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Cap au sud !

Maraton Popular de Madrid
Nothing is impossible

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Espagne

La préparation

Doit-on parler de routine ? c'est vrai que ça y ressemble un peu et que j'ai l'impression de toujours écrire la même chose.
Pourtant, même si les acteurs et leurs motivations sont identiques, même si le but à atteindre toujours fixé à 42 Km et des poussières, la destination fera la différence.
Notre fidèle trio d'athlètes et sa brochette de six supporters sont donc encore sur les rangs : cap au sud donc, pour ce marathon de Madrid 2006.
Pourquoi Madrid, toujours la même réponse : "ça tombe en plein milieu des vacances ! combien de fois faudra-t-il le répéter ?". Et puis à Madrid, il y a un beau marathon selon les dire de mes amis CLM's (entendez par là Courir Le Monde.org) : donc pas eu beaucoup à discuter pour se mettre d'accord avec mon double et Patrick, mes deux compagnons de route à Venise en 2004 et Londre en 2005.
Le casting ...
Frise
Muriel *, Jean-Claude *, Cécile *, Yannick *, Bertrand *, Yolande *
Frise2
Maryline, Jean-Claude * (mon double), Patrick *, Emmeline, Frédéric, Isabelle, Gaël, Nicolas
* ... au départ des 42,195 Km
  •  Décembre : concrétisation...
  • Nous voulions tout boucler avant la fin d'année : pari gagné. JC s'est procuré des guides sur Madrid et, chacun de notre côté, nous avons fait le siège des sites Internet à la recherche de moyens de locomotion et d'hébergement sur place. Pour cette occasion, nous souhaitions nous débrouiller seuls, sans passer par une agence : histoire de réduire les frais.
  • Deux sites nous ont aidé dans notre recherche : voyagessncf.com et Hotels.de . Bien faits et avec de bonnes fiches sur les hôtels nous permettant de les situer sur le plan de Madrid. Finalement, nous avons opté pour un séjour 5 jours - 4 nuits avec vol Air-France au départ de Paris CDG et fait nos réservations en ligne sur Voyages Sncf.com : nickel !
    Et grosses économies par rapports aux offres des opérateurs habituels sur ce genre de voyages. Juste pour info, pour 4, moins de 1 100 euros tout compris : compter 60 € pour le marathon lui-même.
  • Dans la foulée, inscriptions au marathon sur le site de l'organisation et petit hic : pas moyen de payer en ligne avec une carte bancaire. Pour le virement international, coordonnées incomplètes sur le site ! Bref, quelques messages électroniques plus tard, toutes coordonnées récupérées, le virement est lancé : nous sommes quand même déjà le 19 !
  • Et la course à pied la dedans ? Depuis mon séjour au Japon et le gros coup de fatigue qui a suivi, je traine un peu ma carcasse avec l'impression que le froid de l'hiver engourdit le peu de volonté qu'il me reste. Je ne sombre pas dans l'immobilisme non plus ! Je tiens quand même mes 3 séances par semaines.
  •  Février : une reprise active...
  • Depuis ce début d'année, l'heure est à la relance de la machine. Sérieux et appliqué malgrés des températures plutôt fraîches, j'ai repris les fractionnés et sorties longues en endurance. J'ai également fixé mon planing de compétitions pour mars et avril.
  •  6 copains et copines de l'UFCPH seront également du voyage (4 feront le marathon). Bilan de cette inscription tardive, un coût supérieur de 100€ au nôtre pour deux nuits de moins. Ca valait le coup de s'y prendre tôt.
  •  Pour la première fois, ce marathon sera placé sous le signe de la diététique. Non pas que je souhaite perdre quelques kilos superflus, mais plutôt forcé par une récente prise de sang qui a mis en avant un taux de mauvais cholestérol trop élévé. Bilan : un régime alimentaire allégé en beurre, fromage, oeufs et autres aliments gras de toutes sortes (charcuterie, patisseries, etc.). Mis à part le fromage, pas trop dur car je faisait déjà bien gaffe avant en mangeant beaucoup de fruits et légumes et évitant alcool et charcuterie. Recommandations de mon médecin : pas trop de fruits pour éviter un excés de sucre et prendre des produits laitiers pour maintenir un bon taux de calcium. Je suis donc à la lettre ce programme d'un nouveau genre depuis début décembre. Prochain contrôle fin avril.
  •  Mars : c'est reparti...
