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La préparation


  •   La quatrième fût la bonne...

    En 2005, un des premiers articles de mon blog naissant, s'intitulait Levé avec le soleil.
    A l'occasion de ce voyage professionnel, j'étais tombé sous le charme du Japon et m'étais juré d'y retourner.
    Les délices de Chine n'ont fait que raviver cette envie. Et Kyoto était devenu mon objectif 2016.
    Le rêve de cette 43ème epopée marathon, s'est évanoui en cette fin 2015. Voyage annulé suite aux attentats parisiens.
    Pas plus de chance en 2016 pour l'édition 2017, plus de dossard.
    En 2017, j'abandonnais Kyoto au profit de Tokyo 2018 : pas plus de chance.
    Ma nouvelle tentative pour participer à l'édition de 2019 du marathon de Tokyo a enfin été couronnée de succès.
    Place à mon 54ème projet marathon et pas des moindres.

  • 07/08/2018 : Tokyo, maintenant, il va falloir économiser ! ABBOTT World Major
    Je le savais et le constat reste financièrement parlant amer : le Japon, c'est cher, très, très, très cher.
    Pareil pour l'inscription au marathon : mon 4ème Abbott World Major Marathon avec Londres (2005), Berlin (2014), New-York (2002).
    Bah, on s'en moque. Profitons, profitons !
    Donc, ni hésitation, ni regret. Hier, je remplissais un dossier et l'envoyait par mail à France Marathon, premier voyagiste à publier sa brochure.
    Aujourd'hui est donc arrivé ce mail m'annonçant que j'avais un dossard pour l'édition 2019 du marathon.
    Outre un programme hyper alléchantà Tokyo, nous terminerons par un petit passage à Kyoto : idéal pour mon Isabelle qui n'y a jamais mis ses geta (sandales traditionnelles... en bois).
    Avant celà, n'oublions pas que le prochain objectif sera le marathon de Québec le 14 octobre prochain.
  • 13/02/2019 : une préparation compliquée...
    A l'heure où je reçois les informations sur mon futur voyage de la part de France Marathon et imprime le bon pour retirer mon dossard, le N°83484, petit bilan sur la situation physique du sportif.
    Blessure au mollet en décembre, un mois sans courir et reprise en douceur début janvier.
    Ce petit contre-temps serait passé inaperçu ou presque si la grippe ne m'avait pas chopé au passage à moins de 3 semaines du marathon.
    Arrêt quelques jours et grosse fatigue physique qu'il va falloir gérer sur les dernières sorties avant le départ.
    Physiquement, ça va donc être compliqué et il va falloir gérer mais, malgré tout, je garde le moral. Le voyage s'annonce hyper chouette. Nous avons hâte d'y être.
  •   Organisation

  • Départ le 26 février, retour le 7 mars 2019.
  • Un package voyage marathon complet pour 3780 €
  • Inclus hôtels Tokyo et Kyoto, vols Nantes - Paris - Tokyo : retour Osaka - Paris - Nantes.
  •   Infos marathon

  • Inscription : 400 &euros !!!.
  • Départ : Tokyo Metropolitan Government Building à 9h10.
  • Arrivée : Tokyo Station/Gyoko-dori Ave.
Profil
Le dossard
Marathon pluvieux, séjour somptueux, ça vallait le coup de patienter.
Un 54èmerendez-vous marathon humide et frisquet mais terriblement vivant.
Récit, vidéo et album photos vont venir ici s'afficher sous peu...
La médaille

Le récit

  •  Tokyo, I'm back !

  • Je ne sais pas si Tokyo n'était pas enchantée de me voir revenir 14 ans après ma première visite (professionnelle celle-là)...
    ...mais, voilà, c'est une pluie plus que soutenue et une température plus que frisquette qui nous fûrent offertes à notre arrivée.
    Dure cette première journée, avec le manque de sommeil, le décalage horaire (+8 heures).
    Le reste du séjour ne pouvait qu'être mieux et mieux, il le fût.
    Récit de ce 54ème périple marathon en terres nippones.


