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La préparation

Affiche
Comment choisit-on tel ou tel marathon ?
Quelles motivations nous poussent ici ou là ?
Eh bien, pour une fois, je dirai que ce marathon là, je ne l'ai pas choisi. Il n'était pas sur mes tablettes. Avec Isabelle, nous n'avions pas trop envie de faire un troisième séjour en terre hibérique (même si les deux premiers restent de grands souvenirs).
Alors, pourquoi ?
Le premier grand responsable est sûrement mon Double. Il m'a trés tôt fait part de ses projets 2009 parmi lesquels Marrakech, Valence, Paris, le Mont Saint-Michel, New-York (et j'en oublie). Marrakech, pas pendant les vacances. Paris, déjà fait 2 fois. New-York, pas les moyens de le refaire. Une année sans faire un marathon avec mon Double ? impossible !
Deuxième responsable, CLM. La bande de joyeux drilles déjà inscrite fût trés tôt elle aussi trés attirante : louper une occasion de revoir entre autres Catson, Basilio, Vince83, PConvert et la Tortue et de faire la connaissance de nouvelles têtes ça mérite qu'on y réfléchisse à deux fois.
Ajoutez à celà que ce marathon là tombe pendant les vacances scolaires de Février et vous comprendrez que je n'ai eu aucun mal à me convaincre et à convraincre ma famille de troquer une semaine de sports d'hiver contre un séjour en bordure de méditerranée.
Pas choisi, peut-être ! Mais, subi, certainement pas. Alors raison de plus pour en profiter un max !
Espagne, nous revoilà !
  •   Octobre : Février c'est dans 4 mois seulement !
  • 21/10 : même si nous étions d'accord sur la destination, un doute subsistait sur la date effective du marathon. Le 22 février étant confirmé sur le site du club organisateur, place au concret.
    Iberia, compagnie aérienne élue pour ces tarifs et vols directs : réservation en ligne réalisée en duplex téléphonique Nantes-Paris... en même temps que la réservation d'hôtel pour le marathon du Mont Saint-Michel.
  • 29/10 : inscription en ligne pour le marathon (42 €).
    Confirmation d'inscription
  • 01/11 : réservations un peu compliquée à cause de l'heure d'arrivée tardive de notre vol et des horaires de réception des hôtels.
    Finalement, nous logeront une nuit dans une auberge de jeunesse (68€) puis migrerons le lendemain dans un appartement pour les 3 nuits suivantes (330€).
    L'auberge Red Nest Hostel est proche du métro (ligne 3 ou 5) et facilement accéssible au départ de l'aéroport (réservation faite directement sur le site de l'auberge).
    L'appartement "Apartamentos Botanico 29" est quant à lui super bien placé : à deux pas du départ du marathon donc pas loin de l'hôtel où résidera mon Double. Réservation faite via le site Booking.com (pas besoin d'avancer le montant de la réservation).
  • 02/11 : dernière grande sortie de ma préparation pour le marathon d'Athènes et bon moment de détente avec Thierry (alias Bobosse44 sur CLM) le long du tracé du Trail Urbain Nantais.
    [ Lire le récit dans mon blog ]
  • 09/11 : le rendez-vous avec le marathon d'Athènes à tenu ses promesses. Un séjour riche en visites, rencontres et activités, une course qui m'a pleinement satisfaite : récit, vidéo et photos sont ici.
  •   Décembre : repartir, déjà !
  • 28/12 : surprise, le tracé du marathon publié sur le site à totalement changé ! Le point de départ et l'arrivée sont maintenant sur le port. Deux solutions : soit je change mes réservations, soit j'opte pour le métro le matin de la course. A peaufiner avec mon double.
    Fin d'année plutôt frileuse, il fallait quand même faire repartir la mécanique en ce mois de décembre. C'est donc chaudement couvert, que j'ai allongé mes séances depuis le début du mois.
    Prêt à attaquer ma première semaine de préparation entre Noël et le reveillon : original !