  • Après deux mois trés sérieux, une semaine sans course à pied pour cause de sports d'hiver : une bonne coupure pour la tête et les jambes.
    En ce début de mois, ma balance me fait grâce de 5 kilos. Mon poids oscille maintenant entre 70 et 71 Kg pour 1m81. Logiquement, ça devrait m'être bénéfique sur des longues distances.
  •  05/03 : reprise dimanche donc avec 45 minutes de footing en matinée dans la neige auxerroise et sous un beau soleil : super !
  • Semaine N°1 :
  •  06/03 : 46 minutes trés légères le matin dans la campagne herblinoise avec des jambes un peu fatiguées du retour de la veille : demain, premier entraînement de ma première semaine de préparation. Toujours une petite émotion en pensant à ces 8 futures semaines intenses qui m'attendent.
  •  07/03 : 1h35' en endurance (cardio < 140) : facile et au sec (les cieux ont été cléments) à discuter avec les filles du club. Le top départ est donc donné.
  •  08/03 : 1h31' avec 10 côtes : pour me changer les idées, j'avais opté pour un nouveau site : une montée nécessitant un effort de 2'30". Avantage, vu le vent violent, il valait mieux l'avoir comme copain. Le cardio a quand même affiché jusqu'à 180 mais redescendait rapidement en dessous de 140.
  •  10/03 : 1h06' avec 3 x 2000 m. sur piste en 8'48", 8'21" et 8'10" durant la pause déjeuner. Un peu rapide par rapport aux objectifs de la séance ( 9'10", 9'00" et 8'50"") mais bon... [ Natation en fin d'après-midi : 1300m ]
  •  12/03 : froid (3°C) et vent ce matin pour les Foulées de St-Sébastien, un 10 Km ultra plat sur les bords de Loire propice aux perfs. Un bon jour pour moi et ,au final, un chrono de 40'21" et mon record sur la distance (1'58" de mieux qu'en 2004). Belle reprise !
  • Semaine N°2 :
  •  13/03 : 58' de décrassage avec des cuisses et des mollets marqués par la course de la veille. Un peu raide et fatigué tout ça mais le moral est au top ! J'ai également inauguré une nouvelle paire de running (ASICS Gel Kayano XI) que je mettrai en alternance avec mes plus anciennes pour faire la transition et disposer de chaussures en bon état pour le grand jour.
  •  14/03 : 1h30' en endurance
  •  15/03 : 1h07' avec fractionnés sur piste 3000 m + 2000 m + 1000 m (prévus : 14'09" + 9'00" + 4'00) en 12'50" + 8'17" + 3'50". Pas encore complètement récupéré du 10 Km de dimanche.
  •  17/03 : 1h02' en endurance sous le soleil mais avec un vent glacial en bord de Loire [ Natation : 1100m ]
    Le plan du parcours est enfin publié sur le site du marathon : un nouveau parcours pour cette édition mais le départ reste proche de notre hôtel.
    Parcours
  •  19/03 : semi marathon de la Brière à St-André-des-Eaux en 1h29'56". Je signe là mon meilleur temps sur cette distance. Sur ce nouveau tracé et malgrés un temps frais et un fort vent d'est, je me suis senti à l'aise dés le premier kilo que je boucle en 4'30". Les jambes ont tenu mais il a fallu que je fasse un gros effort lorsque j'ai réalisé que je pouvais descendre en dessous de 1h30'. Maintenant place à la recupération car j'ai quand même les mollets biens fatigués. Il faudra que je boucle mon prochain semi dans deux semaines plus sagement !
  • Semaine N°3 :
  •  20/03 : 1h03' de récupération et, bonne nouvelle, pas de trop grosse fatigue musculaire.
  •  21/03 : 1h30' en endurance
  •  22/03 : 1h30' en endurance avec 11 côtes et des cuisses qui ont peiné : du coup, j'ai levé le pied me contentant de monter en rythme et en légère accélération.
  •  24/03 : 1h10' avec fractionnés sur piste : 5000 m + 3000 m. en 22'17" et 12'50" (prévus : 23'00" + 13'30"). Un temps de chien : vent puissant et pluie battante.
    Le profil du marathon est enfin en ligne : whaou ! le plat, connaît pas ! ce parcours ne va pas nous épargner. Il va falloir gérer toutes ces côtes et faux-plats !
