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La préparation


  •   Un objectif pour la fin de saison...

    J'avais Florence en tête depuis plusieurs mois déjà.
    Après presque une année et demi sans marathon à l'étranger, Isabelle et moi nous offrirons pour commencer un petit weekend en tête à tête à Berlin fin septembre.
    Quoi de mieux qu'un autre rendez-vous en terre italienne pour oublier cette longue periode d'abstinence...
    Cap sur mon 37ème projet marathon, mon 5ème sur le sol italien, la capitale de la Toscane.

  • 09/06 : tout juste de retour d'un long weekend aux Sables d'Olonnes où j'ai couru sous une chaleur torride un difficile semi-marathon, j'ai posé la première pierre à l'édifice florentin.
    Direction le site du marathon pour mon inscription en ligne : 40 € (tarif avant le 30 juin).
    J'aurai donc le dossard N°7021. Il ne me restera qu'à envoyer une copie de ma nouvelle licence en septembre.
  • Carte 10/06 : j'avais déjà longuement écumé les sites des compagnies aériennes. C'est au final avec Air France que j'obtiens le meilleur compromis pour un vol à destination de Florence, au départ de Nantes, avec escale à Paris, aux dates qui nous intéressent.
    Le vol bornera le séjour : nous passerons donc 4 nuits sur place. Départ le Jeudi précédent, retour le lundi suivant.
    Dante
    Toujours sur Booking.com, je localiserai rapidement les hébergements les plus proches de l'arrivée et du départ de la course.
    Quelques minutes plus tard, j'aurai un appartement en plein coeur de la ville, idéalement situé pour les visites.
    5 bons mois à attendre maintenant...
  • 24/07 : avant une pause estivale nécessaire...
    ... j'aurai quand même réussi à m'aligner avec des fortunes diverses sur le trail de Pornichet et les 10 kms de Saint-herblain.
    Une première partie de saison bien remplie avec 12 compétitions et globalement de bons résultats.
    Le retour à la compétition se fera fin août à Savenay pour ma 3ème participation au trail du Sillon : 30 rudes kilomètres de sentiers....
  • 03/09 : une belle rentrée...
    J'ai reçu par mail ma lettre de retrait de dossard pour le marathon de Berlin : je pourrais donc retirer le N°10609.
    Côté course, deux belles réalisations à mon palmarès. Le trail du Sillon où j'ai amélioré de 15 bonnes minutes mon chrono de l'année passée sur ces rugueux 30 kms. Et la course nature Entre Erdre et Gesvres, tout juste une semaine après, pour confirmer une bonne forme avec un chrono très honorable.
  • 28/09 : Berlin, 3ème major...
    Ca y est, j'ai inscrit le marathon de Berlin à mon palmarès. Un parcours ultra plat, un record du monde à 2h02'57" et, pour moi, une course bien gérée et terminée en 3h53'07".
    Suite à l'envoi d'une copie de mon nouveau Pass Running, j'ai reçu ma confirmation d'inscription pour Florence.
  • 15/10 : premier marathon asiatique ?
    Opéré d'un kyste à la base de l'auriculaire de la main droite, j'ai un peu ralenti mes activités : natation interdite, bricolage tout simplement impossible.
    C'est dans ces moments où je flane sur le Net que je me suis laisser appâter par une pub sur le Great Wall Marathon et ses photos époustouflantes. Le dossier est parti chez Thomas Cook le lendemain : réponse dans quelques semaines, positive seulement si le nombre de candidats au voyage est suffisant.
  •   Organisation

  • Vol Nantes-Paris-Florence : Air France : 562 € pour 2 billets A/R au départ de Nantes via Roissy CDG.
  • Hébergement : 4 nuits en appartement
    Dante States Apartments : 400 € .
    Situé dans le centre historique de Florence à 400 mètres de l'arrivée.
  •   Infos marathon

  • Inscription : en ligne, 40 € € (tarif avant le 30 juin).
  • Départ : Lungarno Pecori Giraldi à 9 h (à 1 km de notre appartement).
  • Arrivée : Place Santa Croce au coeur de la ville (à 400 mètres de notre appartement).
  • Circuit : très roulant avec quelques secteurs pavés.
Profil
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5ème expresso...

La capitale de la Toscane pour achever 2014.
Ci-dessous récit, photos et vidéo
de ce 37ème projet marathon.


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Le dossard

Ma 37ème pépite est italienne.

