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Autriche

Run Vienna... enjoy classic

Marathon de préparation !

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La préparation

Affiche
Vienne est depuis quelques temps sur ma liste de marathons 'scolaires'.
En 2010, il tombera à pic : en plein milieu des vacances de Pâques. Il ne fallait donc pas laisser passer l'occasion.
Ce marathon aura cependant une saveur toute particulière. Même si ce n'est jamais mon objectif premier lors de mes courses à l'étranger, là, tout spécialement, il ne sera pas question de chrono.
J'ai comme nouveau défi dans ma musette les 100 kms de Vendée le 15 mai. Tout juste un mois avant cette première, ce marathon ne sera que le support d'une longue sortie.
J'aurai donc tout le loisir de prendre photos et séquences vidéo.
Un marathon en douceur où la difficulté sera de courir... lentement.
  •   Novembre : repos forcé
  • 05/11 : je profite d'une pause forcée pour m'attaquer à la mise en page de ce journal. Cloué à la maison par une méchante bactérie qui s'est attaquée à ma jambe droite, j'ai deux semaines d'inactivité devant moi.
    Une occasion idéale pour initialiser mon projet autrichien et démarrer mes recherches sur le Net.
  • 11/11 : rien de tel qu'une journée grise et pluvieuse à souhait pour concrétiser un voyage.
    Résultats de mes premières démarches, début d'après-midi, la réservation d'un vol aller-retour Paris-Vienne.
    Notre séjour aura donc lieu du 15 au 22 avril.
    Phase N°2, tant que j'y étais, je me suis inscrit au marathon (54 €).
    Phase N°3, trouver un appartement ou un hôtel... 21h28, c'est fait !
    Un appartement en plein coeur de Vienne, par l'intermédiaire de Booking.com, un peu cher mais trop pratique : on compensera en limitant notre budget nourriture. [ Site Web ]
    21h43 : un petit mail m'attend déjà dans ma messagerie pour me dire que mon numéro de dossard sera le 3151.
    Je peux aller me coucher satisfait : l'objectif du jour est atteint :)
Inscription
NB : Bestätigt : JA ça veut dire 'confirmé' !
  •   Février, mars, avril : voir Séville et redémarrer
  • 14/02 : marathon de mise en jambes, première compétition de l'année, Séville, par un froid matinal et venteux, m'a vu un peu limité dans mes efforts. Un marathon superbe à l'organisation parfaite suivi d'une semaine touristique intense dans une ville somptueuse. Bon pour la tête avant d'attaquer ma prépa 100 kms.
  • 15/03 : l'heure de la préparation officielle à sonné, mais pas celle du marathon. Non, celle des 100 kms de Chavagnes.
  • 09/04 : aucune compétition depuis deux mois et le marathon qui s'annonce n'en n'aura pas vraiment le goût. La lente routine de ma préparation 100km est un peu usante tant physiquement que moralement. Changer d'air me fera vraiment du bien.

  •  Météo :
  • Au 13 avril, prévisions météo pour dimanche 18 au départ de Vienne sur fr.weather.com :
    Meteo plutôt ensoleillé, mini 6°C - maxi 18°C, risque de précipitations 0%.
  •   Organisation
  • A/R Nantes-Paris : en voiture.
  • Vol : A/R Pris (CDG) - Vienne (492 €)
    Départ : 15 avril 12h35
    Retour : 22 Avril 15h25
  • Appartement : 7 nuits - Liechtenstein Apartments - Nickelgasse 1, 02. Leopoldstadt (896 €) [ Site Web ]
  •   Infos marathon
  • Inscription : 54 € (69 € après le 5 mars)
  • Départ : 9h00, Wagramerstraße - Reichbrücke - cité de l'ONU
Profil
Le Diplome

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Le dossard
Lenteur maîtrisée pour mon 22ème marathon.
Une ville superbe, un marathon de la même trempe.
La médaille
Résultat

Le récit

A Vienne, le jour du marathon, c'est en fait la grande fête de la course à pied.
Cette année plus de 32 000 coureurs avaient inscrit leur nom sur une liste de participants que ce soit celle du marathon, du semi-marathon, du marathon en relais.
Quelques noms, essentiellement étrangers, manqueront à l'appel du départ. La faute à une éruption volcanique en Islande. La faute à un nuage de cendres qui a contraint les autorités aériennes modiales à fermer les aéroports.
Nous, partis le jeudi précédent, rentrés le jeudi suivant, nous auront eu la chance de ne pas voir notre rêve assombri par ce nuage de cendres et poussières sorti des antres de notre belle planète.
Mon objectif sportif révétait en cette occasion de multiples facettes. Tout d'abord, retrouver le plaisir de courir après deux longs mois d'une monotone préparation à mon premier 100 kilomètres. Ensuite, retrouver l'odeur et le goût d'une compétition même courue à une vitesse modérée. Enfin, me rassurer quant à ma capacité à tenir un lent et régulier rythme d'aspirant cent-bornard.
  •  Le before et l'after marathon :