  •  26/03 : 2h30' (normalement prévu 2h00) en endurance à patauger en groupe dans la boue des chemins herblinois. Dans ces conditions là, on apprécie de ne pas être seul. La pluie a heureusement eu la bonne idée de nous laisser un peu de répit sur la 2ème moitié du parcours.
  • Semaine N°4 :
  •  27/03 : 56' de footing léger
  •  28/03 : 1h36' en endurance
  •  29/03 : 54' avec fractionnés sur piste 3 x 1000 m. en 4'05" + 3'52" + 3'45" (prévus en 4'20").
  •  31/03 : 1h03' en endurance. Maintenant, mon objectif sur le semi de dimanche sera de ne pas trop forcer, de privilégier la cadence et la régularité pour rester proche du temps initialement prévu de 1h37'.
  •  Avril : le plus dur reste à faire
  •  02/04 : semi marathon d'Orvault en 1h29'59". Ma deuxième meilleure perf sur semi réalisée sans m'en rendre vraiment compte car j'ai couru 'facile'. Une course maîtrisée et avalée sans problème ni débauche d'effort importante. Pas mal à mi-parcours : les trois semaines les plus éprouvantes de cette prépa m'attendent maintenant.
  • Semaine N°5 :
  •  03/04 : 33' de décrassage en footing ultra léger (114 < FC < 127) : jambes un peu fatiguées mais pas de courbatures ni douleurs.
  •  04/04 : 1h03' de récupération collective aux côtés des coureurs de l'UF qui ont fait le semi d'Orvault et de ceux qui feront les marathons de Nantes et Paris dimanche prochain. Décontraction et bavardage...
  •  05/04 : 1h34' en endurance avec 12 côtes et option 'vent dans le pif'. Aucune trace du semi et un entraînement plutôt 'facile' au vu de ce que je pressentais.
  •  07/04 : 1h10' avec 6 x 1000 m. sur piste de 4'15" à 3'59" (prévus entre 4'30" et 4'10") : allure tenue sans forcer. Faute de transports en communs (blocages des dépots par les manifestants anti-CPE), j'ai commencé ma journée par 10 km de vélo. Je la termine par 1500 m. de natation à la piscine. Un peu naze quand même ce soir.
  •  09/04 : 2h29' en endurance. Une première heure seul à une vitesse lente suivi d'une heure trente avec un puis deux copains rencontrés par hazard et qui ont mis du rythme à ma fin de parcours. Ce matin, avant de partir, j'ai regardé le départ du marathon de Paris : ça donnait vraiment envie d'y être. Ce sera mon tour dans 3 semaines maintenant.
  • Semaine N°6 :
  •  10/04 : 1h06' en endurance
  •  11/04 : 1h32' en endurance (FC moyenne de 129, si c'est pas de l'endurance ça !)
  •  12/04 : 1h15' avec 4 x 2000 m. sur piste de 8'41" à 8'04" (prévus entre 9'10" et 8'50") : jusqu'à présent les séances de piste me paraissent moins rébarbatives que lors des précédentes préparations. Je déroule sans trop forcer ce que mon cardio me confirme. Plaisant!
  •  14/04 : 2h05' en endurance : soleil et douceur printanière ont allégé le poids cette sortie que je n'ai pas vu passer. FC moyenne : 138.
  •  16/04 : 2h52' en endurance. Départ au petit matin (7h00) accompagné 2h30 durant par Yolande qui sera du voyage madrilène. Tout ça en rythme, facile (138 de FC moyenne) et dans la bonne humeur. Une semaine plus 'légère' s'annonce. Plus que 2... J'ai commencé à regarder les prévisions météo (fr.weather.com). Elles s'arrêtent pour l'instant au 25 Avril. Un peu tôt !
  • Semaine N°7 :
  •  17/04 : 45' de récupération (FC moyenne de 118) avec les cuisses un peu marquées par la longue sortie de la veille.
  •  18/04 : 1h07' en endurance (FC moyenne de 128) avec encore quelques traces de fatigue musculaire.
  •  19/04 : 1h15' avec 3 x 3000 m. sur terrain varié en 13'24" + 12'36" + 12'27" (prévus en 13'30" + 13'20" + 13'00") : je n'avais pas envie de faire de la piste avec ce temps ensoleillé donc direction le parc de la Gournerie où André (coureur de l'UF) avait balisé ses km lors de sa préparation pour le marathon de Paris.
