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La préparation

Vannes, je connais bien. 5 fois déjà, je me suis aligné au départ du semi-marathon Auray-Vannes. Une course exigente, une ambiance démente.
Le marathon de Vannes, j'ai failli le faire l'année dernière. A trop attendre mes collègues indécis, nous avons fini pas ne plus pouvoir nous y inscrire pour cause de quota atteint !
Un monent, Lausanne tenait la corde. La perspective d'un long périple en voiture et d'un coût élevé pour un court séjour sans ami à retrouver sur place m'a fait remiser ce projet.
Finalement, c'est avec les mêmes collègues que je pars à l'asaut de cette nouvelle destination, peu lointaine certes mais aux attraits indéniables si j'en crois mon entourage sportif.
Retour donc au stade du Kercado mais pour le double de la dose habituelle !
  •   4 jours aprés St-André...

    J'ai couru le marathon de Saint-André-des-Eaux il y a quatre jours à peine.
    C'est devant un agenda vierge de tout rendez-vous que je me suis décidé... je ne sais pas rien faire !.
    Quatrième marathon pour 2010 comme en 2008.
    Petit hic, la veille je risque de me coucher tard car j'assisterai avec mon fils Gaël au concert de Status Quo au Zénith de Saint-Herblain. Au diable la sagesse !

  • 05/08 : j'ai fait le point avec mon collègue Marc.C'est décidé Vannes, ce sera cette année.
    Vannes est à une bonne heure et demie de la maison donc la logistique se résumera à un départ de bonne heure le matin de la course.
  • 07/08 : sitôt dit, sitôt fait. Inscription en ligne réalisée : 35 € + 1,70 € de commission pour le site ChronoCourses.
  • 31/08 : de retour d'une petite semaine de vacances en Corrèze où j'ai frotté mes mollets aux rugosités du relief local, me voici donc reparti pour une prépa physique sur 8 semaines. J'ai assez bien récupéré de mon effort de St-André-des-Eaux mais reste prudent sur cette reprise relativement proche d'une épreuve assez exigente.
  •   Septembre, la rentrée

  • 05/09 : après deux semaines de prépa, j'ai fait ma rentrée à l'occasion de la course nature 'entre Erdre et Gesvres'.
    Franchement fatigué, j'ai peiné sur ce parcours un peu exigeant, ne retrouvant un peu d'allant qu'à la faveur d'un final plus plat. 20 kms, un peu long pour une reprise en compétition.
    En vue d'une une grosse semaine de bricolage, donc d'une dose accrue de fatigue, je vais alléger les deux semaines à suivre afin de me présenter en meilleure forme pour le semi-marathon de Rezé.
  • 19/09 : le semi-marathon de Rezé a marqué la moitié de cette préparation. Fraîcheur et soleil, conditions idéales, n'ont rien pu faire face à une petite forme. Une fatigue en lien direct avec mes actuelles activités intenses de bricolage. Avec les Foulées de la Gournerie le week-end prochain où je passerai du côté de l'organisation, le repos ne sera pas d'actualité !
  •   Octobre, on y est déjà...

  • Ouest-France du 11 octobre 2010 10/10 : les Foulées du Tram ont marqué la fin de cette dernière préparation de l'année. 13,5 kms digérés en douceur aux côtés de Yo et Soizic, mes compagnes féminines du jour.
    L'heure du repos a sonné. Il était temps.
  • 11/10 : mes gambettes dans l'édition du jour du quotidien Ouest-France...
  • 12/10 : Concert de Supertramp au Zénith de Saint-Herblain...
  • 16/10 : Concert de Status Quo au Zénith de Saint-Herblain...
  •  Météo :
  • Au 11 octobre, prévisions météo pour dimanche 17 sur Vannes sur fr.weather.com :
    Meteo ensoleillé, mini 6°C - maxi 15°C, risque de précipitations 0%.
  •   Organisation
  • A/R Nantes-Vannes : en voiture le 17 octobre.
  • Hébergement : pas nécessaire vu la proximité.
  •   Infos marathon
  • Inscription : 30 € avant le 30/06, 35 € jusqu'au 31/08 (40 € après)
  • Départ : 10h00, Vannes
  • Circuit : deux boucles de 22 et 20 kms, dénivelé oscillant entre 1 et 25 mètres.
Profil
Le dossard
Une météo frisquette mais clémente, un physique qui n'a pas tenu jusqu'au bout.
Vannes, un marathon côtier qui mérite sa bonne réputation.