    Pour suivre ma préparation : >>> consultez mon carnet d'entraînement <<<

  • 06/01 : depuis maintenant plusieurs semaines, un froid intense s'est installé, doublé qui plus est d'un vent glacial. Ma première semaine de préparation, perturbée par les fêtes de fin d'année et la fatigue du retour à la maison, s'est limitée à 3 sorties : j'essaye de retrouver un rythme plus adapté depuis 3 jours mais que de calories dépensées.
  • 14/01 : de retour d'un déplacement au Mans, j'ai chopé un méchant rhume... méforme pendant presque une semaine.
  • 25/01 : la tempête a maintenant succédé au froid : vent fort et pluie sont maintenant mes compagnons de route.
    Dans la série petites misères, va pour une contracture au niveau des lombaires... bloqué, arrêt total pendant quelques jours.
  •   Février : encore un qui ne s'annonce pas facile !
  • 02/02 : visite chez mon médecin ce soir et diagnostic confirmé : grosse contracture et au programme anti-inflammatoires, décontractant musculaire et séances de kiné.
    J'espère pourvoir reprendre l'entraînement avant la fin de la semaine...
  • 11/02 : les remèdes ont vite fait effet. depuis le 4, j'ai pû reprendre l'entraînement, assurant même une longue sortie de 27 km le 8.
    La mécanique a eu un peu de mal à redémarrer mais l'essentiel est d'avoir pû recourir un peu et de travailler mon endurance pour mieux tenir la distance.
    Un objectif de moins de 4 heures doit encore rester à ma portée.
  • 15/02 : dernière longue sortie en endurance ce matin sous un beau soleil et une température pas trés élevée mais également fin d'une préparation chaotique que je termine en petite forme, service minimum pour boucler un marathon.
    Plus concètement, j'ai récupéré mon numéro de dossard sur le site du marathon : je trottinerai donc avec le dossard N°1199.
    Ce soir, nous avons eu la visite d'Oliv (CLM) et de toute sa petite famille de passage dans la région nantaise : après notre soirée raclette à Chamonix l'année dernière, nous avons avec beaucoup de plaisir ressorti nos souvenirs de marathon communs.
    Demain, nous préparons les valises.
  •  Météo :
  • Au 15 février, prévisions météo pour dimanche 22 février sur fr.weather.com :
    Météo brouillard, mini 6°C - maxi 17°C, risque de précipitations 10%.
Parcours
  •   Organisation
  • TGV : A/R Nantes-Paris.
  • Vol : Iberia, départ le 18 Février à 20h45 et retour le 22 Février à 18h00 (coût vols : 475 €)
  • Hôtel :
    1 nuit au Red Nest Hostel : 68 € sans petit déjeuner.
    3 nuits au "Apartamentos Botanico 29" : 330 € sans petit déjeuner.
  •   Infos marathon
  • Inscription : 42 €
  • Départ : 9h00
  • Le parcours :
Les récompenses annoncées...
Le diplôme
Ce 18ème marathon s'est inscrit à mon tableau d'honneur sous le signe de la douceur.
Douceur de vivre et douceur de courir dans une ville propice à la détente, ville baignée par une météo de rêve.
S'il est une destination à recommander, celle-ci en fait partie.
La médaille
Frise
Résultat

Le récit

Ce n'est pas parce qu'il n'était pas planifié de longue date que ce marathon de Valence avait moins d'importance à mes yeux. La magie du marathon a toujours sur moi autant d'effet.
Même si ma préparation physique a beaucoup souffert des conditions météo hivernales de ce début d'année et d'une méchante contracture au niveau lombaire, tous les ingrédients pour passer un bon moment là-bas étaient réunis : ma famille, mes amis, les promesses de belles rencontres, une nouvelle ville à explorer, la douceur annoncée du climat, un 18ème hommage à Phidippidès, oui, tout y était.
Il ne me restait qu'à concrétiser, à mettre en musique. Je vais ici avoir quelques difficultés à tempérer mon enthousiasme tant ce séjour, aussi court fût-il, m'a procuré d'images inoubliables.