  •  21/04 : 1h09' pour cette dernière séance de piste avec 10 x 500m à réaliser entre 2'00" et 1'50" (courus entre 2'06" et 1'47"). Toujours pareil sur chaque fin de préparation, je n'ai pas trop pris de plaisir sur ce type d'entraînement malgré le soleil et la chaleur (fatigue , lassitude morale, pas doué sur les distances courtes, allez savoir ?!?) [ Natation : 1250 m. ]
  •  23/04 : 1h47' en endurance. Aprés 20 minutes à trottiner aux côtés de Gaël et Nicolas (la reprise de leur saison), je suis allé faire cette dernière sortie l'estomac et les jambes patraques. Un final un peu difficile en espérant que cela ne va pas s'aggraver. En tout cas, c'en est bien fini de cette neuvième préparation. L'heure est maintenant aux préparatifs, au repos et au régime nouilles!!
  • Semaine N°8 :
  •  25/04 : 1h03' de footing (FC moyenne de 122) avec le gourpe UF. Difficile de rester dans le peloton à une si basse vitesse mais je me suis tenu à ce rythme de limace. Les troubles gastriques de Dimanche n'ont fort heureusement pas duré. Le régime féculent est entâmé depuis lundi. Avec JC, au téléphone, nous avons mis au point les derniers détails de notre prochain périple. Les premiers messages d'encouragement arrivent : merci Eric, Luc, Arnaud avec une pensée particulière pour Evelyne à qui je dédierai mes premières foulées lors du départ de ce prochain marathon (j'ai bien peur d'agir plus égoïstement par la suite).
  •  27/04 : 41' de footing (FC moyenne de 116). Un dernier petit tour sous le soleil et sur les bords de Loire. La tête déjà en ébullition, j'ai pensé et repensé à ma future course : toujours cette petite angoisse qui traîne avant un grand rendez-vous. Maintenant, je ne chausserai plus mes baskets que dimanche. Place aux préparatifs du voyage, dernière ligne de ce journal de préparation.
    Départ Demain.
    Je ne rédigerai le compte-rendu de mon équipée qu'à mon retour. En attendant, je mettrai un premier commentaire dans mon blog personnel si je trouve un accès Internet quelque part.
  •  Pratique :
  •  Météo : dimanche 30 Avril Météo ensoleillé - Températures minimum : 4°C - maximum : 22°C - Vent : NNE 16Km/h - Probabilité de précipitation : 0%
  •  Le site de la Madrid Card : réduction sur les visites de musées, attractions, restaurant, shopping et transport
  •  Bus  Le site des transports madrilènes : pour les tarifs et calculer un itinéraire

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Foulées madrilènes...

"Nothing is imposible"

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Le dossard
Voici donc le récit et les photos de cette nouvelle expérience qui restera elle aussi gravée dans mon esprit.
Un nouveau marathon 'pas comme les autres' à ajouter à ma collection de bons souvenirs à partager...
La médaille

Un marathon beau mais costaud !!


  •  Pour ce 4ème rendez-vous hors de nos frontières, notre joyeuse bande avait donc pointé le doigt sur Madrid... choix que j'avais fortement plébiscité : une nouvelle expérience et de l'inédit qui rendront ce nouveau 'marathon touristique' inoubliable.
  •  29 Avril, let's go to Madrid :
  •  Debout depuis 5h00, accompagné de ma petite famille, nous sommes à l'heure à Roissy CDG pour les retrouvailles avec Jean-Claude (alias JC664), Maryline (alias Mme JCC664) et Patrick mes compagnons de route à Venise 2004 et Londres 2005. Une longue journée nous attend.
  •  Il est midi lorsque nous foulons le sol madrilène. Le soleil et la chaleur sont au rendez-vous. Aprés un passage obligé à l'hôtel (à deux pas de la Puerta del Sol en plein coeur de la ville) puis un premier bon petit restau, nous nous rendrons à l'expo marathon pour retirer nos dossards. Là, nous retrouvons tout le groupe UFCPH. Yannick, Jean-Michel, Murielle et Cécile, arrivés la veille, Yolande et bertrand, arrivés eux aussi en début d'après-midi. Quelques instants plus tard, je récupère donc le numéro 3024, Patrick le 4236 et Jean-Claude le 5253. Pas radins les organisateurs, nous offrent un sac contenant pas moins de 3 T-Shirts, la puce et une brochure sur le marathon totalement et exclusivement... en espagnol!