  •  Tokyo, expo marathon et Friendship Run

  • Honneur à l'organisation, nous faisions connaissance avec Evelyne notre accompagnatrice France Marathon dans l'avion au départ de Paris : nous avions déjà fait notre saut de puce Nantes - Paris sans encombre.
    En fin de vol, Isabelle nous fera un petit caprice gastrique (je vous passe les détails vomitifs) qui se dissipera heureusement dans l'après-midi.
    A peine arrivés à Tokyo Narita, nous étions pris en charge par notre correspondante locale Yuriko.
    Quelques Yens en poche pris au distributeur (/!\\Tous ne prennent pas la carte VISA !), nous filions en bus vers notre première découverte, le quartier Asakusa près de l'ancien temple Senso-ji. Superbe ce quartier que j'avais déjà sillonné lors de ma première venue. Dommage que la pluie et le froid aient un peu gâché ce premier contact avec la culture locale.
  • Photo Photo Direction ensuite Daïba, à deux pas de notre hôtel, où se tenait l'expo marathon, ensemble de grandes tentes posées sur un grand parking.
    Et là, il faut avouer qu'avec la pluie battante, c'est un peu le bazar.
    Le sol est moitié inondé. Des planches, comme à Venise mais en moins bien, nous évitent à peine de patauger dans l'eau.
    Un bracelet d'identification souple à porter jusqu'au jour J, nous est remis après présentation de notre confirmation d'inscription.
    Dossard vite récupéré, T-shirt commémoratif aussi. Photo
    Ca caille. J'ai les pieds trempés. Je ne prends même pas le temps de regarder en détail les stands dans les autres tentes. Je file me réfugier au chaud dans le bus.
    Nous prendrons possession de notre chambre en fin de journée. Grand confort, rien à dire de ce côté là.
    Pas envie d'aller au restau, nous irons acheter quelques snack dans une superette et les mangerons dans notre chambre (un petit gateau sucré goût crevette sera notre première surprise culinaire).

  • Vendredi, journée tourisme : c'était chouette. Je ne commente pas... d'autres l'ont déjà fait mieux que moi. Juste quelques images pour vous donner ine idée.
    • Quartier Daïba (copie statue de la Liberté)
    • Meiji Jingu Shrine
    • Cérémonie du Thé
    • Tokyo Tower (Harajuku)
    Photo Photo Photo Photo Photo Photo





  • Photo Photo Samedi matin, la Friendship Run : 3,5 km avec un départ proche de notre hôtel, un retrait des dossards sur place. Avec Isabelle, nous le ferons en marchant.
    Grand soleil, belle ambiance : encore un bon moment.
    Nous profiterons de notre après-midi libre pour visiter le quartier branché de Shibuya.
    Premier contact ardu avec les transports en commun tokoïtes : quatre compagnies se partagent le réseau, pas toujours évident quant on ne connait de pas de trouver la bonne gare et les bonnes correspondances mais, on s'en est sortis.
    Nous avons affronté cette foule incroyablement dense et découvert moult produits locaux, les Pachinko, salles de jeux ultra bruyantes, ...
    Le soir, un restau avec grand buffet dans une galerie, me permettra de capter les sucres lents nécessaire à l'effort du lendemain.
    Mes affaires sont préparées. Mais, une fois encore, nous avons beaucoup trop marché en cette veille de marathon.
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  •  Le numéro 54