  • Douceur est le qualificatif que j'associerai à notre séjour dans la capitale Autrichienne.
    Tout s'y est merveilleusement passé. La pluie battante qui nous a accueillie n'était qu'une façon de conjurer un hypothétique mauvais sort. Le soleil nous aura ensuite tenu compagnie durant tout notre séjour.
    Un appartement idéalement situé : au confort modeste certe mais proche d'une station de métro, à deux pas du centre, dans un quartier calme. Cliquer pour agrandir
    Vienne est une ville où il fait bon vivre. Riche sur tous les plans, culturel, historique gastronomique, nous n'en découvrirons en une semaine qu'une infime partie que je résumerai par une modeste liste et un album photos où des centaines de clichés ne trouveront malheureusement pas leur place.

    Pas grand chose à raconter sur l'expo marathon à laquelle nous nous sommes rendus le vendredi après-midi.
    J'y retirerai mon dossard N°3151 et un sac à dos remplis d'échantillons divers rapidement et sans encombre.
    Je regrette que personne ne m'ai dit que la puce n'était pas dans la pochette jointe. Si je n'avais eu la présence d'esprit de vérifier avant de partir... bref, il fallait aller à un autre comptoir pour la louer moyennant 10 € de caution.
  •  Le marathon :

  • Cliquer pour agrandire Pas facile de partir avec pour unique motivation lenteur et régularité. D'un autre côté, pas de pression, pas d'interrogation sur le rythme à tenir.
    Donc, exceptionnellement, samedi soir, après avoir préparé tout mon attirail pour le lendemain, mangé un bon plat de pâtes à domicile, je me suis endormi assez facilement vers 22h30.
    Réveillé à 4h30, sans artifice aucun, je bénéficiai, c'est à noter, de prés de 6 heures de sommeil. Du jamais vu me concernant.
    Un petit déjeuner plus tard, je partai à 7h00 direction le métro pour rejoindre la cité de l'ONU. Tout juste 30 minutes de trajet.
    Le soleil fait déjà son apparition dans un ciel légèrement voilé. Il fait frais. Un vent assez puissant balaye la zone de départ. Je décide partir en manches longues pour éviter l'erreur de Séville.
    L'attente du départ se fera sereinement en repérant la zone de départ, les camions vestiaires, en discutant avec un coureur de Quimper puis deux autres de l'ACRA, club d'Arles.
  • Cliquer pour agrandir Il est vite 9h00. Vétu de mon sac poubelle, armé de mon appareil photo, je pars sans appréhension, vitesse minimale, pas de risque de claquage.
    Ville de Mozart et de Strauss, ce marathon ne pouvait que démarrer en musique : mon inculture dans le domaine ne me permettra pas de vous donner le titre du morceau diffusé à cet instant. Mais, l'émotion est intense.
    Le problème, c'est que je me fait doubler par un foule considérable, bousculer comme jamais même en me plaçant sur le côté.
    Le peloton franchit les ponts sur le Danube. Moi, je flâne, prends des photos, jette un oeil régilièrement à mon chrono... pour voir si l'euphorie ne me fait pas courir trop vite.
    La Riesenrad, grande roue érigée en 1897, marque le début d'une longue ligne droite dans le parc du Prater.
    Nous rejoingnons ensuite le Donaukanal, ce canal où j'ai fait ma petite sortie de mise en jambes la veille.
    6ème kilo, premier SMS de mon beau frère. On pense à moi... j'aime ça ;)
  • Cliquer pour agrandir 7ème, je me fais toujours dépasser par un nombre important de coureurs. J'ai l'impression que bientôt, je vais figurer parmi les derniers.
    Il faut dire que si le peloton est impressionnant c'est parce que sont partis en même temps non seulement les coureurs du marathon mais aussi ceux du marathon en relais et du semi-marathon. Et tous ces gens là, vont bien plus vite que moi.
    C'est un brin frustrant et, toute la course durant, je ne cesserai de penser à mon objectif futur, raison pour laquelle je DOIS aller à ce rythme.
    Pour freiner l'athlète, je m'arrête à tous les ravitaillements, bois, mange, repars doucement. Je fais de multiples pauses techniques, pauses photo, pauses vidéo.
  • Cliquer pour agrandir Aux abords du 11ème, nous retrouvons le centre historique de la ville où l'ambiance est dynamisée par de la musique classique mais aussi des hits (Status Quo quand je suis passé : là, je connais. J'irai les voir en concert en octobre avec mon fils) diffusés par Radio Wien.
    Je n'ai pas encore parlé des spectateurs : depuis le départ, une foule répartie de manière plus ou moins dense, manifeste son soutient par des "hop, hop, hop" assez chaleureux. Aux abords du centre, cette foule se fera plus importante et plus expressive.