  •  Le soir, pas de pasta party mais plutôt un self pas loin de l'hôtel où, pour le prix d'un modique repas, nous pouvons manger ce qui nous est proposé à volonté : impeccable, nous pourrons ainsi nous gorger de pâtes jusqu'à n'en plus pouvoir!
  •  Le bilan de cette journée est trés positif : aucun problème de transport ni de réservation, pas de cohue pour le retrait des dossards. Seule petite ombre au tableau, la fatigue inhérente à cette longue journée. Je la termine en préparant (comme d'habitude) soigneusement mes affaires pour le lendemain matin.
  •  30 Avril, le Maraton Popular de Madrid :
  •  6h00 : pas possible d'avoir un petit-déjeuner à l'hôtel, donc, pour la première fois, je me restaure dans ma chambre. Comme le départ n'est pas avant 9h30 et que nous séjournons à moins d'un kilomètre de là, je me rallonge une petite heure : pas pour dormir, juste pour cogiter à donf à ce qui m'attend !! Je n'arrive pas à me détendre et suis bien loin de la sérénité qui devrait accompagner ce neuvième marathon.
  •  8h00 : je retrouve Patrick, Jean-Claude et Frédo (notre reporter photo) dans le hall de l'hôtel. Nous partons à pied en direction de la place Cibelès. Il fait très frais mais le ciel est dégagé : la journée s'annonce belle. Là-bas, nouveau rendez-vous avec les copains de l'UFCPH et séance photo (Merci Jean-Michel et Frédo). Pour la première fois, j'ai le ventre à la retourne. Je me dis que ça va passer avec les premiers kilomètres. Contrairement à Venise et Londres, pas de sas pour marquer une quelconque hiérarchie entre les 13 000 concurrents annoncés, donc avec JC et Patrick, nous allons pouvoir rester ensemble pour le départ. On tchatche pour oublier le stress et, déjà, les hélicos survolent la foule des coureurs qui commencent à se tasser vers la ligne de départ : applaudissement, cris, sifflets... un vrai départ de marathon.
  •  9h30 : c'est parti pour les cinq premiers kilos en faux-plat montant. Je fais le premier kilo avec JC et Patrick en douceur mais un peu trop lentement. Ensuite, j'accélère légèrement pour prendre mon rythme. Ca ne bouchonne pas trop. Le stade Santiago Bernabéu se profile au quatrième, le temps d'une petite pensée footballistique dans ce monde de mordus du bitume. Le sixième annonce le début d'une belle descente de prés de six kilomètres. Jusque là prudent, la présence de la foule qui devient de plus en plus dense et démonstrative me dope un peu. Toujours le bide en compote, je déroule quand même avec plaisir. Entre le 10ème et le 12ème, il y a un monde fou sur le parcours et les encouragement fusent : j'entends des animo et des tas de trucs que je ne comprends pas. Mon groupe de supporters devait se trouver dans les environs mais, trop de monde et de bruit, je ne les apercevrais pas. Vers le 12ème, je rejoins, Yannick et Bertrand. Quelques mots échangés et un peu plus loin, je passe devant. Un peu trop euphorique, je suis un ton au dessus et mon chrono me confirme que j'ai parcourru ces derniers hectomètres trop vite. Petite erreur ? sûrement.
  •  14ème : fini la rigolade, la première côte sérieuse se profile. Connaissant le rude profil de ce qui m'attend, ma stratégie est plutôt simple : doucement quand ça monte, récup quand ça descend. Rien de transcendant dans le parcours, rien de particulièrement chouette, de larges et longues avenues, mais toujours du monde un peu partout : on est quand même loin de l'affluence de Londres ou New-York mais je me laisse séduire par cette ambiance chaleureuse ! A partir là, une autre course commence. Mon ventre va petit à petit me laisser tranquille, la température va commencer à monter (17°C au 17ème, 23°C au 25ème), un petit air sec me donnera soif quasiment tout le long de la course : pas de problème, les ravitaillements avec eau, glucose, orange, sucre et épongeages sont en nombre tous les 2 à 3 kilomètres. Ce qui fait plus mal, ce sont les côtes qui s'enchaînent. Certaines sont coriaces et suivies de longs faux-plats montant. Pas de répit, les descentes servent tout juste à récupérer et, dés le sommet atteint, on aperçoit le plus souvent la côte qui va suivre. Celle du 24ème est terrible. Je franchis un pont qui enjambe une rocade. Le dénivellé est important et on enchaîne sur un long, très long faux plat.