  • Photo Photo 6h00, une salle de l'hôtel est dédiée au petit déjeuner des marathoniens. Parfait.
    7h00, notre groupe prend place dans le bus à destination de la zone de départ. Isabelle, elle, est restée au lit et, plus tard, avec Evelyne et un petit groupe de supportrices, se déplacera sur le parcours pour encourager les sportifs du jour.
    Comme annoncé, il pleut et il fait froid quand nous arrivons sur place 40 minutes plus tard.
    Quelques tentes servent de vestiaire pour se changer mais elle sont en quantité insuffisantes vu l'affluence (38 000 coureurs annoncés) et cette foutue météo.
    Je me change sous la flotte, dépose mon sac d'effets personnels et fonce aux toilettes... pas d'urinoir et pas assez de cabines, bilan, de longues files d'attentes se forment. Avec le vent et la pluie, malgré mon sac poubelle, j'ai froid à attendre sans bouger.
    Comme l'indique mon dossard, je dépend de la zone G. Le départ est donné au pied du siège du gouvernement métropolitain de Tokyo à 9h10.
    Le portique de départ, je le franchirai 28 minutes après le lancement officiel de la course, obligé de quitter la file d'attente des toilettes, car un officiel nous fait comprendre que si nous ne partons pas dans l'instant, nous serons éliminés. Grrrrr !
    Des spectateurs partout, partout, je galère à trouver un petit coin tranquille pour évacuer mon envie pressante.
    Libéré, je peux enfin commencer à courir.
  • Photo Photo Photo L'objectif du jour est de faire ce marathon très cool, allure 100 bornes, pour profiter un max de l'ambiance.
    De toute façon, je n'ai pas trop le choix. Parti tout derrière, je suis englué dans une masse de coureurs lents. Je suis sans arrêt obligé de trottiner, de slalomer entre les gens. Alors, j'en profite pour filmer les différentes animations qui jalonnent le parcours.
    Comme le tracé de ce marathon ne présente pas de grands points de vue ni beaucoup de sites caractéristiques (Asakusa, Tokyo Tower, sanctuaire Tomioka Hachiman-gu), le show est sur le bord de la route.
    Orchestres, Pom Pom girls, dances traditionnelles ou hip-hop, il y avait de quoi se divertir. Donc, j'ai beaucoup pris d'images.
    Côté public, des spectateurs démonstratifs et, pour beaucoup déguisés, des mains tendues du début à la fin que j'ai doucement checkées à l'envie. Photo Photo Photo
    Côté organisation, un bénévole tous les 20 mètres avec un sac en plastique pour ramasser les éventuels déchets.
    Une signalétique ultra redondante portée à bout de bras par une quantité impressionnante de bénévoles n'ayant pour unique rôle que de tenir un panneau pendant toute la course.
    Des ravitaillements en nombre avec eau, boisson énergétique, rien à dire de ce côté là.
    Bref, malgré ce tracé ultra urbain sans intérêt majeur, à aucun moment je ne me suis ennuyé.
  • Photo Photo Photo Photo
    Côté course, heureusement que je n'était pas pressé car 38 000 coureurs dans les artères tokoïtes, ça bouchonne grave.
    J'en ai même du mal à tenir un 9 km/h. Je profite de rares éclaircies pour accélérer un peu. Ce que je pourrais faire un peu plus souvent sur les dix derniers kilos. Aucune fatigue à ce rythme là, que du plaisir.
    Chose surprenante, la grande majorité des coureurs aura gardé son poncho ou autre vétement de pluie toute la course. Moi, dès le départ donné, je me suis séparé de mon poncho : pas question de courir sous un sac en plastique !
    Malgré une pluie incessante, je n'aurai commencé à avoir froid que sur les deux derniers kilomètres.
    Ces derniers kilos qui nous mènent au Palais Impérial (qu'on ne voit pas celà dit) et la dernière section pavée qui conduit à la "finish line". Photo Photo Photo Photo Photo
    Une fois le chrono arrêté commence un long, long chemin pour récuperer serviette de Finisher, couverture de survie car, une fois l'effort coupé, on se les pèle grave, puis médaille et enfin quelques victuailles.
    Un chemin encore plus long nous mènera après 20 minutes de marche au bâtiment où se trouvent nos effet perso. Je suis trempé et transi.
    Je me changerai et ferai l'expérience de quelques points d'acupuncture censés éliminer les tensions musculaires accumulée pendant la course. Pas convaincu après coup.
    Encore un peu de marche pour aller aux navette bus nous ramenent à l'hôtel.
  • La suite du voyage nous ménera en TGV local (Shinkansen) jusqu'à Kyoto d'où, après 3 jours de visites, nous reprendrons le bus en direcion de l'aéroport d'Osaka pour rejoindre Paris.
    Difficile de tout citer sans écrire un roman. Je me contentrai de publier quelques photos sélectionnées parmi le millier qui a été réalisé.

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  • Photo Il y 7 mois, je lançais cette page et déjà, j'en suis au bilan.
    Le choix France marathon ne nous aura pas déçu. Peut-être un séjour plus long aurait-il été appréciable mais, vu le coût du voyage, il faut savoir raison garder.
    Deux bons hôtels avec buffet copieux au petit déjeuner, des navettes bus bien calées pour le marathon et les visites, deux guides locales qui nous en auront appris beaucoup sur le Japon et ses us et coutumes.
    Globalement, tout était très bien et nous avons beaucoup apprécié ce séjour.
    Nous avons passé d'excellents moments soit seuls, Isabelle et moi, à silloner Tokyo et Kyoto, soit avec un groupe sympa pour les excursions programmées.
    Au Japon, il n'y a pas que des sushis, aussi, aurons nous testés pas mal de petits restaurants locaux avec du bon... et du plus surprenant.
    Surprenante rupture culturelle, dépaysement, c'est ce que nous retiendrons de ce pays et de ses habitants. Difficile de tout raconter : allez-y, ça vaut le coup !
    Il me faut maintenant fermer cette page nippone et regarder vers le prochain grand objectif de l'année, le 100 km de Millau.


  •  La vidéo marathon
  •  Ma course

Parcours
Vos messages
U15/12/2017
Michael THEBAUD
Toujours aussi passionnant ton blog, je le consulte de temps en temps, mais ça faisait un moment que je ne m'y étais pas attardé. De retour du marathon de Macao, je m'aperçois que tu vas courir le fabuleux Marathon de Kyoto, que j'ai couru ce mois de février 2017. Tous mes encouragements et prend un maximum de plaisir dans ce pays merveilleux. Un conseil, couvre toi bien, il faisait froid cette année.

Michaël
Merci !

Envie d'en parler, de me faire part de vos impressions ou d'en savoir plus pour, qui sait, y aller prochaînement. Ne vous privez pas il est là pour ça... mon livre d'or.

[ Votre avis ou témoignage dans mon livre d'OR ]