Vannes
La médaille

Le récit

Et de 4 pour 2010.
Pas de regret côté événement. Ce marathon de Vannes mérite pleinement sa bonne réputation.
Mais, sur le plan physique, ça sentait la fin de saison.
  •  De bonne heure, un petit matin frisquet

  • Photo Il est 7h00 pile. Marc, collègue et ami, ponctuel, passe me prendre à mon domicile.
    4 petits dégrés seulement. Je me suis chaudement couvert.
    A peine réveillé, j'ai encore en tête les rythmes du concert de la veille au Zénith de Saint-Herblain. J'avais préparé mes affaires dans l'après-midi, bien avant d'aller vibrer sur les succés de Status Quo. Couché après minuit, j'ai tardé à trouver le sommeil. Pas vraiment raisonnable en une veille de marathon.
  • Une heure et vingt minutes plus tard, nous approchons du stade du Kercado à Vannes. Nous nous garons à proximité de ce lieu qui verra l'arrivée du marathon.
    Tranquillement, nous récupérons nos dossards (le N°230 pour moi) et repartons à la voiture pour nous préparer. Photo
    Nous retrouvons le cousin de Marc venu courir son 25ème marathon puis prenons la direction des navettes bus pour le départ.
    Nous débarquerons quelques instants plus tard au pied des remparts de la ville. Un site magnifique baigné par un soleil naissant.
  • Là, je retrouverai David (Pompier22 sur CLM). Notre 2ème rendez-vous cette année après Saint-André-Des-Eaux Photo
    Puis, je serai interpelé par Magaly (ex coureuse de d'UFCPH) venue avec son homme et une belle délégationde son club.
    Du coup, j'ai perdu Marc et son cousin.
    L'heure du départ approche, je quitte à regret mes pelures et dépose mon sac au camion vestiaire. Un poncho m'est gentillement proposé... c'est pas de refus !
  •  Tout d'un grand et beau marathon