    Je passe une première fois devant la Helden Platz, vois le tapis bleu de l'arrivée mais continue mon chemin : il me reste encore 31 bons kilomètres à faire.
    Un peu plus loin, les concurrents du deuxième relais attendent l'arrivée de leur premier équipier. L'atmosphère est plutôt décontractée. Je constate que ce relais à réunis un grand nombre d'équipes.
  • Cliquer pour agrandir Au 16ème km, le palais de Schönbrunn apparaît sur ma gauche. Je m'arrête pour prendre une photo. Un coureur s'arrête et me propose spontanément de me prendre en photo devant le château.
    Chose faite, nous repartons tous les deux : début de vingt bonnes minutes de conversation intense avec ce local de l'étape dont l'anglais est tout à fait adapté au mien. Je lui impose cependant un rythme inférieur à ses prétentions. Il me lâchera donc après une chaleureuse poignée de main.
    Alors que nous retrouvons les quartiers du centre, j'aborde le semi en 2h20, satisfait.
    Au 23ème, je reçois un nouveau SMS d'encouragement de mon Double. J'essaye de le rappeler mais je tombreai sur sa messagerie. Je sais qu'au même moment, avec tout le groupe des blablateurs, Bobosse, El Palmero, a lieu un beau rendez-vous parisien baskets aux pieds. J'aurai bien aimé les avoir en live...
  • Cliquer pour agrandir Je sais qu'au 26ème kilo, je retrouverai les miens aux abords de la Obere Donaustrasse. Je passe un rapide coup de fil à mon fils pour le prévenir de mon proche passage.
    Je retrouve donc ma petite famille un peu plus loin à demi frigorifiée. Je profite de l'arrêt pour enlever mes manches longues et repartir en débardeur.
    Je suis à deux doigts de le regretter car le vent, assez soutenu et omni présent depuis le départ, rafraîchir bigrement l'air.
    Je tchatche quelques instants avec une strasbourgeoise qui n'apprécie guère notre ami Zéphirin qui s'entête à nous pousser... dans le mauvais sens.
  • Cliquer pour agrandir Arrive un moment assez délicat juste après le 27ème. Nous croisons en sens inverse des concurrents qui ont plus de dix kilomètres d'avance.
    J'en prends un petit coup au moral d'autant plus qu'une certaine lassitude commence à me tenailler. Sans être musculairement fatigué, je ressens une certaine gène au niveau des genoux et des hanches, une sensation désagréable plus qu'une véritable douleur.
    Les allées du Prater nous séparent et nous conduisent jusqu'au Ernst Happel Stadion, l'équivalent du Stade de France local. Cliquer pour agrandir
    Nouvelle longue ligne droite, moi au 31ème, ceux en face au 35ème.
    La bande originale du film Pirates des Caraibes me redonnera du coeur à l'ouvrage. Un peu plus loin, au bénéfice d'un joli demi tour, je serai en position de contempler ceux qui sont derrière moi : on se console comme on peut.
  • Pas trop négatif quand même, car je constate que je tiens mon 9 km/h cible. J'ai encore tendance à accélérer de temps en temps mais je reste vigilent.
    Le centre se profile vers le 40ème. Au 41ème, je dépasse les 4h30 de course, seuil minimal sous lequel je m'étais promis de ne pas descendre.
    La foule se fait encore une fois très dense et les acclamations redoublent. La Hofburg et la Helden Platz pointent à nouveau leurs trésors. Cliquer pour agrandir
    Caméra à la main, je me fais un petit plaisir sur les 500 derniers mètres et pique un petit sprint libérateur.
    Tradition, je stoppe mon élan juste avant la ligne pour figer la beauté d'un final des plus grandioses.
    Plus loin, je recevrai une des médailles les plus chouettes que j'aie jamais reçue, incrustée, s'il vous plait, de trois petite pierres, précieuses à mes yeux.
  • Cliquer pour agrandir Un sac de victuailles nous est remis juste avant de quitter la zone d'arrivée où sont masses les familles et amis des coureurs.
    Une immense partie du parc de la Hofburg est consacrée à une zone d'animations, exposition, restauration.
    N'ayant pas trouvé où rendre la puce, je repartirai avec. Je rejoins les camions vestiaires et récupère mes effets personnels, discute avec des toulousains ayant roulé plus de 17 heures faute d'avion pour ne pas manquer cet événement.
    Car s'en est un, ce marathon. Je ne pourrais donner la liste de tous les sites aperçus tant ils étaient nombreux (Rathaus, Stephansdom, Fernwärme Spittelau,...) . Même les quartiers les plus modestes étaient somptueux.
    Ma modeste vitesse n'aura pas terni le plaisir que j'aurai pris à participer à cette course.
    Seuls points prefectibles dans cette organisation trés pro, la gestion des puces, fourniture comme restitution et, à l'inverse des marathons espagnols, les récompenses qui se limitent... à la médaille si belle soit-elle.
  •  Vienne durant notre séjour :