  •  Valence :

  • Il était une fois... enfin, une fois encore, toute une bande de joyeux drilles contents de se retrouver à Orly à l'assaut d'une nouvelle destination marathon. Pour les nouveaux, les étourdis, les amnésiques, je cite : mon Double, moi et nos supporters et trices aussi fidèles qu'attitrés.
    Pas de souci côté transport : un vol ClickAir (low cost de la compagnie Ibéria) à l'heure et, après 35 minutes de métro, 5 de marche, nous rejoindrons l'auberge de jeunesse réservée pour notre première nuit : pas le grand luxe mais propre, bon accueil donc rien à reprocher à l'établissement.
  • Nous ne prendrons possession de notre appartement que le lendemain matin après un bon petit déjeuner. Vraiment bien situé, proche du centre à pied mais également à deux pas du métro et des lignes de bus, spacieux, propre, c'est à mon avis un bon plan pour se loger à un bon rapport qualité/prix. Le supermarché et autres commerces à proximité sont également pratiques.
  • Et voilà, comme à Athènes, nous succomberons aux attraits de la ville. Comme à Athènes, de repos pré marathon, il n'y eu point. Quatre jours pour en prendre plein les mirettes, ça ne laisse que peu de temps à la méditation. Les trois jours précédant le marathon, nous allons sillonner Valence à pied, en bus et en métro sous une météo de rêve : ciel dégagé donc fraîcheur le matin et températures printanières en journée.
    Pour ne citer que les principaux points d'intérêt dont la plupart seront sur le parcours du marathon :

    • Les nombreuses merveilles architecturales de la ville : plaza de la Reina, la cathédrale, les tours de Quart et de Serranos, les Lonjas, l'Hôtel de ville, la Poste (à l'image de celle de Madrid), la gare centrale (surtout rentrez à l'intérieur, c'est fabuleux), les arènes, les ballades dans le coeur de la ville sont un vrai régal.
    • La coulée verte du Bioparc en passant par les jardins de la Turia et jusqu'au musée des sciences : un immense parcours verdoyant de plusieurs kilomètres qui sillonne la ville de part en part et qui est jalonné par des pistes cyclables, divers terrains de jeux, des parcours de santé... le rêve du joggeur et du promeneur.
    • La cité des sciences est un endroit aux allures futuristes où il fait bon flâner mais où il est également possible de profiter du parc océanigraphique (assez cher, compter 23,90€ par adulte et 18€ pour les enfants), du palais des Arts, de l'Hemisféric (cinéma à 360°).
    • Le port, où l'on peut apercevoir les immeubles des écuries engagées dans l'America's Cup 2007, se ballader pour terminer sur les plages bordées de bons restaurants.
    • Le marché central (Mercado), outre son magnifique côté architectural, est un palais du goût et des sens. Nous y achèterons turron, chorizo, jambon de pays, fraises pour nos piques-niques au soleil. Simple le bonheur, non ?

  •  L'expo marathon :

  • Vendredi, retrouvailles avec Dominique (alias Basilio), une ballade jusqu'au Bioparc, une pause rafraîchissements et nous partirons pour une longue marche jusqu'au Sorolla Palace où se situe l'exposition marathon.
    Une bien modeste exposition dans les salons d'un hôtel de luxe. L'organisation n'en est pas moins bien rôdée. Nous récupèrerons rapidement dossard (le N°1199 pour moi), puce (moyennant un dépôt de garantie de 5 euros), un ticket de métro pour deux voyages et un premier lot de récompenses avant l'heure : sac de sport, T-shirt technique, coupe-cent, paire de chausettes, tous de belle qualité. Pas grand chose d'autre à glâner à cette expo marathon. Retour... à pied... direction restau paëlla et un sommeil réparateur.
    Comme la veille et le lendemain, avides de découvertes, nous aurons encore parcourus des distance folles.

  •  Décrassage et rendez-vous CLM :