  • Photo Il est vite 10h00. Et, comme pour le départ des Foulées du Golfe parties 30 minutes plus tôt, un feu d'artifice de jour nous invite à prendre le départ. Inhabituel, inattendu, original... nous faire lever les yeux au ciel alors que 42 bornes durant c'est du sol que viendra notre bien-être.
    C'est qui l'organisateur de ce marathon ? Faudra que je le félicite. Ce que je fais soit dit en passant.
    Je n'ai pas entendu le coup de feu traditionnel. C'est la clameur du peloton qui me fait prendre conscience que, ça-y-est, nous allons y aller.
    Caméscope au poing, je franchis le portique de départ pour une longue et belle aventure.
  • Photo Un fond musical aux accents bretons (tiens, tiens), nous accompagne sur nos premières foulées.
    Parmi les spectateurs, Charlie (membre CLM et entraineur du JA Melesse), nous encourage. Plus loin, c'est Sébastien (autre ancien de l'UFCPH) venu courir le marathon en duo, que j'aperçois et salue. Je le retrouverai sur le port et il me doublera dans la deuxième boucle. Je papote avec le mari de Magaly. Nous quittons Vannes à l'appui de quelques faux-plats.
    Occupé à discuter, je ne vois pas trop passer les premiers kilomètres. Mon rythme est correct, mes sensations plutôt bonnes. Mais je sais que je ne suis pas dans une période de grande forme, alors je fais gaffe à ne pas trop m'emballer.
    Nous empruntons des sentiers étroits où le peloton s'étire doucement. Ca bouchone 'a little bit' mais ça bouchonne dans la bonne humeur... Photo
    Dans les villages des banderoles nous encouragent. Le habitants y vont de leur galette, soupe au potirons et autres denrées liquides que je m'interdit de goûter connaissant ma propension aux problèmes gastriques en course.
    A Arcal, c'est de la folie. Les habitants sont déguisés en chanteurs de Gospel et forment une haie d'honneur que je filmerai à mon deuxième passage.
    A cet endroit, on ne se rend même plus compte de la montée. Vraiment chouette. Photo
    A divers endroits, des groupes de musique, accordéonistes, chanteurs, égayent notre progression.
    Que dire de cette foule massée dans le port sur plusieurs kilomètres et qui, fidèle, est restée nous encourager pour le deuxième passage.
    Mon dossard, lui, ne mentionne qu'une partie de mon prénom. Ainsi, tout le long de l'épreuve, c'est "Jean" qui a été acclamé et supporté... pas Jean-Claude. Je m'y suis bien habitué.
    Partout, des petits bouts de choux tendaient leur main au passage des coureurs. Je me suis vraiment fait plaisir à partager ces petits moments de bonheur.
  • Photo Peu avant l'arrivée au port, nous avons emprunté une première portion de chemin côtier. Un petit régal pour les yeux bien qu'il faille être très attentif aux aspérités du sol.
    La portion 'portuaire' est en fait un long U de plusieurs kilomètres où nous voyons, en face, ceux qui vont un peu plus vite et, passé de l'autre côté, ceux qui sont un peu plus lents. Photo
    La suite jusqu'au stade du Kercado est une succession de chemin et de bitume agrémentée de jolis faux plats.
    Nous sillonons ensuite des rues pavées du coeur historique de la ville, magnifique, franchissons le semi et retrouvons les remparts pour une deuxième boucle. Photo
    Même si jusque-là, j'ai tenu un petit 12 km/h, les premiers signes de fatique se sont fait sentir dès le 14ème kilo.
    Je sais déjà que la fin va être difficile. Je lève un peu le pied.
  • Pas suffisant mon ralentissement d'allure.
    Au 29ème, je suis contraint à un bref arrêt pour endiguer un début point de côté qui semble disparaître aussi vite qu'il est venu.
    Une fois encore, c'est mon estomac qui va me trahir. Photo
    Peut-être ai-je abusé des boissons énergétiques aux ravitaillements (bien organisés et bien pourvus en solide comme en liquide) situés tous les 4 kilomètres ? boissons trop fraîches ? signe d'une grosse fatigue ?
    Peu après, je suis pris de nausée. Je résisterai jusqu'au 35ème. Mais, alors que ça devient ultra désagréable, je stoppe. Deux doigts dans la gorge pour essayer de régler radicalement le problème n'y feront rien. Je vais trimbaler cette détestable sensation jusqu'au bout.
    Marc me dépasse. Mes jambes me lâchent également. Je suis scotché.
    Je termine les derniers kilos en trottinant, puisant dans les encouragements continus des spectateurs la force de continuer, ne retrouvant un peu d'énergie que dans les deux derniers kilomètres. Photo
    Pour la sixième fois, après 5 semi-marathons Auray-vannes, je franchis les portes du stade de kercado au milieu d'une belle foule de spectateurs.
    Un speaker annonce mon nom au moment où j'en termine. Caméra en action. Chrono coupé à 3h50'52". Je suis car... bo... ni... sé.
  • Plus loin, je recevrai ma médaille, restituerai ma puce en échange d'un coupe-vent sans manche ASICS. Le même qu'à Saint-André-des-Eaux mais en orange fluo et avec le logo du marathon... de Vannes, of course.
    Encore quelques mots échangés avec Sébastien. J'ignorerai la soupe au potiron offerte. Je prendrai une bonne douche sur place puis retrouverai Marc et son cousin un peu plus tard.
    Je ne serai pas mécontent de poser mes fesses sur le siège passager et de me laisser reconduire, à moitié somnolent derrière ce pare-brise que chauffe le soleil, par Marc, que je remercie au passage.
  •  Vannes, marathon de très belle facture tant sur le plan de l'ambiance, que sur celui du parcours (beau, varié mais pas facile) et de l'organisation, met donc fin à ma débauche d'efforts 2010. Photo
    Longue, très longue saison 2010. 4 marathons, un 100 bornes.
    La mécanique m'a bien fait comprendre que le temps de la récup avait sonné.
    Mais la fièvre marathonienne ne m'a pas quittée. Plus forte encore après cette belle, trés belle compétiton.
    Pour preuve, Malte, au sortir de l'hiver, marquera sans tarder le début de ma saison 2011.


  •  La vidéo marathon :

  •  Ma course

Parcours
Le Diplome
Vos messages
U16/10/2010
Sébastien
Bonjour Jean Claude

Nous faisons notre sortie de club à Vannes pour le marathon, le duo,etc...
Peut-être nous verrons nous demain matin ?

Bon marathon
Bonne course
Sébastien
Merci !

Envie d'en parler, de me faire part de vos impressions ou d'en savoir plus pour, qui sait, y aller prochaînement. Ne vous privez pas il est là pour ça... mon livre d'or.

[ Votre avis ou témoignage dans mon livre d'OR ]