  • Blason Cette ville, je le répère, est somptueuse. Nous y avions loué un appartement à deux pas d'une bouche de métro. Munis d'un pass 8 jours donnant accès au réseau de bus, tramway et métro, nous avons silloné la ville et découvert une bonne partie des ses arrondissements.
    Les points d'intérêt de la cité sont multiples, historiques, culturels et ludiques : les entrées des différents musées et palais visités sont à des prix abordables grace à la gratuité pour les moins de 18 ans le plus souvent et des forfaits famille souvent trés intéressants.
    Malheureusement, 8 jours, c'est loin d'être assez pour tout découvrir. Alors, nous avons fait des choix.
    Ajouté au plaisir de longues ballades sous le soleil au fil des chefs d'oeuvre du centre, voici donc ce que nous avons découvert (allez jeter un oeil à l'album photo) :

    • Le palais impérial de la Hofburg : avec le forfait famille 'Sissi', nous avons pu visiter les appartements impériaux, le musée Sissi et l'exposition de porcelaines et argenteries.
    • Le marché de Nachsmarkt : idéal pour humer l'atmosphère locale.
    • Le palais impérial de Schönbrunn : encore un incontournable, prix inclus dans le forfait 'Sissi', pour les appartements impériaux et jardins, prévoir une bonne demi-journée.
    • Le quartier de la cathédrale Saint-Etienne (Stephansdom) et la dernière demeure de Mozart : à faire car c'est beau mais un peu trop touristique
    • Le Belvédère : résidence d'été du Prince Eugène de Savoie, deux palais, un jardin, de belles expositions de tableaux pour les amateurs.
    • L'appartement de Johann Strauss : visite courte mais intéressante et presque gratuite (2 € pour les adultes).
    • La Riesenrad : cette gigantesque roue construite en 1897 et proche d'un parc d'attraction donne un magnifique panorama sur la ville

    La vie viennoise est assez coûteuse. Le fait de pouvoir cuisiner dans notre appartement nous a permis de réduire les frais. Cependant, nous avons trouvé quelques bonnes adresses abordables :

    • Der Wiener Deewan : mangez ce que vous voulez, payez ce que vous pouvez. De la simple mais bonne cuisine pakistanaise (Lichtensteinstrasse 10).
    • Le marché de Nachsmarkt pour manger des produits locaux. Nous y avons gouté nos premiers schnitzel (escalopes panées).
    • Asiam, buffet asiatique pas cher sur la Krugerstrasse (Métro U2 Karlplatz).

    Enfin, voici les deux guides qui nous ont bien aidés dans nos choix :

    • Guide Evasion en ville - Vienne : petit format mais très riche avec ses propositions de circuits trés judicieuses.
    • Cartoville - Vienne : des plans cartonnés plus pratiques que les plans papier à déplier, de bonnes adresse en plus. Déjà teste pour Barcelone.

  •  Dans moins de deux semaines maintenant, je franchirai la ligne de départ de mon premier 100 kms à Chavagnes en Paillers le 15 mai.
    Ce marathon Viennois, depuis longtemps intégré dans ma préparation, m'aura beaucoup aidé à assimiler ma vitesse cible, à savoir patienter pour mieux résister.
    Fort d'une bonne organisation et d'une belle ambiance, je le place sans conteste parmi les plus grands marathons européens.

  •  La vidéo marathon :

  •  Ma course

Parcours
Le Diplome
Vos messages
U11/03/2011
Jean Francois FJS
Merci pour ce temoignage tres instructif, manifestement vous etes un pro, je fais celui de Wien cette annee, avez vous qques conseils A me donner au sujet du terrain?.
Je suis debutant (2eme Marathon (NY)), recherchant le fun dans la course pas forcemment de battre un temps.
et bonne journee
Merci !

Envie d'en parler, de me faire part de vos impressions ou d'en savoir plus pour, qui sait, y aller prochaînement. Ne vous privez pas il est là pour ça... mon livre d'or.

[ Votre avis ou témoignage dans mon livre d'OR ]