  •  30ème : jusque là tout va bien même si je sens que je m'émousse un peu. Don Diego de La Vega me double, épée à la main. Ce qui caractérique ce marathon, c'est le peu de coureurs déguisés, le peu de participation féminine et la faible représentation étrangère. Je n'ai pas croisé beaucoup de maillots tricolores ni entendu un quelconque dialecte qui fasse frissonner mes tympans : pas l'occase de parler donc !! Les montées me paraissent de plus en plus longues, les descentes de plus en plus courtes mais jusqu'au 37ème le rythme est bon. Le parcours est quand même un peu ennuyeux. Parti avec mon appareil photo jetable à la ceinture, je n'ai pas fait beaucoup d'arrêts pour immortaliser les sites traversés baskets aux pieds.
  •  38ème : alors que je croyais le plus dur fait, le mur loin derrière moi, une douleur intense à droite au niveau du diaphragme, me cloue sur place, souffle coupé. Arrêt imposé, je marche pour ne pas m'arrêter complètement. Yannick me dépasse alors et me dit de m'accrocher mais je ne peux pas. Je laisse filer quelques longues minutes : la douleur s'estompe et je reprends rapidement mon rythme sans séquelle apparente.
  •  40ème : rassuré, je monte la dernière côte (plutôt sévère à mon goût) sans difficulté. Je me dis alors que c'est tout bon et me lance au 41ème dans ce qui est la dernière descente. A nouveau, une terrible crampe dans la cuisse gauche m'oblige à un arrêt prolongé où les étirements mettent un temps fou à faire leur effet. Je réussirai quand même à terminer les deux derniers doucement mais sûrement. A l'entrée du parc de Retiro, je retouve ma petite famille. Je prends le temps de faire la bise à tout le monde, un petit sourire pour la photo puis je rentre dans le parc où la foule s'est amassée pour acclamer les coureurs. Elle est bien belle cette arrivée, un petit Central Park : un cadre buccholique pour cette arrivée en descente, des vivas à tout va, une série de portiques qui, vus de loin, nous leurrent en nous faisant croire que l'arrivée se trouve là. Encore quelques petits clichés et je franchis soulagé la ligne d'arrivée. Je suis bien usé quand même. Un coup d'oeil à ma montre pour constater que les cinq derniers kilomètres ont été trés longs : 3h37'44", un chrono plutôt satisfait, c'est quand même et de loin mon meilleur chrono sur un marathon à l'étranger. La médaille ne nous est pas passée autours du coup mais est glissée dans un sac plastique contenant quelques denrées solides que je suis bien incapable d'avaler pour l'instant : ça manque un peu de charme quand même. Pastèque à l'arrivée, original ! Je profite de la faible affluence pour me faire masser les guiboles puis je rejoins mes supporters. J'ai de nouveau l'estomac au bord des lèvres, je m'allonge quelques instants et la pastèque ira enrichir la pelouse des abords du parc quelques instants plus tard. Je retrouve JC et Patrick : tout le monde est très éprouvé et bien d'accord sur un point : il est vraiment costaud ce marathon. Nous n'en revenons pas et n'en finissons pas d'énumérer les difficultés que nous avons franchies.
  •  De retour à l'hôtel, une bonne douche et deux bons casse-croûtes plus tard, nous irons trouver du réconfort sous le soleil à la terrasse d'un café de la Plaza Mayor : historie de revivre ces côtes, ces crampes et autres bon moments que partagent (et ressassent) tous les marathoniens du monde. Le soir, au restau, plus de restriction au programme, nous compenserons largement les calories perdues le matin.
    Les photos officielles et la preuve que je prends des photos sur le parcours !!
  •  Le Madrid touristique :
  •  1er Mai : c'est aussi la fête du travail en Espagne. Nous nous casserons les dents sur les portes des différents sites fermés que nous comptions visiter (téléphérique, Palais Royal, marché aux antiquaires). La journée prendra donc une tournure gastronomique (restau de spécialités asturiennes le midi, chocolate con churros pour le goûter) ! Nous aurons quand même parcouru le centre de Madrid de long en large, fait pas mal de kilomètres. Nous finirons la journée la plante des pieds en feu. Petite tradition maintenant, j'achète en kiosque le quotidien local Marca qui contient les résultats complets du marathon. Et là, surprise, il n'y a que 8 290 classés! Mon modeste temps me hisse même au 3004ème rang (le diplôme officiel me placera 2813ème). Nous épiloguerons longuement sur les raisons de ce faible taux de finishers : y aurait-il eu tant d'abandons?
