mes cuisses.
    Mais, pas de mur, non, juste une très légère baisse de régime. Et toujours à dépasser des coureurs, signe que j'étais encore un peu frais. 3h09' au 35ème, le chrono restera de mon côté.
    Bien vite arrivera le virage du 41ème avec, en ligne de mire, point d'orgue, la porte de Brandebourg.
  • Photo Photo Là, le flot de coureurs est encore terriblement dense. Toute la course, pour dépasser, j'aurai plus ou moins slalommé. Et bien là, c'est encore indispensable : jetez un oeil à la vidéo, juste pour vous rendre compte.
    Caméra à la main, je passe avec une petite émotion sous cette porte chargée d'histoire que je convoite depuis si longtemps.
    La foule des supporters est déchainée : terriblement excitant ce final dans le Tiergarten.
    J'accélère sur les derniers hectomètres.
    Je suis obligé de m'arrêter quelques mètres avant la ligne car je merdouille avec ma caméra et que je tiens à filmer ce final.
    Quelques secondes perdues, quelques places cédées mais peu importe. Je suis heureux.
    Le chrono lui aussi est honorable : 3h53'07".
    La médaille est une belle récompense comme à chaque fois.
  • Photo Photo Photo Photo Peu après la ligne, c'est Olivier qui me hèle : au final, j'aurai ma petite photo CLM, résultat d'une trop brève rencontre.
    Je récupère mes effets personnels au vestiaire, traverse le champs de bataille du Bundestag où se reposent moult héros.
    Je file au comptoir des bières (sans alcool) pour prendre un grand verre de ce breuvage bien frais tellement bon après 42 kilomètres d'effort.
    Je retrouverai mon Isabelle au pied du grand écran placé vers la porte de Brandebourg.
    Retour à l'hôtel. Douche. Petite sieste et dernière ballade dans la ville (Checkpoint Charlie, Friedrichstrasse, Hoptbahnhof).
  • Lundi, petit déjeuner avalé, nous filerons directement en direction de l'aéroport.
    Peu séduits par Berlin, seul le marathon restera un véritable grand moment.
    Allez-y mais juste pour le marathon, c'est sûr.
    Déjà, avec Isabelle, nous avons tourné la tête vers notre futur proche : Florence le 30 novembre prochain.
  •  Ma course

Parcours
Le Diplome
Photos officielles

Envie d'en parler, de me faire part de vos impressions ou d'en savoir plus pour, qui sait, y aller prochaînement. Ne vous privez pas il est là pour ça... mon livre d'or.

Livre[ Votre avis ou témoignage dans mon livre d'OR ]Livre