  • Rendez-vous à 8h15 samedi matin, baskets aux pieds. Dans la fraîcheur du matin, avec mon Double et Basilio nous allons papoter 6 Km durant sur les sentiers du Bioparc.
    Les jambes sont bien raides, pas de surprise. Comme nous n'avons pas prévu de nous reposer cet après-midi là non plus, il est clair que la course du lendemain nécessitera un départ lent et un rythme piloté par les sensations qu'elles soient bonnes ou mauvaises.
    Visite du port de l'America's Cup le matin, de la cité des sciences l'aprés midi, le tout à pied off course !
    Ce matin là, nous testeront la ligne de bus N°2, celle qui mène au port, là où démarrera la course : 25 minutes de trajet, impeccable.
    Ce midi là, Nicolas, mon petit dernier, sera intronisé Kéké. Digne de ses parents et de son frère aîné, il boira son premier café. Mon Double n'était pas avec nous : je n'ai pas attendu pour lui faire parvenir la nouvelle usant du clavier de mon portable pour composer un laconique SMS : "Un Kéké est né !".
  • Le restaurant Don Salvatore sera le théatre du traditionnel rendez-vous CLM organisé par Guillaume (Catson on CLM). Lui et Ederame venus chacun avec leur petite famille, se joindront à notre petit groupe pour une joyeuse soirée nouilles (et pizzas pour les mômes !). Manquant à l'appel pour cause de vol annulé, Pconvert, la Tortue, Le cousin et son amie ne nous rejoindront finalement qu'en fin de repas, dommage.
    Le temps de prendre le bus de retour, de préparer mes affaires pour le lendemain, je ne serai pas couché avant 23h40. Comme d'hab, impossible de trouver le sommeil !

  •  Le marathon :