La médaille

Le récit

Florence Pour ce 5ème opus italien, après Venise, Rome, Milan et Vérone, nous partions mon Isabelle et moi en ballade amoureuse. Pour ce 37ème opus marathonien, l'objectif était tout simplement de profiter un maximum des beautés annoncées en mode métronome touristique, ma grande spécialité. D'aucun nous annoncaient une ville somptueuse, Florence aura tenu ces promesses.
  •  L'une des plus belles cités d'Europe...

  • Photo Photo Photo Photo Photo Arrivés jeudi en fin d'après-midi, nous prenions possession de notre appartement idéalement situé à deux pas du Palazzio Vecchio, en plein coeur de la ville historique mais également à un petit kilomètre du départ et à peine 400 mètres de la piazza Santa Croce lieu d'arrivée.
    Tout le confort souhaité dans ce studio au premier étage d'un vieux batiment avec pour seul bémol des soirées bruyantes à cause des bars sités dans la rue et de la vie nocturne associés.

  • Une première ballade nous permettait de découvrir ces premières pépites que sont le palazzio Vecchio, le Duomo et son campanile. Photo Photo Photo Photo Photo
    L'occasion de croiser Pierre et Dany venus profiter une 5ème fois de cette magnifique cité.



  • Photo Photo Photo Vendredi, c'était jour d'escalade. Nos cuisses ont morflé : 414 marches annoncées pour cette vue sublime au sommet du campanile et plus encore pour atteindre le sommet du Duomo.
    Deux ascensions asez abruptes qui nous laissaient en cette première fin de matinées bien usés.

  • Photo Photo Photo Photo L'après-midi, moins de dénivelé mais beaucoup de kilomètres notamment pour rejoindre l'expo marathon située au stade Luigi Ridolfi, un peu excentré il faut le dire.
    Dossard N°7021 vite récupéré, le temps de marquer mon empreinte sur le mur du marathon, de faire le tour de l'expo et de récupérer mon t-shirt technique violet à manches longues, de rejoindre le centre ville, il faisait déjà nuit.

  • Photo Photo Photo Photo Photo Photo Samedi, nous basculions de l'autre coté de l'Arno, via le Ponte Vecchio, pour nous attaquer aux collines qui abritent le fort du Belvédère et la piazzale Michelangelo.
    Encore pas mal de dénivelés mais sans regret car nous aurons fait une belle ballade et découvert un petit restaurant où nous nous sommes régalés.

  • Photo Photo Photo Photo Ce samedi soir, nous retrouvions Pierre, Dany ainsi qu'Olivier (rencontré à Berlin) et son amie pour une pasta au Mamaremma (via Giuseppe Verdi, proche de la piazza Santa Croce prête pour l'arrivée du lendemain) où nous nous sommes régalés de pàtes excellentes.
    Une petite gelati à la sortie et nous quittions nos amis pour une nuit de sommeil méritée.
    J'avais préparé mes effets marathon avant d'aller au restaurant. Dodo, 23h.

  •  Le marathon...

  • Photo Photo Photo Debout 5h45,je prendrais sereinement mon petit déjeuner : c'est un des avantages de l'appartement par rapport à l'hotel.
    8h00, un bisou à ma moitié me voilà parti.
    Dans notre rue, une longue procession de coureurs chemine vers le site de départ le long du fleuve.
    Quelques gouttes tombent du ciel mais, à peine le temps de s'inquiéter, elles cessent bien vite.
    Je me change derrière le container qui fait office de vestaire.
    Je rejoins ensuite le sas vert, celui des 4h15-4h30 : pour sûr, je ne me suis pas mis la pression lors de mon inscription.
    Je fais quelques étirements pour préparer mes jambes (bien raides et un poil fourbues des efforts des journées précédentes) à ces 42 bornes qui les attendent.
    Malgré cette petite quoique prévisible forme, mon objetif numéro un est de courir à 10 km/h. Le numéro deux, d'essayer de ne pas dépasser les 4 heures.
    Olivier me rejoint dans ce sas. Papotant, nous ne verrons pas le temps passer.

  • Photo Photo 9h15, compte à rebours, et, sous les vivas, le départ et donné.
    Le peloton est trés dense. Sur ces premiers kilomètres, meme si nous sommes partis pianissimo, nous nous faisons doubler, doubler, doubler... sagesse du marathonien aguerri, je ne me laisse pas entrainer : malheur à ceux qui partent trop vite.
    Nous quittons rapidement la ville pour une série de longues lignes droites dans le parc Cascine et ses deux hyppodromes.
    Vers le 6ème kilo, nous croisons déjà les premiers, un groupe d'africains des hauts plateaux, j'en jurerai, qui nous distance de 6 bons kilomètres. Les premières féminines, même profil, suivront peu après.