  •  2 Mai : c'est aussi un jour férié ici (merci Napoléon!). Nous consacerons cette journée à Gaël et Nicolas en leur offrant une journée au parc d'attractions de Madrid : un genre de parc Astérix où nous passerons une belle journée de détente. Les autres membres du groupe passeront jusqu'à 6 heures dans le musée du Prado : un must pour les amateurs de peinture.
  •  3 Mai : le jour où il nous faut déjà faire les valises : le ciel ne s'y trompe pas et verse sur nous quelques larmes. Un tour place Cibelès pour acheter des timbres dans l'une des plus belles postes du monde, une visite superbe (et gratuite en ce mercredi pour les ressortissants de notre belle communauté européenne) du palais royal et il nous faudra rejoindre l'aéroport de Barajas pour mettre fin à ce magnifique séjour.
  •  Le traditionnel bilan :
  •  Côté tourisme, Madrid est une belle capitale où il fait bon se promener. Nous n'avons pas eu de difficulté à établir un programme d'activités (y compris pour les enfants) et aurions pu en faire davantage si le premier Mai n'avait été férié.
  •  Côté organisation, nous avons été totalement autonômes et n'avons eu aucun souci. Les réservations faites avec voyagessncf.com nous ont données satisfaction que ce soit pour les vols ou l'hôtel où j'avais un peu peur d'avoir une mauvaise surprise. Pas de problème avec l'inscription au marathon.
  •  Côté financier, Madrid est une ville où l'on peu faire beaucoup à moindre frais : moins de 1 500 € (y compris, restauration, attractions, souvenirs) pour 2 adultes et deux enfants, 5 jours et 4 nuits.
  •  Côté transports, nous avons opté pour les coupons de 10 trajets à 6,50 € que l'on peut partager entre plusieurs voyageurs. Le réseau de transport madrilène est simple à utiliser et efficace (moins d'une heure en métro pour aller de l'aéroport au centre ville). Le coeur de Madrid peut se parcourir aisément à pied : les hôtels, restaurants, grands musées et autre sites et choses à voir y sont rassemblés dans un périmètre plutôt restreint : l'idéal pour les touristes que nous sommes.
  •  Côté course, ce marathon est vraiment bien organisé. Le parcours n'est pas génial en lui même mais l'ambiance qui l'entoure le rend plutôt sympathique et fait basculer l'impression générale au plus que positif. Le vrai point noir reste quand même son niveau de difficulté qui en fait une course rude et très éprouvante : là-dessus, les avis des anonymes avec lesquels nous avons conversés par la suite sont unanimes : dur, très dur, trop dur pour certains. Un marathon à ne pas courir pour le record certes mais, pour nous, qui l'avons abordé comme une nouvelle fête entre amis autour de notre sport favoris, un chouette souvenir. De là à dire qu'on le refera... non, nos pensées sont déjà tournées vers notre prochain rendez-vous. Et là, il y a débat : Florence, Dublin, Rome, Paris... encore du pain sur la planche !
Mon Double Patrick Yannick
Bertrand Muriel Yolande
Désolé, le photographe officiel n'a pas voulu prendre de photo de Cécile !!
Le Diplome
Vos messages
U02/03/2003
PIARRINE JEAN CLAUDE
Je commence le programme de preparation au marathon de Madrid mardi 4 mars le marathon ayant lieu le 27 avril.C'est mon premier marathon,j'ai donc choisi un temps de 4h30 pour un competiteur de 51 ans.Je cours regulierement depuis une dizaine d'annee(2 fois par semaine)et depuis 2 mois je fais environ 30 a 35 kilometres(3 fois par semaine).Je suis pret a recevoir les conseils et recommandations de competiteurs confirmes pour la preparation,la recuperation,la dietetique(pas de regime).Par avance merci
U20/02/2007
baltenweck michel
Bravo pour votre parcours.
Nous sommes un petit groupe de coureurs (les coureurs du mardi 67 Lampertheim)
5 d'entre nous ont fait leur 1er marathon à Florence le 26/11/2006 entre 3h30 et 4h.(Florence c'est extra).Nous envisageons de faire Madrid et Dublin cette année, mais la description de Madrid nous fait un peu peur. bon courage pour cette année 2007. slts Michel
Merci !

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