  • De réveil, point besoin. Un coup d'oeil à ma montre : 4h58. Je patiente encore un peu mais je suis déjà dans ma course. Je déjeunerai d'un jus de pamplemousse, d'une part de gâteau énergétique, d'une banane et d'un petit café.
    Une bonne douche chaude, rien de tel pour réveiller des muscles endoloris par 3 jours de sévices : effet mitigé, je l'avoue. Vient l'heure des derniers préparatifs. Une bise pour réveiller Isabelle encore endormie, lui souhaiter sa fête et cueillir quelques encouragements pour les moments à venir car j'en ai bien besoin.
  • Arrivé le premier et un peu en avance par rapport à l'heure fixée avec mon Double, je prendrai le premier bus qui me déposera à proximité du départ. Rapidement, je vois le parking prévu par l'organisation se remplir, un bouchon se former sur l'avenue qui y mène. C'est dans une fraîcheur matinale, que j'attendrai l'arrivée de mon Double et de Basilio qui, ayant pris le bus suivant, seront déposés quelques hectomètres plus tôt, leur bus n'ayant plus les moyens d'aller plus loin.
    Prés des portiques de départ nous retrouverons nos amis CLM pour les indispensables photos, les indispensables potins d'avant marathon.
    Dépôt des effets personnels et direction nos sas de départ, affublés d'un chasuble blanc-bleu maison en plastique effet sac poubelle. Je me présenterai un sas plus loin, préférant partir en douceur accompagné de mon double : là, moins de dix minutes avant le coup de feu libérateur, nous retrouverons Pconvert, la Tortue et le Cousin.
    Le ciel est d'un bleu azur mais il fait quand même bien frais. Le départ est donné. La foule s'est déjà massée dans les gradins montés pour l'occasion acclamant chaleureusement nos premières foulées. Le soleil pointe ses premiers rayons : tout se présente pour le mieux. 9h02 à mon Garmin.
  • Pas besoin de faire 10 bornes pour le comprendre. Quelques centaines de mètres suffiront à me faire prendre conscience que je démarre ce marathon dans les mêmes conditions physiques qu'à Athènes c'est à dire fatigué avant d'avoir commencé.
    Pas question cependant de faire la même erreur en espérant pouvoir tenir à un rythme trop élévé. Non, il me faut partir lentement, inutile de m'exploser. Malgré celà, je me fixe comme objectif de boucler la boucle en moins de 4 heures, raisonnable à mon sens.
    Sympas les premiers kilomètres. Nous refaisons le chemin parcouru la veille (à pied) du port à la cité des sciences. Photos et séquences vidéo, je pense déjà à vous rapporter des images, des sons. Comme Boro, reporter et héros du roman que je lis actuellement, je suis à l'affût de ce qui me permettra de vous faire revivre les moments que je fige sur cette page : point de Leica, juste un petit Nikon, fidèle compagnon de mes errances zatopekistiques.
  • J'avais prévu de laisser le chrono filer, juste assez pour tutoyer les 4 heures sans pour autant les épouser. A peine 4 kilomètres et première pause technique. L'arrêt au stand ne durera pas moins de... 4 minutes, le temps nécessaire à mon Double pour se vider littéralement. Je voyais déjà le malheureux buisson, triste élu du jour, palir et défaillir. Je regardais mon chrono continuer sa progression sans moi, moi qui n'avais déjà pas de temps à gaspiller! Mais bon, je tenais à rester avec mon Double.
    Le temps de faire le tour de la cité des sciences, nous ferons connaissance avec une charmante et souriante petite parisienne en quête de son premier exploit. Quelques mots, quelques conseils, quelques encouragements : un marathon, ça se partage. Je la retrouverai dans la zone d'arrivée pour la féliciter. Pas la peine de vous décrire son visage.
    Au fil du temps, je m'aperçois que mon rythme de croisière est supérieur à celui de mon Double. Je le lâche petit à petit pour rejoindre la Tortue qui a profité de notre pause à rallonge pour prendre de la distance.
  • Courir sur un cicuit de F1, ça, je ne l'avais jamais fait. A peine ai-je rejoins la Tortue, que nous pénétrons dans sur ce circuit, en ville, qui nous est ouvert, longue bande de bitume bordée de murets et hauts grillages. Papoter en trottinant sur un circuit de F1, c'est rigolo et étrange à la fois : pas de spectateurs en ce lieu, juste une sensation d'inédit. Je profite d'une longue courbe pour faire l'extérieur à ma compagne de route et m'échapper.
    Le 7ème kilomètre laisse la place au 8ème, le 10èmenous ramène sur le port, le 11ème nous permet de franchir à nouveau la ligne de départ sous les acclamations d'un public toujours aussi chaleureux.
  • Marathon de la tchatche, Valence restera. Vers le 13ème, je suis accosté par un coureur argentin attiré par mon débardeur sur lequel figure en clair mon pays d'origine. Lui, c'est Juan-Antonio, résidant à Paris, à Valence avec famille et amis et pas moins de 70 printemps. Nous resterons ensemble à discuter jusqu'au 25ème kilomètre, laissant encore filler de précieuses minutes à nous prendre en photo mutuellement.
  • Arrive le moment que j'attendais depuis le départ, le 23ème et les tours de Quart, proches de notre appartement, où m'attendent mes supporters. Peu avant, j'avais franchi le premier semi en pile 2 heures validant ainsi la pertinence de mon objectif à 4 heures.
    Le temps d'enlever le T-shirt passé sous mon débardeur pour résister au froid matinal, de prendre ma troupe en photo et, pfuittt, encore quelques brassées de secondes égrénées. Ca fait un peu gaspillage tout ça mais le chrono à cet instant est le cadet de mes soucis. Je pro-fi-te !
    La chaleur commence à monter sérieusement. Ici et là des pompiers du haut de leurs camions nous aspergent d'eau.
  • Au 24ème, je rejoint le groupe des coureurs agglutinés au meneur d'allure des 4 heures. J'y retrouve mon argentin, un peu moins fringuant, ainsi que Stéphane (Alias le Cousin sur CLM) qui s'accroche à ce groupe en espérant tenir lui aussi cet objectif. Blabla, photos, avec Stépahe et le meneur d'allure à qui je piquerai même son panneau de ralliement le temps de lui faire une blagounnette.
    Le tempo des '4 heures' est cependant un cran en dessous du mien. La fatigue est là mais je la maitrise bien. Je trace, seul, mais pas pour longtemps.
  • Au 27ème, je suis à nouveau abordé par un espagnol qui me demande si je parle anglais. Ben, ouiche, I can speak english. Lui, c'est Gonzalo surnommé Speedy. C'est son premier et il voudrait finir en moins de 4 heures. Il est accompagné par son frère qui le suit en VTT. Il me dit qu'il aimerai bien franchir la ligne d'arrivée à mes côtés.
    J'ai bien compris le message et c'est avec un immense plaisir que je scelle ce pacte d'amitié franco-espagnole. Je lui parle, lui donne quelques conseils, veille à ne pas le lâcher, à m'enquerrir de sa forme.
    Les kilomètres défilent à un bon rythme, la certitude de tenir l'objectif se matérialise au fil des kilomètres. La fin de parcours est faite de longues lignes droites où l'on croise ceux qui ont 'quelques' longueurs d'avance. Le fait d'être trois côte à côte est bon pour le moral.
  • La cité des sciences repointe son museau au 39ème. Le frère de Speedy, prends mon appareil et nous mitraille sur les quelques kilomètres qui suivent.
    Je sens bien que mon compagnon est à la peine. Je ralentis, ne laisse jamais plus de quelques mètres nous séparer, l'encourage encore et encore.
  • Photo officielle Photo officielle Photo officielle Et voilà que se profile déjà le port synonyme de fin des réjouissances. Car à ce moment, en sous-régime, absorbé par ma mission, je ne suis pas à la peine, loin de là.
    J'accélère légèrement sous les vivas de la foule, entraînant dans mon sillage mon pote, car il est vraiment sympa ce p'tit gars. J'accélère encore. Il s'accroche et nous allongeons encore la foulée pour franchir les derniers portiques.
    Je n'oublierai pas de faire une petite photo et une séquence vidéo de l'arrivée pour franchir à peine plus loin la ligne main dans la main de mon espagnol qui craque un peu, mélange de joie et d'épuisement.
    Finalement, nous aurons bien tenu sur la fin de parcours, réalisant pour ma part un petit négative split : 3h53'11" sans fatigue excessive ni bobos, que demande le peuple !
    Quelques remerciements acceptés avec émotion et je quitte mes derniers compagnons de route pour retrouver plus loin Pconvert et le Cousin et échanger nos impressions positives sur la course.
  • La zone d'arrivée est bien organisée. Une jeune demoiselle me fait comprendre qu'il est inutile que je fasse le moindre effort et s'agenouille pour délacer mon soulier droit (le monde à l'envers), celui qui a porté 42 kilomètres durant la pupuce à son pépère de coureur. J'échange un peu plus loin celle-ci contre un petit billet 5€ en restitution de ma caution. Un sac m'est donné : à l'intérieur, ma 18ème médaille et un Kg d'oranges.
    Je récupère mes effets personnels puis rejoins mes supporters et les héros CLM du jour pour une dernière séance de papotage sous le soleil.
    Notre vol de retour est à 18h00, nous n'aurons pas le temps de nous joindre au repas d'après course organisé par Catson. Il nous faut filer vers nos appartements, prendre un douche, boucler les valise et joindre l'aéroport en métro.