  • Photo C'est aux alentours du 10ème que je vais lâcher Olivier dont l'objectif est de 4h15.
    Juste pour vous brosser un rapide portrait de mes copains : Pierre et Dany ont largement dépassé les 100 marathons. Olivier vise 100 marathons en 100 semaines : là, il en est à son 47ème!!!
    Au sortir de ce parc, nous allons courir en ville.
    Des petites rues, des artères plus grandes, des pavés, petits, gros, beaucoup de spectateurs aux endroits les plus touritiques (Duomo, palazzio Vecchio,...), moins aux abords du stade de foot dont nous ferons le tour, je ne m'ennuierai pas.
    Coté sensations, bien vite, vers le 15ème seulement, je sentirai la fatigue pointer. Je sais qu'il me faudra un peu de volonté pou tenir.
    Malgré celà, je boucle chaque kilo entre 5'30" et 5'40". Tout baigne.
    Je passe le semi en un peu moins de 2h03' mais déjà bien émoussé.
    Là, je commence à douter de ma capacité à descendre sous les 4 heures.
    Seul, ce rythme auquel je m'accroche, me rassure un peu.

  • Les dix derniers kilos vont être un vraie lutte contre la fatigue et mes cuisses qui commencent à être douloureuses, surtout la gauche.
    Heureusement, nous courons au coeur de cette magnifique cité dont les rues sont noires de monde.
    Ca m'aide à tenir tout comme ce flot de coureurs au ralenti que je double.
    Car, au fil des kilomètres, j'ai tenu le rythme avec la tête autant qu'avec les jambes. Ces jambes qui n'en peuvent plus.
    Je n'en oublie pourtant pas de sortir ma caméra à chaque fois que je veux immortaliser un passage digne d'intéret.
    Surtout que le parcours et jalonné de groupes de musique : un peu de rock, rien de tel pour avancer.

  • Photo Photo Photo C'est vers le 39ème que je rejoins Pierre. D'ailleurs, c'est lui qui me repère car moi, je suis méchament concentré sur ma foulée.
    Le moins de 4 heures se rapproche mais il me faut tenir. Je doute et espère, sais que ça se jouera à une poignée de secondes.
    Pierre me dit "on finit ensemble". Sur ce, il accélère. Je m'accroche. Un kilo bouclé en 5'15".
    Mais, je suis incapable de tenir ce rythme et laisse partir mon pote.
    Il ne me prend malgré tout que quelques dizaines de mètres.
    A la faveur du ravito du 40ème, je le dépasse. Il me rejoindra quelques centaines de mètres avant la ligne d'arrivée.
    Nous entamerons allons un super sprint donnant tout ce qui nous reste, dépassant des tas de coureurs, grisant...

  • Photo Photo Le tapis bleu, le dernier hectomètre.
    Pierre me prend la main et nous franchissons bras levés le portique final, heureux.
    Je coupe ce chrono que je ne regardais plus, trop concentré sur la gestion de mes dernières forces, et....
    ... divine surprise...
    3h59'12" (3h59'14" temps officiel), incroyable, j'ai tenu, double bonheur. Je suis cramé.

    Pour illustrer ma belle gestion de course, jetez un oeil à ce tableau : 2 766 places gagnées entre le 5ème kilo et l'arrivée, une moyenne au kilomètre assez constante. Photo
  • Photo Photo Photo Nous récupérons cette prestigieuse médaille qui auréole chacun de nos défis.
    Isabelle nous attend derrière le grillage qui nous sépare des spectateurs.
    Pierre et moi posons ensemble.
    Il nous quitte ensuite pour retrouver sa Dany et reprendre immédiatement la route pour leur domicile à Saint-Raphaël.
    Le kilomètre à parcourrir pour retrouver le vestiaire puis notre appartement me semblera interminable.
    Une douche et une petite sieste réparatrice plus tard, nous partirons à l'assaut d'une gelateria. Je me taperai un cône maxi format de cette délicieuse glace italienne (fruits rouges et coco).
    Quel délice, quelle récompense.

  • Voilà, notre avion va bientôt se poser à Nantes. J'ai rédigé ce récit, à chaud, entre deux aéroports.
    Pas de temps perdu.
    Qu'il était superbe ce 37ème.
    Les ramparts de la Grande Muraile se profilent déjà dans nos cerveaux.
    2014 aura été quoi qu'il advienne une belle année.
    Vive 2015 et ses promesses.
  •  Ma course

Parcours
Le Diplome

Envie d'en parler, de me faire part de vos impressions ou d'en savoir plus pour, qui sait, y aller prochaînement. Ne vous privez pas il est là pour ça... mon livre d'or.

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