  •  Et maintenant :

  • Pas de doute, la journée à été bonne. Valence entre dans le peloton de tête de mes meilleurs expériences marathoniennes.
    Une organisation bien rodée, un public chaleureux, un parcours plaisant malgré quelques longues lignes droites en sont les principaux atouts.
    Ajoutez à celà une ville agréable en bord de mer et une météo clémente et vous passerez un bon moment.

  • Après, Madrid et Barcelone, je viens donc de boucler avec bonheur mon troisième marathon ibérique. Cette péninsule à de beaux atouts côté 'marathons touristico-sportifs'.
    Le marathon de Valence avait lieu cette année le même jour que celui de Séville.
    Une idée pour 2010 ?

  •  La vidéo marathon :

  • Dimanche 24 mai, une semaine après ce merveilleux moment, j'ai mis à profit ce long pont de 4 jours pour produire ma vidéo. Je pense qu'au travers de ces quelques images, vous pourrez vous faire une idée de ce que j'ai vécu.
    P.S. : ce qui ressemble à un bruit d'hélicoptère pendant certaines séquence n'est autre que le VENT !

  •  Ma course

Parcours
Le Diplome
Vos messages
U28/02/2009
le double
Encore un marathon commun, je ne m'en lasse pas.
C'est peut être ça qui me motive, car ........
J'ai noté SEVILLE 2010, Tu vas aimer.
L'arène avec son musée se visite, super moment émouvant.
BIZ aux 4 kékés
Merci !

Envie d'en parler, de me faire part de vos impressions ou d'en savoir plus pour, qui sait, y aller prochaînement. Ne vous privez pas il est là pour ça... mon livre d'or.

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